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KABIROU MBODJ «Je suis disposé à payer pour étouffer le viol» (le string rouge et les témoignages qui enfoncent Kabirou Mbodj)

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Dans son édition numéro 84, le journal «Les Echos» avait relaté les accusations de tentative de viol qui pesaient sur le patron de Wari et nouveau propriétaire de Tigo, Kabirou Mbodj. Accusé par sa nièce, Malaïka Aïssatou Cissokho, Kabirou Mbodj a démenti avantd e parler de complot. Mais les choses se compliquent plus pour lui avec ses nouvelles révélations. Et tout le monde attend avec impatience la réaction du magistrat instructeur d’autant que la plaignante a confirmé la plainte avec constitution de partie civile mercredi dernier.

C’est dans le courant du mois de février que le procureur de la République a déposé sur la table du juge d’instruction du deuxième cabinet une plainte de Malaïka Aïssatou Cissokho, contre son oncle Kabirou Mbodj. La plaignante, qui avait saisi la Division des investigations criminelles, le 20 janvier 2015 (donc bien avant d’acquérir Tigo) d’avoir tenté de la violer. Le juge Yakham Lèye, qui a été saisi par la suite, a convoqué la fille le 8 mars dernier pour confirmer la plainte.

La fille joint au dossier le string de couleur rouge déchiré partiellement et la robe multicolore qu’elle portait

Tout a basculé dans la vie de la dame le 25 décembre 2014. A en croire la fille, ce jour-là, elle a mangé avec son oncle en compagnie d’une de ses amies, B Ndoye, au restaurant «Le Kings ». Après le dîner, l’oncle les a invitées à son appartement, près de la Place de l’Indépendance. Au moment où elle était à la cuisine en train de préparer une petite collation, Kabirou Mbodje est venu pour se coller contre elle et l’a plaquée au sol avant d’abaisser son pantalon. Avant qu’elle ne comprenne ce qui lui arrive, son oncle a déjà introduit ses doigts dans ses parties intimes. Elle se débat, tente de crier, mais l’oncle la bloque avant de lui crier « tais-toi ! Tu m’empêches de b… ». Elle réussira tout de même à s’échapper pour aller à la terrasse. Mais c’était loin d’être fini, puisque son oncle l’y a trouvée et l’a fait encore tomber pour introduire à nouveau ses doigts dans ses parties intimes. Elle s’est mise à crier et a tenté encore de se débattre. La propre fille de son oncle est arrivée, à ce moment, mais elle a été reconduite immédiatement dans la chambre par son amie qui était en ce moment à la terrasse. En introduisant à nouveau ses doigts dans ses parties intimes, l’oncle avait déchiré son slip et lui a même causé des blessures à la jambe. C’est par la suite qu’elle a quitté en vitesse l’appartement, suivie par son amie et elles ont pris un taxi pour partir. A l’en croire, Kabirou Mbodje lui a envoyé un sms alors qu’elle était dans le taxi pour lui dire : « je vais te défoncer ta belle c… ». D’ailleurs, un constat a été fait sur le message qui a été joint au dossier, en même temps que le slip et la robe.

Kabirou Mbodje parle de complot

Pour sa défense, le patron de Wari a soutenu que jamais sa nièce et son amie ne sont venues à son appartement. Selon lui, il était avec son ami I. Guèye jusqu’à 3 heures et il est rentré se coucher, puisqu’il avait un avion à prendre le lendemain. Kabirou Mbodj estime qu’il s’agit d’un complot mené à son encontre, non sans produire un procès-verbal d’huissier, un sms qu’aurait envoyé B. Ndoye, qui lui dit avoir «capté un complot» contre lui. Il dit qu’il y a un autre sms d’un nommé Bruno «cousin d’E. Guèye, meilleure amie de la plaignante» qui lui a suggéré de payer pour que l’affaire soit étouffée.

Le témoin B. Ndoye enfonce le clou

La Dic a, par ailleurs, entendu B. Ndoye, l’amie de Malaïka Aïssatou Cissokho. Cette dernière a soutenu avoir pensé dans un premier temps que l’oncle jouait avec sa nièce. Sur demande de Kabirou Mbodj, elle est allée à la terrasse. Elle révèle que Malaïka Aïssatou Ndèye Amy Cissokho a dit à Kabirou Mbodj d’arrêter avant de le gifler. Il avait bu, à l’en croire, mais pas ivre.

Kabirou Mbodj n’est plus marié selon son propre ami

I Guèye, entendu par les limiers, affirme, à son tour, qu’ils étaient ensemble jusqu’à 3 heures du matin. Il reconnaît qu’il leur arrivait de manger avec Malaïka Cissokho et son amie B. Ndoye. Selon lui, Kabirou Mbodje n’est plus marié, contrairement à ce que dit ce dernier. Le nouvel acquéreur de Tigo a été aussi confondu par le listing des appels de sa fille, dont il dit qu’elle était au Gabon. Les appels ont permis à la police de savoir qu’elle était bien à Dakar, le jour des faits.

«Je suis disposé à payer pour étouffer ce dossier de viol»

La police qui a mené une enquête exhaustive a aussi interrogé B. Amoussou, que le patron de Wari a cité comme une personne qui devrait savoir quelque chose sur le «complot». Ce dernier a expliqué que lorsqu’il a été mis au courant de cette affaire, il s’est approché de I. Guèye, l’ami de Kabirou Mbodje, pour lui proposer de dire au patron de Wari de «présenter ses excuses à la fille», quitte même à se mettre à genou, le cas échéant, lui proposer un dédommagement financier. Et lorsque I. Guèye lui a demandé jusqu’à quel montant, il lui a rétorqué en plaisantant qu’un milliard ne suffisait pas, mais qu’il peut proposer 100 millions, ou 75 millions ou 50 millions de francs. Selon lui, Kabirou Mbodje avait refusé, dans un premier temps, indiquant qu’il n’a rien à se reprocher, mais après, il a donné son accord, sans proposer un montant. Par la suite, il lui a envoyé un sms pour lui dire : «j’ai réfléchi à la proposition d’E… et de Malaïka. Je suis disposé à payer pour étouffer ce dossier de viol. Comment procéder ? », alors que ces filles n’ont jamais fait de proposition. Il lui a alors précisé que sa nièce n’était même pas au courant qu’il était informé de l’affaire.

Plusieurs témoins entendus

Le vigile qui était à la porte, a, de son côté, déclaré avoir vu ce jour-là un homme et une femme entrer. Lorsqu’il les a interpellés, l’homme lui a dit qu’il habite dans l’immeuble et la femme a ajouté que le monsieur était son oncle. Il fait une mauvaise description de la fille, mais la reconnaitra lorsqu’elle a été mise en présence de huit autres personnes. Par contre, le gardien dit n’avoir jamais vu Kabirou Mbodj.

Alassane DRAME
JOTAY

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Lundi 13 Mars 2017





1.Posté par sceptique le 14/03/2017 00:01
je me demande bien comment le vigile peut se rappeler que ce jour là, il a vu un homme et une femme entrés. Sachant que les faits remonteraient d'il y a 3 ans, qu'est ce qui distingue ce jour là des autres jours d'après pour qu'il puisse s'en rappeler avec précision?

2.Posté par Max le 14/03/2017 18:14
Pourquoi maintenant

3.Posté par mimi le 20/03/2017 09:09
on parle de robe et de pantalon en même tps , je comprends rien moi

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