"C'est la raison pour laquelle l'Afrique du Sud, la Mauritanie, le Maroc, la Libye, l'Algérie et le Tchad sont invités à participer au sommet de dimanche", a-t-il précisé, ne citant que des pays du continent africain. Cette source n'a pas précisé s'il était envisagé d'envoyer au Mali des militaires non africains. Elle n'a pas non plus indiqué si ces troupes supplémentaires seraient destinées à combattre ou non. Une fois adopté, ce plan sera transmis aux Nations unies via l'Union africaine (Ua), selon le président de la Commission de la Cedeao, Kadré Désiré Ouedraogo. "Le besoin urgent de stopper les pratiques mafieuses et criminelles des groupes terroristes et les atrocités commises dans l'impunité par les extrémistes justifie une forte mobilisation aux côtés du Mali", a déclaré M. Ouedraogo en ouverture de la réunion, qu'il a qualifiée de "tournant décisif" dans la recherche d'une sortie à la crise malienne. Le secrétaire d'Etat nigérian aux Affaires étrangères, Nurudeen Mohammed, a estimé que si l'insécurité dans la région du Sahel n'était pas contenue, elle représenterait "un danger énorme pour le continent africain et pour le reste du monde". Le plan adopté à l'issue du sommet doit préciser la composition de la force soutenue sur le plan logistique par des pays occidentaux, le niveau de participation des différents pays africains, le financement et les moyens militaires dont la force devra disposer.
Double approche
M. Ouedraogo a répété que la Cedeao devrait continuer à avoir une double approche dans la résolution de cette crise, avec, d'un côté, la poursuite des tentatives de "dialogue politique" et, de l'autre, une "pression militaire" sur les groupes islamistes armés.
Le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Daniel Kablan Dunkan, a rappelé, dans son discours, que le conseil de médiation et de sécurité de la Cedeao avait "invité" Bamako à créer un "comité de négociation" pour faciliter le dialogue. Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), un des trois groupes armés islamistes qui occupent le nord du Mali, a accepté de discuter avec le président burkinabé, Blaise Compaoré, médiateur de la Cedeao, et s'est dit prêt au "dialogue" avec Bamako. L'envoyé spécial du secrétaire général de l'Onu pour le Sahel, Romano Prodi, avait déclaré, jeudi, après un entretien avec le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, qu'une intervention militaire au Mali n'interviendrait qu'en "dernier ressort". L'Algérie, qui pourrait jouer un rôle clé dans le cas d'une opération armée, grâce à l'importance de ses moyens militaires et la compétence de ses services secrets, a exprimé jusqu'à présent sa préférence pour une sortie de crise par le dialogue. Le pays a une frontière commune de 1.400 kilomètres avec le Mali. La France a toujours dit qu'elle n'interviendrait qu'en soutien logistique à une intervention entérinée par le Conseil de sécurité de l'Onu. Selon le ministère français de la Défense, une mission européenne d'entraînement des forces africaines au Mali, qui pourrait mobiliser 200 militaires, sera discutée par les ministres de la Défense et des Affaires étrangères de cinq pays européens, le 15 novembre, à Paris.
AFP
Double approche
M. Ouedraogo a répété que la Cedeao devrait continuer à avoir une double approche dans la résolution de cette crise, avec, d'un côté, la poursuite des tentatives de "dialogue politique" et, de l'autre, une "pression militaire" sur les groupes islamistes armés.
Le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Daniel Kablan Dunkan, a rappelé, dans son discours, que le conseil de médiation et de sécurité de la Cedeao avait "invité" Bamako à créer un "comité de négociation" pour faciliter le dialogue. Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), un des trois groupes armés islamistes qui occupent le nord du Mali, a accepté de discuter avec le président burkinabé, Blaise Compaoré, médiateur de la Cedeao, et s'est dit prêt au "dialogue" avec Bamako. L'envoyé spécial du secrétaire général de l'Onu pour le Sahel, Romano Prodi, avait déclaré, jeudi, après un entretien avec le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, qu'une intervention militaire au Mali n'interviendrait qu'en "dernier ressort". L'Algérie, qui pourrait jouer un rôle clé dans le cas d'une opération armée, grâce à l'importance de ses moyens militaires et la compétence de ses services secrets, a exprimé jusqu'à présent sa préférence pour une sortie de crise par le dialogue. Le pays a une frontière commune de 1.400 kilomètres avec le Mali. La France a toujours dit qu'elle n'interviendrait qu'en soutien logistique à une intervention entérinée par le Conseil de sécurité de l'Onu. Selon le ministère français de la Défense, une mission européenne d'entraînement des forces africaines au Mali, qui pourrait mobiliser 200 militaires, sera discutée par les ministres de la Défense et des Affaires étrangères de cinq pays européens, le 15 novembre, à Paris.
AFP
Intervention au Nord Mali : La Cedeao étudie un plan d’envoi de 5.500 soldats
