Ces mouvements, qui s’effectuaient par groupes d’une dizaine d’hommes armés, sont d’autant plus inquiétants qu’ils comportent un caractère particulièrement inédit, alors qu’ils interviennent dans un contexte de grande accalmie en Casamance», a-t-il indiqué dans un communiqué rendu public, hier. Avant d’expliquer que «des témoignages reçus relativement à cela attestent de ce que ces hommes armés seraient instrumentalisés, aux fins de mettre la Casamance à feu et à sang, aussitôt qu’Abdoulaye Baldé, maire de Ziguinchor, sera auditionné, dans le cadre des enquêtes en cours sur les biens mal acquis». M. Biagui renseigne que «ces mouvements d’hommes armés interviennent, suite à un conclave autour de deux lieutenants du maquis-Sud, mais en l’absence du chef de guerre, César Atoute Badiate. Ce qui laisse à croire que ces mouvements ne procèderaient pas de la volonté de ce dernier et que, par conséquent, ils échapperaient à son autorité».
Le président du Mfdc appelle à «une prise de conscience des populations casamançaises, notamment à la mesure de la gravité que préfigurent ces mouvements d’hommes armés». Mais également à «un sursaut populaire et républicain». Car, souligne M. Biagui, «nous n’acceptons pas, nous n’acceptons plus que les populations casamançaises soient amenées à payer quelque tribut que ce soit, quelles qu’en soient par ailleurs les motivations, encore moins pour des considérations crypto personnelles ou bassement personnelles». Pour le Mfdc, «Abdoulaye Baldé, à l’instar de tous ses frères de fortune, est présumé innocent. Et il doit le rester aussi longtemps que la procédure en cours le permettra».
Toutefois, il précise que si «Baldé s’était enrichi de manière légale ou licite, alors il serait devenu un homme riche de manière légale ou licite, pour lui-même, et peut-être pour sa famille. Mais en aucun cas pour la Casamance. Si, au contraire, il s’était enrichi de manière illégale ou illicite, alors il serait devenu un homme riche de manière illégale ou illicite, pour lui-même et éventuellement pour sa famille, mais guère pour la Casamance». Par conséquent, M. Biagui invite les populations du Sud à savoir que «la paix, même armée, ne peut et ne saurait s’accommoder de pratiques mafieuses, pour être la soeur-cadette de la vérité et de la Justice».
POP Youssouf SANE
Le président du Mfdc appelle à «une prise de conscience des populations casamançaises, notamment à la mesure de la gravité que préfigurent ces mouvements d’hommes armés». Mais également à «un sursaut populaire et républicain». Car, souligne M. Biagui, «nous n’acceptons pas, nous n’acceptons plus que les populations casamançaises soient amenées à payer quelque tribut que ce soit, quelles qu’en soient par ailleurs les motivations, encore moins pour des considérations crypto personnelles ou bassement personnelles». Pour le Mfdc, «Abdoulaye Baldé, à l’instar de tous ses frères de fortune, est présumé innocent. Et il doit le rester aussi longtemps que la procédure en cours le permettra».
Toutefois, il précise que si «Baldé s’était enrichi de manière légale ou licite, alors il serait devenu un homme riche de manière légale ou licite, pour lui-même, et peut-être pour sa famille. Mais en aucun cas pour la Casamance. Si, au contraire, il s’était enrichi de manière illégale ou illicite, alors il serait devenu un homme riche de manière illégale ou illicite, pour lui-même et éventuellement pour sa famille, mais guère pour la Casamance». Par conséquent, M. Biagui invite les populations du Sud à savoir que «la paix, même armée, ne peut et ne saurait s’accommoder de pratiques mafieuses, pour être la soeur-cadette de la vérité et de la Justice».
POP Youssouf SANE
JEAN-MARIE FRANCOIS BIAGUI, LEADER DU MFDC : «Des hommes armés seraient instrumentalisés, aux fins de mettre la Casamance à feu et à sang, aussitôt que Baldé sera auditionné»