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JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME : L’égalité des sexes pour un meilleur développement

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La Journée internationale de la femme sera célébrée aujourd’hui au Sénégal, à l’instar de la communauté internationale. Depuis hier, une série de manifestations, en prélude à cette journée ont eu lieu à Dakar. Aujourd’hui, les panels et la cérémonie officielle auront lieu, occasion de réelle prise de conscience, mais aussi de débats autour de thèmes comme le « financement de la promotion de l’égalité des sexes » et « l’investissement dans les femmes et les filles pour un monde meilleur ».

"En faisant référence à l’égalité des sexes, on parle aussi de l’égalité des chances. L’égalité des sexes a été reconnue comme un facteur essentiel pour la réalisation des priorités en matière de paix, d’épanouissement et de développement », a déclaré hier, Mme Awa Ndiaye, ministre de la Famille et du développement social.

Dans le monde, les disparités entre les sexes sont encore énormes. Dans le domaine de l’alphabétisation par exemple, la Banque Mondiale estime qu’il y a 867 millions d’adultes qui ne savent ni lire ni écrire. 64 % d’entre eux sont des femmes. Pire, la majorité des 113 millions d’enfants dans le monde, âgés entre 6 et 11 ans, qui ne vont pas à l’école sont des filles, selon toujours les indications de la Banque mondiale. Face à une telle situation, l’investissement dans les femmes et les filles devient une urgence pour la communauté internationale.

Pour sa part, le Sénégal célèbre cette Journée internationale dans un contexte où, on note des acquis importants dans la prise en charge des questions de genre et de l’épanouissement de la femme. Ces acquis sont salués à un niveau très élevé comme ce fut le cas récemment, lors de la visite officielle, du 18 au 22 février dernier, de Mme Micheline Ravololonarisoa, chef de section Afrique au Fonds de développement des Nations Unies pour la Femme (UNIFEM). « L’UNIFEM salue l’important jalon posé par le gouvernement du Sénégal à travers la constitutionnalisation du principe de parité, aidant ainsi à lever toute entrave juridique à la mise en œuvre effective de cet instrument de promotion des droits de la femme », relève-t-on dans son discours lu au cours d’une audience avec le Premier ministre Cheikh Hadjibou Soumaré.

L’UNIFEM se félicite aussi de l’adoption par le gouvernement du Sénégal de la « Budgétisation Sensible au Genre qui a abouti à la mention dans la Lettre Circulaire de l’intégration de la dimension genre, comme une préoccupation devant bénéficier d’une attention particulière des ministères dans le cadre de l’élaboration de leurs budgets ».

Il existe, malgré les acquis, des images assez « choquantes », qui méritent de mettre davantage l’accent sur la promotion de l’égalité des sexes. D’autres images assez choquantes sont celles évidemment celles de violences faites sur les femmes, mais aussi de femmes « animatrices à cent pour cent dans les meetings politiques » ; et « de femmes expertes dans la mobilisation durant les manifestations ». Pour ne prendre que l’exemple des politiques, le reste est, à quelques exceptions près, le plus souvent, une affaire d’hommes (qui prennent les décisions), alors que les femmes constituent plus de la moitié de la population, et de l’électorat.

La vérité est que les femmes ont leur mot à dire. Dans la gestion des foyers, des instances de décision et de la Cité. Hier, celles de la Confédération des Syndicats Autonomes (CSA), une des centrales représentatives, à l’instar de leurs autres camarades, ont donné leur point de vue. « Le 8 mars est célébré au moment où beaucoup de denrées de première nécessité ont subi des hausses généralisées, ainsi que des menaces sur la sauvegarde et le maintien des emplois particulièrement chez les travailleuses’’, relève-t-on dans leur déclaration dont copie nous est parvenue. Mais aux opinions et suggestions de femmes, il faut sans doute beaucoup plus de solidarité.

Universitaire et personnalité en vue du mouvement citoyen sénégalais, Mme Penda Mbow, l’a rappelé hier dans un entretien accordé à l’APS. « Plus de solidarité dans le mouvement féminin, seule attitude capable de fédérer les femmes autour des questions essentielles pour la prise en charge effective de leurs préoccupations », pense-t-elle. Citée toujours dans le même entretien Penda Mbow estime que ’’notre société rencontre beaucoup de problèmes, et nous devons nous entendre pour mener les véritables luttes. Mais ce ne sera pas possible tant que nous serons divisées. Il n’y a pas de solidarité féminine, il faut le reconnaître’’.

Source: Le Matin

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Samedi 8 Mars 2008

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