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L'ETAT DU SENEGAL EN PANNE DE LIQUIDITES:La BID refuse de payer les entreprises

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La Conférence nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) était face à la presse hier pour faire le bilan de la situation économique nationale. Selon la Cnes, "rien ne marche au Sénégal car c'est une "voyoucratie" qui se fait sous l'oeil complaisant de la tutelle".



L'ETAT DU SENEGAL EN PANNE DE LIQUIDITES:La BID refuse de payer les entreprises
La situation économique au Sénégal est critique. Tous les indicateurs sont au rouge. Et ce n'est pas le Président de la Confédération des employeurs du Sénégal (Cnes), Mansour Kama qui dira le contraire. Il soutient que "c'est une "voyoucratie" qui se fait sous l'oeil complaisant de la tutelle". Le Vice Président de la Cnes, Mor Talla Kane est revenu sur la déclaration du Secrétaire général de la Cedeao, Ibn Chambas qui avait déjà tiré tiré la sonnette d'alarme. Suffisant pour que les autorités anticipent la crise. Comment? En appelant les différents acteurs à une concertation nationale pour la relance de l'économie.
Toujours selon Mor Talla Kane, "nous avons une trajectoire qui se dessine et j'ai peur. Il faut continuer cette capacité d'anticipation. Au cas contraire, notre économie sera emportée par le vent." En ce qui concerne la polémique sur la dette intérieure du Sénégal, le Président de la Cnes, Mansour Kama, tire à boulets rouges sur le Gouvernement. A l'en croire "la dette intérieure du Sénégal dépasse les 174 milliards de Fcfa". Et pour cette raison, il a plaidé pour "un audit complet de la dette intérieure". "Nous sommes toujours d’avis que la dette intérieure dépasse 174 milliards de francs et en encourageons l’audit complet", a-t-il martelé. L’Etat du Sénégal s’est récemment engagé à procéder à l’épurement de cette dette avant le 31 janvier 2009. Mais le Président de la Cnes reste pessimiste. "Que je sache, à la dernière vérification, les entreprises de la Cnes ne sont pas encore payées.
Pourquoi? Je ne sais pas. C'est peut être que la Cnes a participé aux Assises Nationales" a -t -il dévoilé. La Cnes rappelle son attachement à un traitement de la dette dans l'équité et le strict respect des régles de transparence. Il a lancé un appel à l'Etat afin que toutes les entreprises soient traitées avec la même objectivité. Car pour lui, la fiscalité est utilisée aujourd’hui comme "un moyen de harcèlement par l’Etat". "Nous sommes soumis à un harcèlement fiscal par l’Etat. La fiscalité doit être un moteur d’incitation à la croissance et non un instrument de torture", a-t-il fait savoir. Parlant au nom de l'Unacois, Idy Thiam dira: "Même ceux qui sont à 400 km de Dakar, savent ce qui se passe au Sénégal.
La situation est critique et la Cnes n'est pas une entreprise qu'on peut corrompre". Une façon de renouveler la confiance de sa structure à la Cnes. Prenant la parole, le Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Dakar, Lamine Niang, n'a fait qu'appuyer les assertions de Mansour Kama. "Je confirme ce que j'ai dit, les entreprises qui travaillent sur les chantiers sur fonds de la Banque islamique de développement (Bid) ne reçoivent aucun décaissement depuis trois mois", a -t -il martelé. Les raisons? "L'Etat lui doit des arrièrés", dira -t -il avant de poursuivre: "ils sont en train de tuer les entreprises". Ce face à face avec la presse a été aussi une occasion pour Mansour Kama de plaider pour la mise en place d’une économie rurale capable de porter durablement la croissance interne.
"Nous accordons une priorité à la reconstruction au plus vite d’une économie rurale susceptible de porter durablement notre croissance interne", a révélé Kama. Il soutient que "l’essentiel de notre tissu industriel est largement tourné vers le marché intérieur d’où la nécessité d’améliorer le pouvoir d’achat du monde rural". A l'en croire, "si la présente campagne ne se déroule pas au mieux dans sa phase de commercialisation, nous risquons d’hypothéquer lourdement celles des années à venir". De la part de l'Etat, il attent une concertation pour la relance de l'économie.

Cheikh Talibouya AIDARA
Source Le Matin

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Mercredi 24 Décembre 2008





1.Posté par biboi le 24/12/2008 09:48
VOYOUCRATIE C 'EST BIEN LE TERME QU'IL FAUT POUR CE PAYS , si ce régime ne disparaisse pas vite et très vite ; ce pays va s'ombrerrrrrrrrr

2.Posté par asiar le 24/12/2008 11:30
Cela ne peut continuer ainssi.Pourquoi ceux qui nous dirigent ne veulent rien faire avant qu il ne soit trop tard.Qui va echapper un affrontement quasi certain si les choses perdurent?De grace sauvons ce pays !!!!

3.Posté par aly le 24/12/2008 11:42
ils sont fou

4.Posté par alain le 25/12/2008 10:25
abdoulaye diop...........nous te demandons de demissionner............c est lea seule grande porte de sorti pour te sauver des griffe du peuple..........pour malgerance des finances.........et surtout faute lourde........................

5.Posté par moussa sy le 13/01/2009 11:52
j'emprunte à Tiken Jah "mon pays va mal...".Le Sénégal est malade de la malgouvernance,du pilotage à vue de l'économie,le pays est à genou depuis plus d'un an,on ne fait que du douper coller...
c'est tout le gouvernement qui ne gouverne rien qui doit plier bagages et laisser IDY et WADE face au peuple.
Ou sont passés les promesses du 1er avril 2000 au stade AMITIE ?

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