Référence multimedia du sénégal
.
Google

L’AMBASSADEUR FARAH SUR LE MANDAT D’ARRET VISANT SON PRÉSIDENT : « Une affaire politique pour faire main basse sur les richesses du Soudan »

Article Lu 1822 fois

L’ambassadeur du Soudan à Dakar a mis le mandat d’arrêt international délivré par la Cour pénale internationale (Cpi) contre le président Omar Hassan el-Béchir sur le compte d’ une « affaire politique qui n’a rien à voir avec la justice internationale ». Il accuse les puissances occidentales d’être derrière.



L’AMBASSADEUR FARAH SUR LE MANDAT D’ARRET VISANT SON PRÉSIDENT : « Une affaire politique pour faire main basse sur les richesses du Soudan »
Les accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité retenues contre le président Omar Hassan el-Béchir sont, aux yeux de l’ambassadeur du Soudan accrédité à Dakar, un prétexte « fallacieux » utilisé par des puissances occidentales mues par d’autres fins.

« Il s’agit pour nous d’une affaire politique », a déclaré l’ambassadeur Khalid Muhammad Farah lors d’une conférence de presse tenue hier dans les locaux de la représentation diplomatique à Dakar. A son avis, les puissances occidentales veulent intimider le Soudan, saboter la paix et la stabilité du pays confronté à un conflit au Darfour depuis plusieurs années.

Exprimant son inquiétude, M. Farah a qualifié dans un communiqué de « fausses » les accusations de la Cpi qui sont, à son avis, « des allégations fabriquées de toutes pièces ». « Elles font partie d’une série de tentatives initiées par certaines grandes puissances dans le but d’exercer une certaine puissance sur le Soudan visant à atteindre l’ordre constitutionnel en place pour le faire tomber et semer le désordre et l’anarchie dans le pays », ajoute M. Farah. « Le Soudan est la cible de mensonges des puissances impérialistes suite à l’apparition d’un ordre unipolaire mondial », déclare l’ambassadeur qui dénonce « une campagne mensongère » contre son pays. Le but des Occidentaux, poursuit-il, c’est aussi « saper l’unité territoriale du Soudan pour faire main basse sur ses ressources et ses richesses abondantes ». L’outil pour y parvenir, c’est à son avis la Cpi, « un instrument politique à la solde de certaines puissances qui l’utilisent pour atteindre leurs folles ambitions à l’encontre des pays faibles ». L’ambassadeur du Soudan au Sénégal a mis en doute la démarche du procureur général de la Cpi, Louis Moreno Ocampo, accusé d’avoir procédé par des agissements personnels ayant un « cachet politique et partisan ». C’est la preuve aux yeux de l’ambassadeur d’un manque de professionnalisme juridique de la Cpi, « ce qui fait douter de sa crédibilité, confirmant son caractère d’outil au service de certaines puissances qui en usent au profit de leurs propres intérêts et au détriment de certains pays, afin de les intimider et les humilier ».

Ce n’est rien d’autre qu’une « application d’une justice sélective » et un « avertissement pour tous les autres pays », particulièrement les faibles. Il a rappelé que l’action judiciaire de la Cpi viole le principe d’immunité des présidents stipulé par la Convention de Vienne.

Le mandat d’arrêt international contre le président el-Béchir pourrait saper les efforts du Soudan pour un retour de la paix au Darfour, craint l’ambassadeur. Khalid Farah fait aussi remarquer que cette décision tombe à un moment où son pays enregistre des progrès dans les domaines politiques et économiques (signature de l’accord de paix entre le Sud et le Nord mettant fin à la guerre, l’accord cadre d’Abuja visant à résoudre la crise au Darfour, etc.)

Réaffirmant sa totale désapprobation de l’initiative de la Cpi, le diplomate rappelle que le Soudan n’a pas ratifié la Convention de Rome instituant la Cpi. « En conséquence, il ne peut être ni concerné ou lié » par ses décisions. Le Soudan compte sur l’Union africaine, la Ligue arabe, l’Organisation de la conférence islamique, les autres pays du Tirs-Monde, etc., pour faire face. La presse occidentale, qui n’aurait pas répondu à l’invitation à la conférence de presse, en a aussi pris pour son grade. Notamment sur sa couverture du conflit au Darfour, « une affaire trop médiatisée et exagérée par les médiats occidentaux », se désole l’ambassadeur. « Ce problème a été manipulé par les puissances occidentales pour en finir avec le Soudan », poursuit-il. Malgré les menaces pesant sur son président, l’ambassadeur a assuré que son pays continuera dans le chemin de la paix au Darfour.

Malick CISS
Source Le Soleil

Article Lu 1822 fois

Lundi 9 Mars 2009





1.Posté par jean le 09/03/2009 04:10
une affaire trop mediatisee? 400000 morts et 2,7 millions de deplaces? C'est incroyable que l'afrique puisse meme essayer de defendre de tels criminels.

2.Posté par ammal le 09/03/2009 10:22
Médiatisée ou pas, génocide ou pas, le bien fondé de ce mandat me pose probléme et je ne pense pas du tout qu'il soit légal. Il y'a l'immunité du président en exercice, la jurisprudence de la CIJ, la coutume et autres arguments qui plaident contre la CPI. Maintenant je peux me tromper mais je pense que cette affaire est purement politique même si, il est vrai, il y'a beaucoup de morts.
D'autant plus que le soudan ne reconnait pas la compétence de la cour ce qui à priori devrait limiter les pouvoirs du procureur.
La solution doit être politique, pour le salut des refugiés.
merci!

3.Posté par MAM- Mouvement anti-Monarchie le 09/03/2009 19:45
Ces chiffres de 400000 morts sont totalement faux. ceux qui le reprennent betement sont victimes de la propagande quotidienne de REuters, l'AFP, l'AP et autres agences aux soldes des Etats Unis, de la Grande Bretagne et de la France notammment.
Il n' ya pas eu plus 9000 morts.
Les occidentaux veulent du petrolr presque gratuitement comme ils ont fait pendant des decennies . mais cela ne marche plus....Il va falloir qu'ils jouent franc-jeu au lieu de toujours criminaliser les autres.

4.Posté par jean le 10/03/2009 02:48
Ces chiffres sont des Nations Unies. Il n'y a aucune propagande, les gens sont entrain de mourir. El Bechir et un assassin et quoi qu'il fasse il ira en prison. Il n'y a ni neo-colonialisme ni racisme dans cette histoire. Et la rpcodeure de la CPI est tout a fait legale. Charles Taylor, Milosevic etaient chefs d'etats et ont paye comme tout le monde devra de nos jours. Bachir tu passeras a la trappe.

Nouveau commentaire :
Twitter

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State