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Introduction à la connaissance de Cheikh Ahmadou Bamba (Par S. Cheikh Fatma Mbacke)

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Dans ce premier article je vous propose un extrait sur l'introduction du livre-biographe du Cheikh Bamba intitulé "Minanil Baaqil Khadim" (Les Bienfaits de l'Eternel), dont l'auteur est son fils et fidèle talibé Cheikh Mouhamadou Al Bachir Mbacke.



Introduction à la connaissance de Cheikh Ahmadou Bamba (Par S. Cheikh Fatma Mbacke)
"LES ORIGINES DU CHEIKH AHMADOU BAMBA MBACKÉ"

Ahmadou bamba est le fils de Muhammad (Mame Mor Anta Saly), fils de habíb Allah, fils de Muhammad al-khayr qui fut originaire du JOLOF, la patrie des WOLOF, comme l'a vérifié MBACKE, fils de muhammad BOUSSO, le plus éminent savant et jurisconsulte du pays. Il naquit aux confins de l'an 1270 de l'hégire (vers 1853 de l'ère chrétienne) son père Muhammad (mort en 1883) fils de habíb, fut un noble savant jurisconsulte agréé par les musulmans en tant qu'imam. Princes et rois l'aimaient également parce qu'ils avaient réalisé l'étendue de sa science, la grandeur de sa rigueur morale, son caractère véridique et l'équité de son jugement. Il était originaire du village de MBACKE situé dans la province du baol. Ce village fut construit par son grand-père Muhammad (appelé Maaram Mbacke, mort vers 1802) qui y installa certains de ses enfants. La terre où MBACKE fut fondé constituait une concession que AMARY NGONÉ (1790-1810) le roi du CAYOR et du BAOL avait octroyé a Muhammad (Maaram).

MASSAMBA ANTA DIOP de KOKKI apprit la grammaire a muhammad (Mame Mor Anta Saly), fils de habib allah et a muhammad BOUSSO, l'oncle maternel de notre cheikh.

Après son séjour a KOKKI, muhammad (Mame Mor Anta Saly), fils de habib allah s'en alla au SALOUM. Il n'est d'ailleurs pas exclu qu'il reçut sa formation en matière de théologie, de droit et d'autres disciplines auprès du cheikh muhammad SALL de Bamba un des maîtres les plus illustres. Jouissant d'une grande renommée, ce cheikh était considéré par les musulmans et les rois comme un saint, savant pratique, juste, digne de foi et vénérable. Il mourut sans laisser de postérité. Ses frères utérins par contre, en laissèrent. C'est d'ailleurs le nom de BAMBA son village natal qu'on ajoute a celui de notre cheikh en témoignage de l'amitié qui le liait a son disciple, le père du cheikh. Ce fut la une tradition du pays : les gens donnaient a leurs enfants les noms de leurs maîtres ou ceux de leurs parents, ou leur donnaient les noms des provinces ou villages natals de leurs maîtres.Sa formation terminée, muhammad (Mame Mor Anta Saly), fils de habib allah, continuateur de l'action bénéfique de ses maîtres, se mit à enseigner. Ainsi sa réputation ne tarda-t-elle pas à être connue partout. Du SALOUM comme du BAOL comme du NDIAMBOUR, lui vinrent des disciples parmi lesquels figuraient des fils de ses maîtres tels que MASAMBA MAREME fils de son maître MASSAMBA ANTA DIOP cité plus haut.Lorsque maba apparut au SALOUM, mena la guerre contre les mécréants, les vainquit, les chassa et combattit les souverains du Jolof dont il ravagea le territoire en prêchant la religion, il ordonna a tous les musulmans en général et aux ulémas en particulier d'émigrer vers le SALOUM. Il n'est d'ailleurs pas exclu que cet ordre leur fut donné pour éviter qu'ils ne fussent exposés a des actes de vengeance provenant des TIÉDO.Notre cheikh m'a appris que pendant ce temps, il était au JOLOF chez le grand exégète du coran, MBACKE NDOUMBE, l'oncle maternel de sa mère auprès duquel le cheikh père l'avait envoyé lorsqu'il se fut installé a NDIA-KANE, après avoir quitté Mbacké son village natal. Notre cheikh resta chez Mbacke Ndoumbé jusqu'a l'âge d'entrer à l'école coranique. Apres la mort de Mbacke Ndoumbé, notre cheikh fut confié a son oncle maternel, MUHAMMAD BOUSSO l'imam le grand érudit, qui réunissait la pureté morale, l'honnêteté, le courage et la célébrité. Le cheikh père MUHAMMAD fils de HABIB ALLAH, se distinguait de tous par son bon enseignement, la rectitude de ses connaissances en matière juridique et par sa franchise et sa sincérité. Ainsi sa demeure devin-t-elle le lieu de rencontre des groupes d'étudiants et de demandeurs de fatwa.

LES QUALITES INTELLECTUELLES ET MORALES DE CHEIKH AHMADOU BAMBA.

La raison est une splendide lumière provenant de DIEU et innée dans l'homme. Elle peut s'accroître en intensité grâce à une utilisation fréquente. Et alors on l'appelle l'intelligence acquise. L'intelligence se trouve chez certains individus à un degré particulièrement intensif dés leur enfance. Cela se manifeste par la rapide compréhension des choses. Tel fut le cas d'IBN Zubayr qui, jouant avec des enfants de son âge sur une voie publique fut surpris par le khalife Omar Ibn Al-Khattab. Tous les enfants s'enfuirent à l'exception d'Ibn Zubayr. Alors Omar le saisit et lui dit:

"Pourquoi ne t'es-tu pas enfui avec tes compagnons?"

-"O commandeur des croyants! Je suis tout innocent ; donc je n'ai nulle raison de vous craindre. Et la voie est assez vaste pour que vous puissiez passer sans que je m'écarte ", répondit Ibn Zubayr….
…Cela nous permet de saisir la grandeur de l'intelligence de notre cheikh (Cheikh Ahmadou Bamba) d.s.s.l. En effet il a toujours éprouvé très peu d'intérêt à l'égard des choses matérielles. Dés son enfance, il s'était habitué à minimiser les malheurs et épreuves de la vie terrestre. Depuis son enfance, notre Cheikh n'avait jamais commis ni péché ni injustice à l'égard de personne, surtout son père et sa mère.

On m'a raconté que le Cheikh demeurait toujours dans la solitude, la tête baissée. Il ne se plaignait jamais et négligeait aucun travail . Quand on le désignait pour accomplir une tache, il l'exécutait avec une rapidité et détermination sans se disputer avec son chef. Sa mère, Diaratoullah, Maryam Bousso, était pieuse, chaste et fidèle. Toute soumise à son Seigneur, elle accomplissait très fréquemment la prière, le jeune du Ramadan, et l'aumône légale, et tenait à s'acquitter sincèrement des devoirs que la religion lui imposait à l'égard de Dieu et de son conjoint, le Cheikh imam. Elle éduquait ses enfants de manière à développer en eux la bienveillance, le sentiment religieux et la pureté morale. Souvent elle leur racontait les histoires des pieuses gens afin de les inciter à suivre leur exemple.

Doué d'une intelligence étonnante et d'une nature pure, notre Cheikh écoutait attentivement ces histoires et les apprenait par cœur. En plus, il se mettait à imiter les saints hommes avant même qu'il atteignit l'âge de la maturité.Un parent digne de confiance m'a raconté qu'il [Ahmadou Bamba] avait entendu Diarra dire qu'il était dans les habitudes des pieuses gens de prier durant la nuit. Ayant appris cela, notre Cheikh se mit à prier dés que la nuit tombait, et sorti sur la place du village pour méditer dans l'obscurité de la nuit, comme le font les dévots. Regarder comment Dieu s'occupa si soigneusement de notre Cheikh en lui faisant prendre de bonnes habitudes avant même l'âge adulte. Il ressemblait à celui dont Al-Busary a dit:

"Tout jeune, il accoutuma à la dévotion et à la solitude,

"ce qui est la conduite des hommes distingués" C'est ainsi que notre Cheikh ne cessait, chaque fois qu'il entendait louer les saints, de les imiter dans leur droiture morale. C’est pourquoi ces parents et ces frères aînés parmi lesquels il vivait, n’avait jamais pu lui reprocher aucune impolitesse. Entre lui et ses proches, il n'y avait jamais eu ni rupture ni querelle. Il ne s'occupait que de ce qui le concernait, quand il ne se retirait pas pour la dévotion dans la solitude.

Sa nourrice raconte que le Cheikh n'avait pas le comportement des enfants : il ne pleurait pas, même quand la faim le troublait. Depuis le temps de son allaitement, il avait l’habitude, chaque fois qu'on l'amenait dans des endroits ou des jeux et des pratiques prohibées par la loi religieuses avaient lieu, de montrer une répugnance et de s'emporter si violemment qu'on craignait qu'il n'en revint plus. Mais son comportement redevenait normal dés qu'il était éloigné de ces lieux. Cela se produisait si fréquemment que tout le monde le savait.

Sa nourrice raconte également qu'après le temps de l’allaitement, il évitait de se coucher sur le lit de sa mère et demeurait continuellement dans la partie destinée à la prière dans la chambre de sa mère, [lieu] qu'il ne quittait que sous la contrainte. Ce comportement extraordinaire amena ses parents à douter de sa santé mentale.

Ayant grandi et ayant été envoyé à l'école coranique, il se mit à lire avec acharnement et ne se séparait jamais de sa tablette. Avec ses condisciples, il ne se querellait jamais, ce qui fit comprendre à ses derniers la différence entre la raison de l'intelligent et celle du sot, différence qui se reflète dans leurs attitudes opposées à l'égard des [mêmes] choses. Il se rendirent compte que la débilité d'esprit du sot apparaît, quand il s'agit de rechercher le bien et de fuir le mal. Parce qu’il les confond et qu'il ne lui vient jamais à l'esprit la distinction du pire d'entre deux maux et du meilleur d'entre deux biens.
C'est ainsi que les proches du Cheikh se rendirent compte que ce jeune n'hésitait pas à emprunter le chemin du bien et que nul ne pouvait l'égaler dans la recherche du bien et dans la fuite du mal, ce qui leur fit comprendre que la naïveté a sottise et la stupidité apparentes cachent parfois sagesse et intelligence. C'est pourquoi leur pessimisme à l'égard de l'avenir du jeune homme devint optimisme.
C'est alors que son éminent père commença à l'observer discrètement parmi ses frères. Tantôt il l'envoyait auprès de son illustre parent MBACKE DOUMBE, l'oncle maternel de sa mère, afin qu'il veillât à son éducation; tantôt il le confiait à Muhammad Bousso, son oncle maternel et l'ami intime de son père.

Muhammad Bousso fut un maître éminent, érudit et noble dont le cœur était pur et la droiture morale satisfaisante.

La supériorité intellectuelle et morale du Cheikh est attestée par deux choses parmi d'autres; d'abord, le maintien par lui de la pureté de sa nature, son souci spontané et constant d'acquérir les connaissances et les sciences, son facile apprentissage et sa rapide compréhension. En effet, il n'avait jamais entrepris l'étude d'un livre avec un de ses condisciples ou collectivement sans qu'il l'assimilât le premier et l'expliquât à ses condisciples pour corriger leurs connaissances.
D'autre part, il est parvenu à ma connaissance que son père, l'imam, enseignait rapidement et détestait la répétition de ses leçons. Et notre Cheikh, par pudeur et par respect, n'osait pas exiger cette répétition.

Aussi, révisait-il seules ses leçons. Et quand Dieu l'avait aidé à comprendre, il revenait à ses camarades pour leur expliquer leurs leçons.

Leur école était une des écoles les plus célèbres et les plus fréquentées. J’ai une fois entendu le Cheikh parler ainsi de son passage en cette école : " Personne dans cette école ne pouvait m'égaler dans mon effort d'acquérir la science, à l'exception d'un homme de Lappé, nommé Balla Mame TOURE.

En effet, cet homme était aussi intéressé à l'étude que moi. Mais j'étais plus scrupuleux que lui. Et en cela il m'imitait."

Le fait de souligner cette supériorité constitue un conseil qui nous est destiné pour nous rappeler que la science est une lumière que son détenteur doit, à l'aide de la rigueur morale, protéger contre les choses douteuses afin qu'elle reste éclatante et durable.

Le coran dit: "SI VOUS CRAIGNEZ DIEU, IL VOUS ACCORDERA LA POSSIBILITE DE DISTINGUER LE BIEN DU MAL"(8/29)

Il est aussi une des choses qui témoignent de l'intelligence du Cheikh: sa conformité, durant toute sa vie, aux exigences de la sagesse, aussi bien dans le domaine des pratiques culturelles que dans celui de ses relations avec ses semblables. Son intelligence lui permettait de saisir le sens profond des textes, et sa mémoire conservait ce qui lui était confié en matière de science et de bonne nouvelle. Il n'oubliait presque rien. On évoquait souvent des choses qu'il avait faites en notre présence ou en présence d'autres personnes et qu'on avait partiellement ou entièrement oubliées. Mais lui, il s'en souvenait parfaitement. Ainsi n'oubliait-il jamais un livre qu'il avait étudié.

Le Cheikh me dit un jour à propos du livre d'Ibn Buna intitulé " la Mise en vers du Tassehil" qui est bourré de citations de la littérature classique servant à justifier les options de l'auteur: "J'ai appris par cœur ce livre avec les citations qui y sont insérées, quand je l'étudiais. Et je voulais savoir ces jours-ci si je n'avais pas encore oublié ce livre. Je me suis assis pour m'efforcer de le réciter, et j'ai réalisé, à mon grand étonnement, que je n'en avais rien oublié". Rares étaient ceux parmi les gens des écoles, qui savaient ce livre par cœur de cette manière. La mémoire du Cheikh demeurait donc bien fidèle au temps ou nous eûmes cet entretient. Pourtant le domaine de ces activités, à cette époque, s'étendait, outre la dévotion et la composition de poèmes et de livres, à la direction de ses adeptes, à l'administration de leurs affaires et à la réception et à l'hébergement de ses hôtes nombreux, activités que les grands monarques seraient incapables de concilier.

Mais Dieu soutient celui qui se consacre à Lui. Or ce Cheikh s'était entièrement effacé (pour les mystiques l'effacement signifie l'anéantissement de l'individualité de l'homme absorbé dans l'essence de Dieu, état à la suite duquel on arrive à la contemplation de Dieu (en ses attributs) pour n'exister qu'en son Seigneur. Et Celui-ci s'occupa de son âme, de ses actions et de ses états, le protégea et lui conserva tout. C'est pourquoi il n'y avait ni insouciance ni oubli de la part du Cheikh.
J'ai entendu mon frère Cheikh Mouhammad Moustapha et mon oncle paternel Cheikh Massamba dire qu'il leur avait raconté qu'il avait appris par cœur de nombreux textes relatifs aux différentes disciplines de la théologie, de la mystique, du droit islamique et des prières, tels les ouvrages d'Ibn Ata Allah (Mort en 1309)" Dalal il al-Khayrat" ," Nafh al-tib "," Risala" , les écrits de Sanusi (Mort en 1490) ainsi que le texte du " Mukhassar "qui est un important traité islamique selon le rite malikite écrit par Khalil b Ishak ( Mort en 1374).

Souvent il nous récitait des passages successifs situés à des endroits différents de ces ouvrages, ce qui ne lui aurait pas été possible s'il ne les avait pas appris par cœur. Ses écrits brefs mais riches témoignent de l'étendue de ses connaissances.

En somme, Il fut un miracle dans son apprentissage par cœur et dans la maîtrise de son savoir. Il fut le dépositaire du Coran et du Hadith, le trésor de leurs secrets et la source de leurs sciences parce qu'il les avait bien assimilés et en avait fait l'exégèse. Il possédait en abondance toutes sortes de sciences et la connaissance des idées profondes du Coran et du Hadith qu'il élucidait pour ses disciples.

De sa perfection intellectuelle témoigne encore le fait que, nonobstant les visites des nombreuses délégations comprenant des rois, des princes, des ulémas, des Saints, des adeptes, des infirmes, des besogneux et d'autres visiteurs, et malgré les tumultes et la bousculade devant ses portes des gens différents quant à leur aspects, leurs rangs et leurs besoins, et ce, nuit et jour, en été comme en hiver, et en dépit aussi de son souci permanent de diriger dans la grande mosquée les cinq prières canoniques et leur suite de prières facultatives, et malgré enfin sa constante préoccupation d'écrire des éloges du Prophète (p.p.s.s.l) et des glorifications de Dieu et de son messager (il produisait de ces écrits dans l'espace d'un mois une quantité tellement importante que nous nous disions que dix personnes ne sauraient la recopier quand bien même elles y travailleraient continuellement) malgré tout cela, dis-je, il ne confondait jamais les besoins, et faisait toute chose en son temps sans reporter un rendez-vous ou manquer une rencontre.

A vrai dire, le vers suivant d'Abu Nawwas, où il dit :

"il n'est point absurde que Dieu réunisse le monde en une seule personne".

Ce vers, dis-je n'est vrai à l'égard de personne hormis les Prophètes et les Compagnons tel qu'il l'est à l'égard du Cheikh (Dieu soit satisfait de lui).

Quel esprit peut demeurer lucide devant des activités si nombreuses sans être troublés et affaibli ?
Quel cœur serait assez large pour embrasser tous ces problèmes sans se rétrécir?....
Mais Dieu soutient quiconque se consacre à Lui.

LA PUDEUR DU CHEIKH

Il lui arrivait souvent dans sa maison de surprendre un homme entrain d'endommager quelque chose ou de pénétrer dans quelque lieu sans permission. Tout en détestant ces actes il se contentait d'identifier l'intrus, sans que celui-ci s'en aperçut, et de disparaître discrètement jusqu'à ce que l'individu sortit de la maison. Puis à cause du devoir d'ordonner le bien et de défendre le mal, devoir qui lui incombait d'une manière particulière envers ses disciples, il réunissait ceux-ci avec le malfaiteur, et leur adressait des reproches d'une manière générale et indirecte, mais de telle sorte que le malfaiteur, s'il était intelligent, comprenait qu'il était visé, même si le Cheikh n'ajoutait rien en cela.

Quant à sa méfiance de porter atteinte à l'honneur d'autrui, on peut en parler sans embarras. En effet, il avertissait ses disciples contre la médisance et la calomnie de telle sorte que nulle n'osait le commettre. Il ne tolérait même pas cette sorte de médisance dite licite qui consiste à entretenir son compagnon d'une personne absente, même si ce n'était pas dans l'intention de faire connaître les défauts de cette dernière.

Dans ses sermons, les lettres et ses recommandations, il avertissait ses disciples solennellement et souvent contre la médisance et la calomnie. A ce propos, je l'entendis dire: "L'honneur des prophètes, des saints et des ulémas pratiquants est empoisonné. En effet, tenir à leur égard des propos défavorables ressemble à avaler du poison le plus virulent.

LA LIBERALITE DU CHEIKH

Quant à la libéralité et la générosité, elles constituaient ses caractéristiques les plus évidentes. Rien ne lui était trop cher pour être donné. Incité à la bienfaisance par sa conscience, il choisissait les autres la meilleure part de ses biens à son propre préjudice. En effet, c'est la libéralité qui constituait son plus grand plaisir.

Son habile chantre Muhammad ibn Al-Mu'alla dit dans un poème en son honneur:

"Quand il s'empresse de se montrer généreux et bienfaisant, il fait oublier Ma'an, Ka'ab, Hatim, Harim et la famille de Muhallabé"

(Ces noms cités sont des Arabes de l'époque antéislamique réputé pour leur libéralité légendaire).
Aussi avait-il atteint une extrême générosité.

Il avait, par libéralité, donné à son père le fruit de son travail alors qu'il ne possédait rien.

La générosité qui consiste à pardonner est supérieure à celle qui consiste à donner. Il n'hésitait pas à venir en aide à un quêteur, un visiteur ou un besogneux. Il prodiguait sa nourriture quotidienne alors même qu'il ne conservait qu'elle, son vêtement alors que rien d'autre ne le protégeait du froid, son cheval alors qu'il ne possédait pas d'autre monture, ses livres quoiqu'il ne dépendit que d'eux et la récolte de son champ alors qu'il n'épargnait rien d'autre. Il faisait tout cela pour plaire à Dieu, par confiance en Lui et par renoncement à toute autre chose que Lui.

IL a désobéit Satan qui menace de pauvreté et incite aux turpitudes, et a obéit à Dieu. Car Dieu lui a promis pardon et grâce. Dieu est omniscient et omniprésent.

Dieu l'a protégé contre Satan, a éloigné de lui pauvreté et turpitude et a réalisé la promesse qu'il lui avait faite en lui accordant une immense faveur.

En récompense du travail gratuit que le Cheikh avait accompli pour son père, Dieu emmena vers lui des adeptes parmi lesquels se trouvèrent des artisans qui lui construisirent des mosquées et des chaires et lui fabriquèrent diverses sortes d'instruments et d'outils. Ces adeptes furent si fidèles qu'ils se vouèrent au service de leur Cheikh dans le seul but de lui plaire. Celui-ci, n'ayant nul besoin des biens apportés par ses disciples de toutes les régions du pays, les prodiguait aux hommes réputés pour leur piété et leur science.

L'ASPECT SCRUPULEUX DE LA PERSONNALITE DU CHEIKH.

Par scrupule wara, par générosité d'âme et par sa confiance en Dieu, il concéda à ses partenaires la part qui lui revenait de la propriété commune. C'est pourquoi il laissa à son frère aîné et à son oncle maternel les biens communs qui lui revenaient de droit. C'est également dans le même souci qu'il s'abstint d'habiter ou de cultiver la concession commune héritée de l'ancêtre Muhammad le Grand(il s'agit du village de Mbacké Baol fondé par Maaram Mbacké (1702-1802), et qu'il construisit ses maisons bénies et destinées à la dévotion, sur un terrain qui, à ma connaissance n'avait pas de propriétaire.

A ce propos, Makhari Dia, un des grands disciples du Cheikh, m'a raconté qu'au temps ou il dirigeait les travaux des disciples, le Cheikh leur disait souvent: " Ne vous approchez pas de la propriété d'autrui "

Cette attitude même rappelle sa stricte auto observation et sa crainte de Dieu dont je vais vous donner un exemple qui vous permettra d'avoir une idée des autres aspects de la conduite du Cheikh: aux heures de la prière le Cheikh n'acceptait pas qu'un seul travail fut accompli avant la célébration de la prière. C'est pourquoi les disciples interrompaient leurs activités dés qu'on se préparait pour la prière. Quant au hasard, un étranger, ignorant la discipline en vigueur dans la maison du Cheikh, avait accompli un travail au moment ou l'on célébrait la prière, le Cheikh donnait à l'auteur du travail l'ordre de défaire tout ce qui avait été fait pendant la prière et de le reprendre. De même, il refusait pendant les jours du Ramadan les services de ceux qui ne jeûnaient pas....".

Source Assirou.net

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Mercredi 3 Février 2010





1.Posté par regreg le 03/02/2010 08:26
Du n importe quoi. Pouequoi cacher qu il est peul et sa mere vienne des boussobe du fouta. Pourquoi racontez partout qu il est parent de El malick alors qu EL Malick est peul du fouta Tooro. Quel complexe. Son nom c est Amadou Bamba Ba. Mbacke n est pas un nom connu au Senegal.

2.Posté par AC le 03/02/2010 08:31
Donc le jour de la célébration de la secte c'est aujourd'hui ?

Bonne fête à tous ceux qui se font bien avoir !

3.Posté par thiey yalla le 03/02/2010 08:32
Bin dis donc,
on est proche de la perfection là.
euskey

4.Posté par ZIZNY le 03/02/2010 09:16
cette biographie n'illustre pas le cheikh , ca passe a cote completement, faudra nous dire la vraie biographie du cheikh .

5.Posté par Saliou le 03/02/2010 09:32
Zizny cette biographie illustre bien Cheikhoul Khadim car venant de son propre fils Serigne Bassirou Mbacke via son livre Minanil Baaqil Khadim. Mais si tu te sens pas satisfait ou si tu as une autre biographie plus fiable que celle ci, publie la c mieux que de tomber dans des spéculations inutiles. Ngue baal me akh, Bon Magal a tous.

6.Posté par kawteef le 03/02/2010 13:14
A la lumière de ce que j'ai lu,il ne lui reste que l'Odre de Mission de Mawlana tabaraka taalah!! pour etre un vrai Rassoulou Nabi! un vrai Prophete


7.Posté par Rappel le 03/02/2010 14:12
Dieu dit: {Ô vous les croyants ! Qu'un groupe ne se raille (se moque) pas d'un autre groupe ceux-ci sont peut-être meilleurs qu'eux, et que des femmes ne se raillent pas d'autres femmes : celles-ci sont peut-être meilleures qu'elles. Ne vous dénigrer pas et ne vous lancez pas mutuellement des sobriquets (injurieux). Quel vilain mot que lorsqu'on a déjà la Foi. Et quiconque ne se repent pas Ceux-là sont les injustes.} (49/11)

8.Posté par dioulite le 03/02/2010 14:30
"Depuis le temps de son allaitement, il avait l’habitude, chaque fois qu'on l'amenait dans des endroits ou des jeux et des pratiques prohibées par la loi religieuses avaient lieu, de montrer une répugnance et de s'emporter si violemment qu'on craignait qu'il n'en revint plus."

moi je veux savoir qui l'amenait depuis qu'on l'allaitait dans les lieux où ya des pratiques interdites par l'islam?khana dou la sainte sokhna Diarra dé?

9.Posté par s faty mbacke le 03/02/2010 19:21
c bien rédiger de ta part ya rien a dire le chien aboi et le caravane passe serigne touba amoul morooom

10.Posté par wi le 03/02/2010 20:13
degueula serigne "Cheikh Ahmadou Bamba" amoul moroom, vrai que kemouma loudoul "Yalla", wayé un jour damadone léyaaw beutheug serigne bamba si bimaay nelaaw mou takhaw tankeuyi laloul souff mounéma talaal sa lokho ma nianal-la bilaye nimoumel si photo bi nonouh lako guissé, depuis la kham ni nittou yalla la dieuredieuf Serigne touba amoulo moroom

11.Posté par bokk le 03/02/2010 20:27
Je recommande egalement la lecture de l'ouvrage du professeur Cheikh Babou (university of Pennsylvania), THE GREATER JIHAD, Ohio University Press.

12.Posté par ndiaye le 17/08/2010 21:51
seule le bien et la verité sont conteste, on n 'a jamais vu quelqu un contester les tirants et les diables qui tiranisent la terre, mais les hommes de DIEU à commencer par le prophete mohamed psl, donc gloire à toi serigne touba, toi qui n a pas hesiter à donner ta vie pour DIEU, ton prophete et pour toute l humanite,

DIEU te paie et ne cesse de te payer car amo morom t bala nite di ko meuna gueme guene sénégal, ba dem si rewoume gnila done terrer djouly thi sen gal, taye wakhoumala sen gual, waye sen palais sakh! saye talibes djoulenagnoufa gnouye khole t menougnousi darra

talle bou yayya tall ken menousi darra ta fait parfaitement ta mission et ta aussi laisser derriere toi gnoulaye ligueyal, kon khadimourassoul thi kaw, si kanam

13.Posté par crazy le 17/08/2010 22:13
s'il été vraiment un envoyé de Dieu, le Coran nous auré prévenu de sa venu

14.Posté par fatou bintou thiam le 16/02/2011 16:35
Serigne touba amoul kou ame morome dousa morome is the first

15.Posté par Chérif Abdalah le 21/02/2011 01:00
A qui v l'entendre, Cheikh Ahmadou BA est bien PEULH du Fouta Toro, Mbacké, s'il vous plais me montrer une personn du nom de Mbacké qui n'est pas de la famille de Cheikh, ceci demeurera à jamais impossible car il n'ya un nom de famill qui appartien à une seule famill. Tall, SY, Niass tous ya na qui n sont pas issu des famill religieuses;
Mes amis Goléré; Village de Ahmadou BA, Boussobé un quartier habite qu des gens du nom de Bousso ou est issu Diariatou Bousso, la mère du Ahmadou BA, Les Vrai Mourides le savent Bien, Je sui Tidianes mais je suis Mourides, Cheikh BA est un homme de Dieu et je comprends que tout le monde veut s'en approprié; mais dire la véeité par respect des lecteurs!!!! Merci de comprendre

16.Posté par mohamed sy le 21/02/2011 01:16
mais mes fréres pourkoi discutez-vous sur des choses inutiles. je pense qu'on auraient du discuter sur des choses de foi par. Ahmadou bamba est bien originaire du fouta toro donc forcement peul parce que nous savons tous d'où se trouve son pays natale. c'est a Golleré. et il faut savoir que Bamba est un prénom et non un nom do.nc son nom de famille est BA. il faut savoir aussi que le fouta avait toujours eu des hommes pieux ça c'est bien avant cheikh bamba. car le fouta est comme un usine ou dieu fabrique des gens bien. comme Malick Sy qui n'est pas de tivaoune mais qui est originaire de Gaya au Fouta merci de votre compréhension!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

17.Posté par issa fall le 21/02/2011 01:23
c'est MOHAMED notre prophète qu'on devrait dire Amoul morom comment peut-on être serviteur de quelqu'un et se comparer a lui je pense qu'on devrait réfléchir sur ça merci de votre compréhension.

18.Posté par Alla Mbaké le 21/02/2011 01:39
Merci mon frère Chérif Abdalah de la clarification de l'origine de notre Guide et Marabout, c'est vrai que Cheikh et d'origine Foutanké, nous le savons bien;mais il faut comprendre que le Talibé mouride ne veut le partager avec quiconque car notre arrière grand père est une personne qui animé de courage, de bien faits, qui s'est s'accrifier pour l'avenir du Mouridisme, qui s'est privé de tout son bonheur pour isser L'Islam, notre religion au devant de tout les autres. IL était d'une piété parfaite, un fidèle serviteur du Prophète (PSL). Merci Chérif et comprenez nous

19.Posté par ndiaye le 21/02/2011 21:27
Dieu ne fait pas de distinction entre les peuples peut importe l appartenance du cheikh, la vérité, c est ce qu on voit aujourd hui li ko yalla faye sy ligueyale boromame, donc discutionbi amoul sens tatanou si aye dieufam t liguayale yalla lagnou wakh peul ou serrere dou mo am solo si kanamou yalla, nagnou settalle kholyi t yenanter lou bakh lolou moye deugg

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