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L’Amérique ouvre ses portes aux produits sénégalais: le président Wade tourne le regard vers son fauteuil

XIBAR.NET (Dakar, 12 Mars 2010) - Le Sénégal a la possibilité d’exporter six mille produits vers les Etats-Unis d’Amérique, mais il en est à 67 ; ceci, après dix ans. Pourtant les opportunités ne manquent pas. Mais les priorités du régime libéral sont ailleurs. Tout ce qui intéresse le président Wade c’est le maintien de son pouvoir.



L’Amérique ouvre ses portes aux produits sénégalais: le président Wade tourne le regard vers son fauteuil
« Le Sénégal n’a pas beaucoup profité des avantages de l’Agoa ». La remarque est de l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal, Mme Marcia S. Bernicat. Elle l’a formulée le 8 mars dernier à Dakar.

Rappelons que l’Agoa (en Anglais) est la Loi américaine sur la croissance et les opportunités, à laquelle le Sénégal est éligible depuis 2000. Elle offre à notre pays la possibilité d’exporter vers le pays de l’Oncle Sam six milles produits, au profit des artisans et agriculteurs. Mais, seuls 67 produits sont exportés jusque-là ; soit près de 1 % ! C’est le choix des autorités qui explique ce très faible taux.

En lieu et place d’appuyer et d’encadrer les artisans et agriculteurs, le président Wade privilégie le train de vie de l’État. Mme Awa Ndiaye, à l’époque ministre de la Famille prétend avoir acheté des cueilleres à 37 500 francs Cfa l’unité ! L’état est plus soucieux de la construction de routes dans une partie réduite de la capitale sénégalaise, grâce aux fonds de l’Organisation de la conférence islamique, dont l’agence nationale était gérée par le fils du président. La porte était ouverte pour qu’il surfacture un kilomètre de route à 7 milliards, un faux tunnel à 10 milliards, son bureau à 750 millions, etc. Il ne se déplace plus qu’en jet privé.

Le Sénégal n’a pas encore profité de l’Agoa, parce que le président Wade n’est soucieux que de se maintenir au pouvoir. C’est ce qui fait que pour chacune de ses mobilisations, il débourse des milliards. Combien d’artisans pouvaient profiter des millions que l’on donne en guise de « cadeaux », des milliards dissimulés dans les surfacturations et ceux dépensés dans les mobilisations politiques ?

Pourtant la majorité des Sénégalais tirent leurs revenus d’activités agricoles et artisanales. Le développement du pays passe par le secteur primaire et l’informel. Mais Wade l’économiste n’est préoccupé que de son pouvoir et de sa famille.

La Redaction

Vendredi 12 Mars 2010




1.Posté par Bakh le 12/03/2010 15:50
C'est normal, on n'a que des crèves la dalle qui profitent du pouvoir pour s'enrichir! Quand vous dit que vous pouvez exporter 6 000 produits, ça veut tout dire, mais nos dirigeants sont trop cons pour le comprendre.

2.Posté par OuiNon le 12/03/2010 17:01
Nous n'aurons pas du prendre notre indépendance...

3.Posté par diaxasoo le 12/03/2010 18:23
Wade echo nomiste. Wade est un cancre doublé d'un tricheur.

4.Posté par eumeu le 12/03/2010 18:57
ca fait honte au lieu daider les gens qui travaillent wade entretient une clientele politique qui sont comme des chevres derriere lui

5.Posté par Naf le 12/03/2010 19:07
INFO: La vidéo " SABAR BOU GRAAW" est sur xalimasn.com


6.Posté par Citoyen du monde le 12/03/2010 20:01
Permettez de partager quelques points avec les lecteurs en dehors de tout considération politique. Je voulais partir d'une analyse objective de la situation de l'AGOA au Sénégal. Je crois un peu maitrisé la question pour avoir participer à bcp de travaux de vulgarisation et de promotion de l'AGOA au Sénégal et partout dans le monde.
Comme vous le savez, la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA), promulguée le 18 mai 2000 par le Président Bill CLINTON, accorde aux pays éligibles, un accès en franchise de droit de douanes et sans contingent de leurs produits, au marché américain.
L’AGOA a permis l’évolution et l’orientation des échanges commerciaux entre les Etats-Unis et le continent Africain. En effet cette loi prolonge le Système Généralisé de Préférence en y ajoutant un volet sur les produits textiles, alors que les échanges Afrique/Etats-Unis concernent essentiellement les produits pétroliers et se limitent à quelques partenaires commerciaux.
Notons que les principaux partenaires commerciaux américains et les plus grands bénéficiaires de l'investissement en Afrique sont les gros producteurs de pétrole du continent, à l’exemple du Nigeria, de l'Angola et du Gabon. En effet, selon les derniers chiffres de la Commission américaine pour le commerce international, les importations américaines en provenance des pays éligibles pour l'AGOA s'élevaient à près de 14,1 milliards de dollars en 2003, une augmentation de 36,3 % par rapport aux 9 milliards de dollars en 2002. La plus grande part de ces importations venait du Nigeria (66,3 %), suivi de l'Afrique du Sud (11,8 %) et du Gabon (8,3 %) en 2003. Au nombre des grands pays fournisseurs, figuraient aussi le Lesotho, la République du Congo, Madagascar et le Kenya.
D’ailleurs, en 2008, 4 pays, le Nigeria (48,1%), l’Angola (16,9%), l’Afrique du Sud (11,7%) et le Gabon (5.6%), représentaient 82, 3 % des importations des Etats-Unis.

Pour les pays non exportateurs de pétrole, les principaux bénéficiaires des mesures de l’AGOA sont les pays où les exportations sont le plus diversifiées, à l’instar de l’Afrique du Sud et de l’Ile Maurice. La forte augmentation de la part ces secteurs de 2001 à 2003 est due à la fois à l’évolution du prix du pétrole et à la montée en puissance du processus AGOA : plus d’entreprises obtiennent des certifications et bénéficient progressivement de l’accord. Toutefois, les produits textiles et agricoles sont les deux postes qui semblent pouvoir tirer profit de cette loi.
Aussi, il faut noter que 7 pays exportateurs de textile ont significativement accru leurs exportations vers les Etats-Unis. Il s’agit du Lesotho, du Kenya, de l’Afrique du Sud, du Malawi, du Madagascar, du Swaziland et l’île Maurice. En 2000, soit avant l’AGOA, ces pays représentaient déjà 99 % des exportations textiles en provenance de l’Afrique. L’AGOA n’a donc pas permis l’entrée d’autres pays comme le Sénégal sur cette spécialisation
Maintenant pour le cas du Sénégal Malgré l’éligibilité du Sénégal à l’AGOA depuis 2001, l’obtention de son visa textile en 2002, la mise en place du bureau APHIS en 2004, l’ouverture en 2005 du WATH, et l’inauguration en 2007 du Centre de Ressources AGOA, les résultats des exportations montrent que des difficultés subsistent.
En effet, le Sénégal ne parvient pas encore, malgré sa position géographique favorable, à tirer pleinement profit de toutes les opportunités offertes par l’AGOA.
Au niveau microéconomique, les PME exportatrices de droit sénégalais sont confrontées à de multiples contraintes qui amenuisent leur chance d’exporter en profitant des avantages offerts par l’AGOA. Ces contraintes concernent notamment :
- la faiblesse des capacités de production;
- la capacité financière limitée ;
- le coût élevé des facteurs de production, ce qui limite leur compétitivité sur le marché américain ;
- la méconnaissance du marché américain et de l’AGOA;
- le manque de formation des acteurs sur la réglementation pour l’accès au marché américain ;
- la maîtrise très limitée des normes et règlementations telles que les normes sanitaires et phytosanitaires ;
- le quasi inexistence de vols cargo pour l’exportation des produits horticoles ;
- la disponibilité et le coût du fret maritime vers les Etats-Unis : il faut 20 jours pour rallier les Etats-Unis alors que pour l’Europe le temps de transport varie entre 5 et 12 jours ;
- la cherté des coûts de fret maritimes et aériens ;
- la difficulté de formalisation de la majorité des PME/PMI qui sont dans le secteur informel.
Au niveau macroéconomique, il convient de souligner les entraves suivantes :
- l’exigence draconienne des autorités américaines en matière de normes sanitaires et phytosanitaires ;
- la rigidité des institutions de financement américaines du commerce extérieur qui n’ont pas prévu des mécanismes de financement adaptés aux besoins des PME/ PMI exportatrices.
Toutefois il est important de louer les efforts du gouvernement qui, depuis 2008, s’efforce à résorber ces obstacles.
Evitons enfin de politiser certaines questions d'ordres institutionnelle et laissons les techniciens se penchaient sur ces derniéres.
La rédaction revoyez votre article.
salut à tous


7.Posté par arona le 12/03/2010 22:46
bonjour juste pour dire 2 mot le president est tres important pour le senegal soutenons le.
http://hotmail

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