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Isabelle Beke : un mannequin devenu actrice

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Elle a fait rêver toutes les jeunes filles avec le rôle de Caroline dans le film “Le pari de l’amour” . A 25 ans, Isabelle mène ses carrières d’actrice et de mannequin avec brio. De passage au Sénégal, elle a accepte de faire un break et de nous parler de son métier.



Isabelle Beke : un mannequin devenu actrice
221 : Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?
I.B : Je m’appelle Isabelle Béké, j’ai 25 ans, je suis ivoirienne et je vis à Paris. Je suis mannequin et comédienne.
221 : Tu as tenu le rôle de Caroline dans le film “Le pari de l’amour”. Comment en es tu arrivée là ?
I.B : La directrice du casting a vu ma photo dans un magazine de mode, elle m’a contacté et quand j’ai rencontré le réalisateur, il m’a dit qu’il cherchait son actrice depuis deux ans, et qu’il sentait que c’était moi. Il m’a donné un coach qui m’a aidé à me mettre dans la peau du personnage. Je flippais un peu parce que ce n’est pas facile de commencer sa carrière par un rôle principal. Mais ça a été un challenge et moi j’adore les challenges.

221 : Etait ce ton premier film, comment as-tu vécu cette expérience ?
I.B : Je crois que pour une première fois, j’ai eu beaucoup de chance de tomber sur un rôle comme celui là ; je me retrouvais un peu dans cette jeune fille toute gentille qui rêve du prince charmant, alors oui, j’ai voulu la défendre et j’étais contente de le faire.

Isabelle Beke : un mannequin devenu actrice
221 : Comment fait - on pour passer de top model à actrice ?
I.B : C’est carrément différent ; quand on est mannequin, on a juste à être jolie. Là par contre, il y a beaucoup de travail derrière. Maintenant je ne regarde plus les films en profane parce que je sais tout le travail que ça demande. Ça n’a pas été facile pour moi mais après beaucoup d’efforts j’y suis arrivée.

221 : Comment vis-tu le succès de ce film ?
I.B : Bien sûr c’est fou, car je n’étais pas destinée à être actrice ; mais maintenant je sais que c’est ce que je veux faire et pas autre chose. Je suis contente que ce tout premier film ait été reçu de cette façon ; parce que c’est toujours touchant de savoir que le travail qu’on a fait donne de bons résultats. Moi, ça me permet de me surpasser.

221 : Quels sont les points communs entre Isabelle et caroline ?
I.B : Je me retrouve un peu en Caroline car malgré ses bêtises, elle a un bon fond. Et ses mauvaises expériences lui servent de leçon.

221 : Quelle est la moralité de ce film ?
I.B : Vous savez, en France on a du mal à croire que le décor soit vraiment africain. Les gens ne pensent à l’Afrique que comme un gros ghetto avec ses forêts. Le producteur a voulu montrer un visage de l’Afrique qui existe, un jeune couple qui mange dans de vrais restaurants. Partout où on a tourné (Abidjan, Dakar), les lieux étaient bien réels. On a voulu faire rêver un peu le public en leur montrant cette facette de l’Afrique, même si ce n’est pas tout le continent ; et il faut lui donner les moyens qu’elle existe un jour.

221 : Tu continues à faire le métier de mannequin. Comment allies-tu ces deux aspects ?
I.B : J’arrive à séparer les deux métiers. Quand je suis sur un tournage, je met le mannequinât en stand by et vice-versa.

Isabelle Beke : un mannequin devenu actrice
221 : Quelles difficultés as-tu rencontrées en tant qu’actrice ?
I.B : ça n’a pas été évident au départ, parce que j’étais la seule qui n’était pas comédienne. Surtout, les autres actrices me regardaient du coin de l’œil en pensant que je leur volais leur métier (pourquoi elle ? un mannequin c’est bête et elle sera incapable de tenir son rôle…). Mais dès que j’ai fais mes preuves, toute l’équipe a été sympa avec moi.

221 : Qu’est-tu venu faire à Dakar ?
I.B : Adama Paris, c’est quelqu'un que j’aime beaucoup. Dès qu’elle m’a parlé de son fashion Week et de la cause qu’elle défendait, je n’ai pas hésité et je pense que plus de gens devraient s’intéresser à ce genre de problèmes.

221 : Quels sont tes projets cinématographiques ?
I.B : Je viens de terminer un film avec un jeune réalisateur parisien ( Owel Brown) dans lequel je joue avec le rappeur Passi. Le film s’appelle No way, il sortira l’année prochaine. J’ai aussi tourné un moyen métrage de Stomy Bugsy. Je dois aussi tourner un long métrage avec un réalisateur qui s’appelle Maka Sidibé.

221 : Le film Le pari de l’amour a-t-il reçu des prix ?
I.B : On a reçu le prix du public au festival du Bénin. A Los Angeles, on a aussi le prix du public et bien d’autres.

221 : Que penses-tu du cinéma noir africain aujourd’hui ?
I.B : Moi, je crois au talent des africains et j’espère que d’autres films dans la tendance du Pari de l’amour verront le jour et auront autant de succès.

221 : un dernier mot ?
I.B : Je voudrais dire à toute la communauté de Dakar que j’adore ce pays, et je suis ravie d’être là. C’est mon troisième séjour et j’ai l’impression d’être ici chez moi. Et merci aussi au magazine Le 221.

Contact : bekeisabelle @ hotmail.com

Eve Frieda Bakenekhe
Source: Le 221


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Vendredi 7 Septembre 2007

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