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Jugé pour vente illégale de terrain et escroquerie : Samba Bathily Diallo foncièrement confondu par sa signature


L’affaire de vente illégale de terrain mettant en cause l’ancien maire de Ouakam, Samba Bathily Diallo et ses co-prévenus, Libasse Wade et Ma­ma­dou Mbengue a été finalement ju­gée, hier. Le dossier a été encore appelé devant le Tribunal des flagrants délits de Dakar, qui a renvoyé, à la suite des débats, le délibéré au 21 janvier. Les prévenus ont répondu des chefs d’escroquerie et occupation illégale de terrain appartenant à autrui, malgré l’absence du receveur des Impôts et domaines, qui avait fait traîner l’ouverture du procès. L’ancien maire de Ouakam et ses co-prévenus ont été traduits en justice par le sieur Yamadou Soumaré qui voulait acquérir une parcelle de terrain dans la zone de Ouakam



Jugé pour vente illégale de terrain et escroquerie : Samba Bathily Diallo foncièrement confondu par sa signature
A la barre, les prévenus n’ont pu convaincre le Tribunal de leur innocence. Ils ont, d’ailleurs, tenu à s’attirer la colère du juge en tentant de le mener en bateau, s’enferrant dans de nombreuses con­tradictions. L’ex-maire de Ouakam a pris d’emblée le parti de clamer son innocence et de défier le Tribunal. Maladroitement. «En ma qualité de maire de la commune de Ouakam, j’avais attribué des parcelles en fonction des demandes reçues», indique le pré­ve­nu Samba Bathily Diallo. Seule­ment, il avoue avoir octroyé des parcelles de terrain à des non-de­mandeurs, dont la fille de l’ancien président du Sénat Pape Diop. Alors que le nom de celle-ci ne figurait même pas sur la liste d’attribution.
Une situation confuse, notamment sur les pièces contenues dans le dossier et qui a poussé le juge à confronter les différentes parties d’une part, les témoins et les prévenus, d’autre part. Et le contraste entre un prévenu et la partie civile était manifeste. Samba Bathily Diallo a nié toute participation à des manœuvres frauduleuses, sur fond de vente illégale de terrain appartenant à autrui. Pour­tant, des documents ont fait état de titres d’attributions de lots à des demandeurs dont les noms et les numéros d’identification n’existent pas. M. Diallo a nié avoir signé des documents administratifs qu’il avait lui-même paraphés en qualité de maire de Ouakam.

Des lots attribués à des personnes différentes
Plus l’audience avançait plus la défense de l’ancien maire de Ouakam butait sur des titres d’attributions fictifs, qui l’accablent. Le Lot n°310, objet de conflit et occupé par une proche de la famille de Pape Diop, a été tout simplement attribué à deux personnes différentes, par l’ancien édile de Ouakam. Là encore, le prévenu n’apparaissait pas sous son meilleur profil de défense. De faux titres de propriété, des droits de cession, entre autres, avaient déjà fermé bien des portes.
Pour convaincre de sa bonne foi, M. Bathily Diallo dit avoir agi sous le contrôle du receveur des Impôts et domaines, du chef du Service régional de l’urbanisme et du Cadastre, entre autres. A cet effet, des attributions ont été faites sous la directive du président de la République d’alors, Me Abdoulaye Wade, après un contrôle de l’Ige (Inspection générale d’Etat), selon Samba Bathily Diallo. Non sans apporter assez de preuves.
Selon le plaignant, un membre de la famille de l’ancien président du Sénat occupe illégalement sa parcelle de terrain. Il se réclame être le propriétaire authentique du Lot n°310, occupé par un proche de la famille de Pape Diop. La partie civile au procès, Yamadou Soumaré, déclare aussi avoir acheté la parcelle de terre objet du contentieux par l’entremise d’un ami. A l’en croire, c’est au retour d’un voyage en France, qu’il a constaté que son terrain a fait l’objet de construction par une tierce personne. C’est ainsi que le plaignant a déposé une plainte contre l’occupant du terrain objet de contentieux, pour occupation illégale de terrain appartenant à autrui.
A la suite du Parquet qui a requis l’application de la loi, la partie civile s’est, elle, indignée des «agissements indélicats» de Samba Ba­thily Diallo. Pour l’avocat du plaignant, Samba Bathily Diallo agit par des «manœuvres frauduleuses» en matière de cession de terrain. Me Mbaye Ndiaye qualifie l’ancien maire de Ouakam de «faussaire».
Les conseils des prévenus ont tenté de dédouaner leurs clients respectifs, avant de plaider la relaxe. Ils demandent ainsi le rejet de la constitution de la partie civile, qui a réclamé 75 millions de francs de dommages et intérêts.
L’affaire est mise en délibéré jus­qu’au 21 janvier.
cbdiagne@lequotidien.sn

Jeudi 17 Janvier 2013



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