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Intervention au Nord-Mali : La Cedeao demande à Bamako de réviser ses conditions

ABIDJAN : La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) a demandé à Bamako de revoir sa copie pour remplir les conditions d'une intervention armée ouest-africaine dans le nord du Mali. Cette zone est controlée depuis cinq mois par des islamistes armés.



Intervention au Nord-Mali : La Cedeao demande à Bamako de réviser ses conditions
Les ministres ivoiriens des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan, et de l'Intégration africaine, Ally Coulibaly, se sont rendus, jeudi, à Bamako pour remettre au président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, la réponse à la demande officielle d'aide qu'il a adressée début septembre à la Cedeao. Deux des trois points évoqués par Bamako posent problème et ne permettent pas un "accomplissement efficace" d'une éventuelle intervention, selon des sources diplomatiques ouest-africaines. Dioncounda Traoré a expliqué clairement que "le déploiement de forces militaires combattantes est sans objet" à Bamako, conformément au vœu de l'ex-junte militaire qui a renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré.
Pour la Cedeao, les autorités maliennes doivent accepter le déploiement à Bamako d'un minimum d'éléments, tant pour assurer la logistique de l'opération que pour sécuriser les institutions de transition, selon ces sources diplomatiques.
Le président par intérim malien a aussi souligné qu'il ne veut pas que des troupes ouest-africaines combattent, mais qu'elles apportent un soutien logistique et aérien, ainsi qu'une participation au maintien de l'ordre, une fois les villes du Nord reconquises. De son côté, la Cedeao estime qu'une aide à la formation de l'armée malienne et un appui logistique et aérien ne sont pas suffisants et que les troupes ouest-africaines ne doivent pas être confinées dans une position passive. Mercredi, le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne, avait estimé que les "conditions" de Bamako "font qu'il est impossible pour la Cedeao aujourd'hui d'être efficace sur le terrain". Le même jour, une source officielle à Bamako avait déclaré à l'Afp, sans vouloir être citée : "Le Mali a besoin de l'aide de la communauté internationale mais pas de n'importe quelle aide".
Cette source officielle malienne avait insisté sur la nécessité pour le Mali de faire ses propres choix : "Si une intervention de troupes étrangères est nécessaire, nous voulons que les pays volontaires se manifestent et que le Mali choisisse les pays qui lui conviennent. C'est également à nous de déterminer la durée du déploiement des troupes chez nous et où elles doivent être positionnées." La Cedeao, qui prépare depuis plusieurs mois le déploiement de 3.300 soldats au Mali, attend désormais une réponse du président Dioncounda Traoré. Si un accord est trouvé, elle transmettra à l'Union africaine un projet de résolution qui devra ensuite être examiné et approuvé par le Conseil de sécurité des Nations unies.
Une conférence internationale sur le Sahel, présidée par le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, est prévue, le 26 septembre, à New York.
(AFP)

Samedi 22 Septembre 2012



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