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KENYA : Encore 7 manifestants tués par la police

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La Police kenyane a de nouveau réprimé hier les manifestations de l’opposition qui l’accuse d’avoir tué sept personnes à Nairobi, le bilan officiel étant de quatre morts pour l’ensemble du pays.

Nairobi- Les trois jours de ma-nifestations (mercredi, jeudi et vendredi), interdites par la police, ont été maintenus par le Mouvement démocratique Orange (Odm) de Raila Odinga pour protester contre la réélection du président Mwai Kibaki le 27 décembre, accusé par son rival d’avoir fraudé.

"Sept personnes ont été tuées dans la circonscription de Kasarani", quartier de la capitale kenyane englobant le bidonville de Mathare, a déclaré Raila Odinga lors d’une conférence de presse à Nairobi. Il a cité le cas du chauffeur d’une parlementaire de l’opposition, Elizabeth Ongoro, "abattu par une balle de la police alors qu’il tentait de quitter sa maison". Selon Mme Ongoro, les sept personnes ont été tuées par la police. "Tout ce que je sais, c’est que deux personnes ont été tuées à Mathare", a pour sa part déclaré un officier de la police du secteur, Paul Ruto. Plus tôt hier, une source humanitaire avait indiqué que deux personnes avaient été tuées par la police à Mathare.

A Kisumu (ouest), fief électoral de Raila Odinga particulièrement touché par les violences post-électorales, deux manifestants ont été tués par la police.

Deux autres l’avaient été mercredi dans cette même ville. "Les deux jeunes hommes, qui ont été tués, faisaient partie des manifestants et ont commencé à jeter des pierres sur les policiers. C’est à ce moment que les policiers leur ont tiré dessus", a déclaré un haut responsable de la police locale. Tout au long de la journée, la Police a tiré à balles réelles et fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des partisans de l’opposition, notamment dans les bidonvilles de Mathare et Kibera à Nairobi et à Kisumu et Eldoret, dans l’ouest.

A Mathare, des centaines de partisans de Raila Odinga faisaient face aux forces de l’ordre. A Kibera, des groupes de jeunes gens ont érigé des barrages et d’autres ont tenté de piller un train de marchandises avant que la police n’intervienne.

A Eldoret, la Police paramilitaire a tiré des gaz lacrymogènes dans l’hôpital public de la ville et à balles réelles à l’extérieur de l’établissement. Au moins 14 employés ont été battus par les forces de l’ordre, alors qu’ils tentaient d’empêcher la police d’entrer plus avant dans l’hôpital, a affirmé le responsable des relations publiques de l’hôpital Moi, Tony Kirwa. "Les manifestations continuent et nous n’allons ni être intimidés ni stoppés jusqu’à ce que nous atteignions notre but", a martelé hier le Secrétaire général de l’Odm, Anyang Nyongo.

"La principale intention de l’opposition est de détruire le mode de vie des Kenyans ordinaires. Elle ne prend pas en compte l’intérêt des Kenyans", a rétorqué le porte-parole du gouvernement, Alfred Mutua. Au plan diplomatique, le Commonwealth, dont le Kenya - ancienne colonie britannique - est membre, a jugé que les élections qui ont déclenché la crise "n’ont pas été aux normes internationales" dans la phase du comptage des voix.

Le Parlement européen a lui demandé le gel de toute aide budgétaire au gouvernement kenyan et l’organisation de nouvelles élections au cas où "un recomptage des voix justes s’avère impossible". Enfin, l’ex-président tanzanien Benjamin Mkapa et Graça Machel, épouse de l’ex-président sud-africain Nelson Mandela, sont arrivés à Nairobi où ils doivent participer à une médiation.

Le Kenya - jusqu’alors considéré comme un îlot de stabilité dans une Afrique de l’Est rongée par les conflits - est plongé, depuis la réélection de M. Kibaki, dans une crise qui a fait au moins 700 morts et provoqué le déplacement d’environ 200.000 personnes.

EN BREF * PAKISTAN - Huit morts dans un attentat suicide dans une mosquée chiite

Huit personnes ont été tuées et plus de 20 blessées jeudi dans un attentat suicide perpétré par un adolescent dans une mosquée chiite de Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan, laissant craindre des violences entre la minorité chiite et la majorité sunnite. Ce nouvel attentat survient juste avant la fête musulmane de l’Achoura, qui commence samedi au Pakistan, une période tendue entre chiites et sunnites. "C’était un attentat suicide", a affirmé le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Javed Cheema, précisant que "le kamikaze âgé de 15 ou 16 ans s’était fait exploser après avoir franchi la grille d’entrée conduisant à la salle de prière"... "Les gens écoutaient un sermon lorsqu’un homme a ouvert le feu et s’est fait sauter »... Ce dernier drame à Peshawar est survenu au plus fort d’une vague sans précédent d’attentats suicide attribués à ces fondamentalistes... Le président Pervez Musharraf a dénoncé les "auteurs d’un crime haineux qui ne croient en aucune religion et n’ont aucun respect pour la vie humaine".

Les villes du pays ont été placées en état d’alerte. Le Pakistan est sous tension depuis début janvier, pour le mois sacré de Moharram, une période propice dans le passé à des violences intercommunautaires entre les 20% de chiites et les 80% de sunnites... L’Achoura commémore la fin tragique de Hussein, petit-fils du prophète Mahomet, fils d’Ali, fondateur du chiisme, tué en 680 par les troupes du califat sunnite des Omeyyades.

AFGHANISTAN - Robert Gates s’en prend aux forces alliées

Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a vertement critiqué les compétences des forces de l’Otan dans le sud de l’Afghanistan en matière de contre-insurrection, provoquant surprise et indignation dans les rangs de l’Alliance atlantique. Le chef du Pentagone estime, dans un entretien au « Los Angeles Times » que les forces de l’Otan engagées dans le sud de l’Afghanistan, principalement composées de soldats britanniques, canadiens et néerlandais, ne sont pas suffisamment préparées à combattre les insurgés talibans. "La plupart des forces européennes, des forces de l’Otan, ne sont pas entraînées pour la contre-insurrection", assène M. Gates, soulignant qu’elles l’étaient plutôt pour des opérations classiques comme au temps de la Guerre froide. Les critiques américaines ont été mal accueillies à l’Otan, ainsi qu’au Pays-Bas et au Canada, dont des troupes combattent dans le sud afghan. "Tous les pays engagés dans le sud, où c’est le plus dur, font un excellent travail", a rétorqué le Secrétaire général de l’Otan, le Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer.


AFP

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Vendredi 18 Janvier 2008


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