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KOUYATE SUR LE MANQUE DE CONCENTRATION DES «LIONS» : «Le constat est là et il est alarmant»

Il aurait bien aimé être à Accra pour préparer le match Libéria-Sénégal du week-end prochain, à Monrovia. Surtout si on sait qu’Alain Giresse, le sélectionneur des «Lions», avait bien couché son nom sur sa liste. Malheureusement, c’est de Dakar que Cheikhou Kouyaté suit la prestation de ses coéquipiers de la «tanière», via la télévision. Samedi, il dit avoir bien aimé l’esprit guerrier avec lequel les «Lions» ont joué pour concéder le match nul (1-1) contre l’Angola. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, avant-hier, le jeune sociétaire d’Anderlecht (club de Ligue 1, Belgique), invite les «Lions» à gagner le match contre Libéria pour calmer les nerfs. Entretien…



KOUYATE SUR LE MANQUE DE CONCENTRATION DES «LIONS» : «Le constat est là et il est alarmant»
Wal Fadjri : Qu’est-ce qui explique votre absence dans le groupe des «Lions» qui joue actuellement les éliminatoires de la Coupe du monde 2014 ?

Cheikhou KOUYATE : Mon absence s’explique par une raison de santé. Après mon dernier match de championnat avec Anderlecht, mon club, je me suis réveillé le lendemain avec des douleurs abdominales. J’ai ensuite subi une opération. C’était obligatoire. Alors, avec cette opération de l’appendicite, il me faut un mois de récupération. Ce qui m’a ainsi mis out des deux matches Angola-Sénégal et Libéria-Sénégal. J’ai expliqué ce problème au coach Alain Giresse qui m’a compris et qui a été sensible à ce qui m’est arrivé. Il m’a souhaité bonne guérison.

Ne regrettez-vous pas de manquer ces rendez-vous ?

Bien sûr que j’aurais bien aimé être du groupe. Je suis plus que déterminé à défendre les couleurs de mon pays. Mais, il faut être à 100% de ses moyens pour s’engager au front. Il y a des matches qui vont venir. Je me suis bien soigné. Normalement, dans 4 ou 5 jours, voire une semaine, je vais recommencer à courir. Je pourrais même commencer les entraînements intensifs dans une dizaine de jours. Il faut juste prier pour que l’équipe gagne le samedi prochain contre Libéria.

Avez-vous suivi le match Angola-Sénégal de samedi dernier ?

Bien sûr que je l’ai suivi à la télévision, comme tout le monde. Il est évident que je ne pouvais pas ne pas suivre ce match. Parce que, j’étais de tout cœur avec l’équipe. J’ai ainsi suivi ce match en famille, à côté de ma mère. Mais, j’avoue que j’étais vraiment sous pression. Une pression que je n’avais jamais ressentie auparavant. C’était difficile.

Et quelle appréciation avez-vous faite de la prestation des «Lions» ?

Il faut reconnaître que l’équipe a montré un autre visage. J’ai remarqué beaucoup d’engagement des joueurs, qui se sont donnés à fond. Je pense qu’on a juste manqué d’efficacité devant les buts. Parce que ce match pouvait se terminer par 3 à 2-0, en notre faveur. Malheureusement, il y a eu des erreurs personnelles. Et sur le plan professionnel, si on commet des erreurs de ce genre, ça se paie cash. C’est ça le football de haut niveau. Et j’espère que cela va servir de leçon pour le prochain match contre le Libéria.

«Si on marque et mène au score, il ne faut pas qu’on recule. On doit pousser, chercher à aller de l’avant pour marquer un deuxième but afin de se rassurer au moins»

Il est aussi constaté que les «Lions» ne savent plus conserver le score, après avoir ouvert la marque. Selon vous, qu’est-ce qui expliquerait ce problème ?

C’est vrai qu’on n’arrive toujours pas à conserver le score depuis nos matches contre la Côte d’ivoire. Le constat est là et il est alarmant. Il nous faut beaucoup plus de concentration dans un match qui se joue en 90 minutes, voire un peu plus, avec notamment le temps additionnel. Il nous faut se concentrer jusqu’à la fin du match. Surtout, si on marque et mène au score, il ne faut pas qu’on recule. On doit pousser, aller chercher le deuxième but pour se rassurer au moins.

Beaucoup de changements ont été apportés dans le onze de départ des «Lions». Quelle appréciation en faites-vous ?

Je ne peux pas dire que c’est une sorte de sanction pour certains joueurs. L’entraîneur (Alain Giresse) est là depuis quelques mois. Il est en train de chercher une équipe. Il a 23 joueurs à sa disposition. C’est sûr que tous ne peuvent pas jouer. Ça, c’est évident. Je pense qu’il est dans sa logique de chercher une équipe. En tout cas samedi dernier, ses choix ont été payants. Kara Mbodji a fait un bon match. Stéphane Badji a été plus que phénoménal dans l’entrejeu. Maintenant, il faut aider Giresse à construire son équipe. Il y aura toujours des gens qui seront contre ses choix, d’autres pour. Et c’est normal. Parce que, c’est ça aussi le football.

Quelle appréciation faites-vous de l’axe Kara Mbodji-Lamine Sané ?

L’axe Kara Mbodji-Lamine Sané a bien tenu. C’est comme s’ils jouaient ensemble depuis longtemps. Il y avait une réelle complicité entre eux. Ils ont joué comme il fallait. Lamine Sané va vite, alors que Kara est dur sur l’homme. C’est quelqu’un qui n’a peur de rien. Et Lamine Sané, avec son expérience, ça fait du bien pour l‘équipe. Ça fait longtemps qu’il joue dans cette position axiale au Sénégal comme à Bordeaux.

«Ce match pouvait se terminer par 3 à 2-0, en notre faveur. Malheureusement, il y a eu des erreurs personnelles. Et sur le plan professionnel, si on commet des erreurs de ce genre, ça se paie cash».

Dans quelle position, vous êtes le plus à l’aise dans le terrain en défense ou au milieu de terrain ?

C’est une question que tout le monde me pose souvent. A Anderlecht, je joue en défense centrale. En équipe nationale aussi, on m’appelle en tant que défenseur central. Mais, il faut avouer que j’aime plus jouer au milieu, comme milieu défensif. Mais, c’est seulement un coach qui connaît mes qualités qui m’y alignera. J’aime jouer au milieu. Parce qu’on y touche beaucoup plus la balle. Et si cela ne dépendait que de moi, c’est au milieu que je vais jouer. Mais, je n’ai pas le choix. Depuis que j’ai joué en défense centrale à Anderlecht, on ne veut plus me mettre au milieu. En club, mon coach me dit toujours que «tu es le meilleur à ce poste. Ça fait longtemps qu’on n’a pas eu ce genre de défenseur». Je m’adapte à la volonté et au choix des coaches, alors.

Avant le match Angola-Sénégal, avez-vous discuté avec un des joueurs convoqués ? Si oui, qu’est-ce que vous vous êtes dit ?

Je discute souvent avec Idrissa Gana Guèye, Zarko Touré, Sadio Mané.. C’est tous des potes. Ils sont même devenus des frères pour moi. J’ai appelé Idrissa Gana Guèye avant le match. Je l’ai taquiné en ces termes : «Il faut gagner ce match. Sinon, vous n’aurez pas de bonnes vacances et vous risquez d’avoir un accueil chaud à Dakar». C’était juste pour rigoler, parce que je sais que c’est un gars qui se donne toujours à fond et qui a toujours envie de gagner. Il y a aussi beaucoup de joueurs qui ont cette mentalité en équipe nationale. Il nous manque juste le déclic qui peut seulement arriver avec la victoire.

«Kara Mbodji a fait un bon match. Stéphane Badji a été plus que phénoménal dans l’entrejeu»

Comment gagner le match contre Libéria, samedi prochain ?

Tous les matches qu’on va jouer, seront difficiles à aborder. Ça, c’est sûr. Le Sénégal part favori devant le Libéria. Certes. Mais, c’est un match qui ne sera pas du tout facile pour nous. Mais, quand on est bien mentalement, physiquement et tactiquement, on peut remporter ce match de samedi. Je pense qu’on peut revenir avec les trois points. Je suis vraiment optimiste. Il nous faut ces trois points pour calmer les nerfs.

Quel bilan faites-vous du championnat belge, pour cette saison ?

En remportant une nouvelle fois le titre de champion de Belgique, on peut dire que la saison a été positive pour moi et mes coéquipiers d’Anderlecht. Et ce titre, on vient de le remporter pour la deuxième fois consécutive, après celui de la saison 2009-2010. Par conséquent, le bilan est bien positif pour moi et mon club Anderlecht. Nous avons joué une saison remarquable malgré les hauts et les bas. C’est bien d’avoir terminé la saison en beauté.

Avec trois titres de champion de Belgique, peut-on dire que Cheikhou Kouyaté a rempli sa mission à Anderlecht ?

(Rires et hésitations). Pas forcément. Et je ne sais pas ce que vous entendez par Cheikhou a rempli sa mission à Anderlecht qui est un très grand club que j’aime beaucoup. Personnellement, à part les blessures, la saison 2012-2013, a été une saison complète, magnifique avec plein de matches que j’ai joués. J’ai particulièrement été marqué par la Ligue des champions. Parce que, ce n’est pas donné à tout le monde de jouer cette compétition. J’ai beaucoup appris d’elle. J’ai été fier d’avoir côtoyé, au cours de cette compétition, beaucoup de grands joueurs. La Ligue des champions m’a vraiment servi de leçon.

Qu’est-ce que cela fait d’être deux fois, de façon consécutive, champion pour un joueur ?

Ça fait beaucoup plaisir. Surtout si on sait qu’avec Anderlecht, il est presque obligatoire de gagner le championnat. Parce qu’avec les joueurs qu’on a, on est obligé de gagner, au minimum, un trophée par saison. Et je pense que c’est ce qu’on a réussi cette année. Par conséquent, on doit vraiment être fier de nous. Surtout si on se réfère à la difficulté de ce championnat qui a été âprement disputé. Il nous a notamment fallu se battre jusqu’à la dernière journée des play-offs pour remporter ce titre. Ça a vraiment été difficile.

«La Ligue des champions m’a vraiment servi de leçon»

Cheikhou Kouyaté est annoncé un peu partout. Avez-vous des contacts précis avec des clubs étrangers ?


Les plus concrets me sont venus des pays de l’Est, notamment de la Russie et de l’Ukraine. Mais, personnellement, ces destinations ne me tentent pas. Parce qu’aller en Russie ou en Ukraine, avec l’âge que j’ai (il est âgé de 23 ans), est un risque. Je suis encore jeune. Malgré les offres assez intéressantes qui m’ont été faites, je ne suis pas tenté d’aller vers les pays de l’Est. Mon club (Anderlecht) avait exprimé son accord de me laisser partir. Mais, moi, j’ai envie de jouer dans de grands championnats européens comme celui de l’Angleterre. Et cela, je l’ai dit au ménager de mon club, au président et à mon agent. Je leur ai dit que c’est l’Angleterre ou rien. Ils ont cherché à me faire changer d’avis, de destination, parce que je n’ai pas mon passeport. Mais, ma réponse est catégorique : Si c’est vraiment pour aller chercher de l’argent dans les pays de l’Est, je pense que ce n’est pas une bonne idée. Parce que, c’est vraiment dangereux. Tu peux aller là-bas et t’enterrer à jamais. Les risques sont vraiment grands.

«Aller en Russie ou en Ukraine, avec l’âge que j’ai, est un risque. Je suis encore jeune. Malgré les offres assez intéressantes qui m’ont été faites, je ne suis pas tenté d’aller vers les pays de l’Est».

Ou souhaiteriez-vous évoluer la saison prochaine ?

En Angleterre. Ça, c’est mon rêve. C’est vrai qu’il y a des clubs qui sont prêts pour venir à la charge. Mais, le problème est relatif au fait que je n’ai pas encore les matches escomptés en équipe nationale. Il me faut notamment 60% ou 50% des matches en équipe nationale. Malheureusement, je n’ai pas encore dix matches avec l’équipe nationale. Alors, il me faut encore quelques matches pour aller en Angleterre ou avoir un passeport belge.

Qu’est ce qui bloque toujours votre passeport Belge ?

Je cours derrière depuis que j’ai choisi de jouer pour le Sénégal. Mais ils m’ont dit que d’ici un à six mois, c’est sûr que je l’aurais. Donc, j’attends encore.

Propos recueillis par Ndéné BITEYE
Source Walfadjri

Samedi 15 Juin 2013



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