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Interdiction des «Jakarta» à Tivaouane : Les conducteurs décrètent la désobéissance

Les chauffeurs de motos «Jakarta» ont décidé de braver les interdictions préfectorale et religieuse. Ils n’entendent pas abandonner leur «unique source de revenus» pour les beaux yeux du préfet ou du porte-parole de la famille Sy.



Interdiction des «Jakarta» à Tivaouane : Les conducteurs décrètent la désobéissance
(Envoyé spécial) - Malgré l’interdiction préfectorale, les motos «Jakarta» continuent de circuler dans la ville de Thiès et dans la cité religieuse de Tivaouane qui célèbre demain, mercredi, son Gamou annuel. Les chauffeurs de ces engins qui ont fait de ce métier leur gagne-pain, semblent défier les autorités administrative et religieuse. Pourtant, même le ministre de l’Intérieur, le Général Pathé Seck, avait récemment profité d’une visite à Thiès pour avertir les conducteurs des motos «Jakarta». Et il n’est pas le seul. Abdoul Aziz Sy Al Amine, porte-parole de la famille Sy de Tivaouane, s’est prononcé, il y a quelques jours, pour l’interdiction totale de ces engins qui sont impliqués ces derniers temps dans de nombreux accidents. A sa suite, le préfet de la région de Thiès a pris un arrêté interdisant leur circulation dans la ville de Thiès et la cité religieuse. Mais, les chauffeurs de «Jakarta», des jeunes pour la plupart, n’entendent pas abandonner leur métier. D’ailleurs, hier, ils se sont massés devant la gouvernance de la région de Thiès pour exiger la suspension de la mesure, mais aussi montrer leur détermination à ne pas céder. Ainsi, malgré les interdictions, ces engins circulent au nez et à la barbe des forces de l’ordre dans la cité religieuse et au centre de la ville de Thiès. D’ailleurs, on compte plus de «Jakarta» que de taxis clandos à la gare routière de Tivaouane.

«Je suis au courant de cette interdiction, mais on n’a vraiment pas le choix. Nous n’avons pas d’alternative», se défend Ousmane. Ce dernier, devenu propriétaire de son engin après avoir travaillé durant trois ans pour le compte d’un particulier, ne voit pas de raison de changer de métier. «C’est un métier comme tout autre. Je gagne ma vie comme n’importe qui. Alors, de grâce, qu’on cesse de nous diaboliser», fulmine ce jeune homme originaire de Fatick qui demande la régulation de leurs engins et de leur métier. La vingtaine révolue, Malick roule depuis bientôt deux ans pour le compte d’un professeur de lycée. Son rêve maintenant, c’est d’être propriétaire de sa source de revenus. «Mon ambition, c’est d’avoir ma moto à moi. Et je travaille pour réaliser mon rêve. S’il plait à Dieu, d’ici la fin de l’année, j’aurais l’argent nécessaire pour m’en acheter une», dit-il.

Avec les calèches, ces motos assurent l’essentiel du transport urbain dans la cité religieuse de Tivaouane. Elles sont également très prisées dans la ville de Thiès à cause de leur rapidité, mais du coût bas de leurs courses. Là où un chauffeur de taxi réclame entre 500 et 700 francs, le conducteur du «Jakarta», lui, ne demande que 200 francs. Et les affaires marchent bien pour ces conducteurs, avec des recettes journalières qui peuvent avoisiner 5 mille francs. Les recettes de Malick tournent entre 2 et 4 mille francs par jour. Et avec un versement journalier de 2 mille francs au propriétaire, il gagne autour de 2 mille francs par jour sans compter son salaire à la fin du moi.

Walfadjri Charles Gaïky DIENE

Mardi 22 Janvier 2013



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