« Pays certifié exempt de la poliomyélite à poliovirus sauvage en 2005, le Sénégal a enregistré, au mois de janvier, deux cas importés dans les districts sanitaires de Joal et Pikine du fait de la circulation du virus de pays en pays ».
Le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye tente, à travers ce propos, lors du lancement officiel des Journées vaccination synchronisées contre la poliomyélite, ce samedi à Pikine, de justifier le retour de la poliomyélite au Sénégal dont le dernier cas notifié par les autorités sanitaires remonte en 1998.
Douze ans après, cette maladie handicapante fait son apparition avec deux cas isolés qui, selon le Premier ministre, méritent d’être traités avec « la plus grande délicatesse avec un seul objectif : éradiquer à nouveau la maladie hors du Sénégal et de ses frontières ».
Ces journées de vaccination, qui se dérouleront en trois passages, avec comme ambition de vacciner tous les enfants âgés de 0 à 5 ans, a vu la mobilisation de plus 10.000 agents et volontaires de toutes les catégories socioprofessionnelles, a révélé Souleymane Ndéné Ndiaye. Ces derniers, qui sillonneront toutes les localités du pays, auront la mission de sauver les enfants du handicap de la poliomyélite, a souligné le chef du gouvernement. Selon lui, avec le retour de la poliomyélite, il est normal que le gouvernement du Sénégal mette en place un dispositif approprié pour prévenir la maladie.
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Le Premier ministre, qui avait à ses côtés le ministre de la Santé et de la Prévention, a indiqué que pendant cette campagne de vaccination, « un accent particulier sera mis sur les zones dites à risque ». Il s’agit « des îles, des espaces transfrontaliers sans oublier les habitations des populations nomades ».
Souleymane Ndéné Ndiaye, qui a vacciné quelques enfants de la banlieue dakaroise, a rappelé que la communauté internationale, en collaboration avec plusieurs pays de la sous-région dont le Sénégal, s’était engagée, en 1998, à éradiquer la poliomyélite dans le monde entier.
« Ce qui a été fait, parce que le poliovirus sauvage était éradiqué dans plus 125 pays où 350.000 cas de poliomyélite étaient recensés provoquant la paralysie de milliers d’enfants », a expliqué le chef du gouvernement. Il s’est aussi félicité des résultats que notre pays avait obtenus dans la lutte contre la poliomyélite car ne faisant pas partie des « quatre pays endémiques de la maladie dans le monde ».
Des résultats enregistrés grâce aux efforts consentis dans les journées de vaccinations organisées avec le soutien financier et technique des partenaires au développement.
« Ce qui a permis d’interrompre la circulation du poliovirus sauvage », a explique le Premier ministre. Il a lancé un appel aux chefs de familles pour qu’ils facilitent la tache aux agents.
La représentante de l’Unicef, Mme Giovanna Barberis, a rappelé aux autorités sénégalaises que les partenaires au développement souhaitent la vaccination de 95% des enfants, plaidant la poursuite de la vaccination après cette campagne afin que la poliomyélite soit définitivement éradiquée au Sénégal. Le Premier ministre l’a rassurée de la poursuite de la vaccination de routine en vue de maintenir un bon taux de couverture vaccinale et de veiller à l’évolution épidémiologique des maladies contagieuses.
Eugène KALY
Source Le Soleil