Référence multimedia du sénégal
.
Google

Insalubrité Routes Impraticables et maisons inondées: Ces maux dont souffrent les banlieusards en hivernage

Article Lu 1499 fois

L'hivernage est la période la plus redoutée en banlieue, du fait de ses lots de désagréments qu'il ne cesse de causer aux populations riveraines. Aujourd’hui, l'image de la ville de Guédiawaye est peu reluisante avec les montagnes d'ordures exposées en pleins terrains vagues. Certaines routes sont presque englouties par les eaux de pluie, obligeant les chauffeurs à faire de grands détours. Sans compter ces populations qui vivent dans les eaux. Reportage narines bouchées…



Insalubrité Routes Impraticables et maisons inondées: Ces maux dont souffrent les banlieusards en hivernage
Il est 11 heures passées de quelques minutes sur le terrain vague de la cité Hamo III. Des femmes avec des bassines remplies d'ordures, viennent tranquillement les déverser sans même se soucier des gens qui habitent aux alentours. Elles fournissent comme prétexte la rareté des voitures de ramassage. Ici, au niveau de la cité Hamo III, les habitants ne peuvent plus respirer à cause de l'odeur nauséabonde qui dégage des ordures.
Des carcasses d'animaux en décomposition, des déchets en plastique de toutes sortes, des mouches voltigeant par-ci et par-là, une mauvaise odeur polluant l'atmosphère, tel est le spectacle qu'offre cette partie de la banlieue. « Personne ne peut plus respirer ici à cause de la mauvaise odeur. Avec les eaux de pluies, les ordures commencent à se décomposer. Maintenant, la situation est insoutenable. Nous avons maintenant un véritable "mbeubeuss" chez nous. Partout maintenant, les gens déposent leurs ordures et surtout sur les zones stratégiques. Il y a beaucoup de vermines. C'est une mauvaise image pour notre cité », souligne un riverain.
Un autre de dire : « Même les filaos longeant le long de la mer, servent aussi de dépotoir d'ordures. En cette période hivernale, avec l'absence des camions de ramassage, les gens attendent la nuit pour venir jeter leurs ordures. Si les autorités ne réagissent pas, c'est la mer qui va recevoir un sacré coup. Il faut que les gens sachent qu'avec ces ordures, c'est leur propre santé qui est menacée ». Les gens cohabitent avec les ordures comme si cette situation ne les dérange pas. Au niveau des filaos, c'est un véritable dépotoir d'ordures. Les gens jettent toutes sortes d'ordures. Une montagne de carcasses de télévisions, témoigne que certains réparateurs de postes de téléviseurs sont parmi les grands pollueurs.
Sans défense, la nature est agressée en longueur de journée. Que de désolation pour cette partie du littoral où il fait bon vivre. Les hommes ont encore une fois montré leur antipathie pour la nature qui subit sans défense des agressions de leur part. Presque tout au long des rues, les gens déposent des ordures sans tenir compte de ce que cela représente pour les riverains. « En cette période hivernale, nous sommes confrontés à pas mal de problèmes, surtout les odeurs nauséabondes dégagées des ordures. Aujourd'hui, c'est un peu partout à travers la banlieue, les ordures sont abandonnées sur les terrains vagues. Avec les eaux de pluie, elles se décomposent. Cette situation peut causer beaucoup de maladies aux enfants », note Abdou Diène.
Le problème des ordures, en cette période hivernale, constitue un véritable casse-tête pour les populations, surtout avec les routes englouties par les eaux, rendant très difficile leur ramassage. Ce problème peut menacer la nappe phréatique. Aujourd'hui, en banlieue, les populations utilisent les eaux provenant des pompes. Ces eaux sont tirées directement de la nappe phréatique et la présence des ordures peut constituer un réel danger pour la consommation.

Ramassage des ordures, un gagne-pain des charretiers !

Cette situation des ordures, profite aux charretiers qui circulent à travers les artères de la banlieue pour ramasser les ordures moyennant une somme d'argent allant même jusqu'à 500 FCFA. La plupart du temps, ce sont des jeunes sans protection, qui ramassent les ordures à longueur de journée. Ils ne craignent même pas le danger qui les guette.
Ce qui importe pour eux, c'est l'argent qu'ils gagnent. « Nous ciblons les cités Hamo, car les gens qui habitent ces quartiers-là sont prêts à donner beaucoup d'argent pour se débarrasser de leurs ordures ménagères. C'est vrai, nous n'avons pas de masque, ni de gants mais à la descente, on achète du lait. Nous courons de graves risques, mais, il nous faut vivre. On peut gagner jusqu'à 5000 Fcfa pour une journée ». Et notre interlocuteur d’ajouter : « Nous allons au niveau des filaos pour déverser les ordures. Vous savez, durant la période hivernale, les camions de ramassage viennent rarement et certaines zones sont inaccessibles. Il n'y a que les charretiers qui peuvent accéder là-bas », note un charretier dont la vingtaine a sonné. Un autre plus jeune estime : « depuis que j'ai commencé à ramasser des ordures, je note fréquemment des boutons sur ma peau.
Comme les camions de ramassage viennent rarement et que certaines zones sont inaccessibles, nous profitons de la situation pour nous faire de l'argent et cela à nos risques et périls ». Ces charretiers ne mesurent pas les risques qu'ils peuvent encourir. C'est l'appât du gain qui les intéresse le plus. À cela vient se greffer la situation chaotique des routes.

Routes englouties par les eaux

Il suffit que le ciel ouvre ses vannes, pour que les routes soient sous les eaux. Avec les dernières pluies enregistrées, certaines routes de la banlieue, sont impraticables. La route logeant la corniche, juste au niveau des Hamo V et IV, est engloutie par les eaux. Cette situation rend très difficile la circulation. « Cette route est presque impraticable. Elle est sous les eaux. Nous sommes obligés de faire des détours pour ne pas tomber en panne sous les eaux. Cette situation crée des embouteillages monstres au niveau de la corniche », note un chauffeur.
Et son camarade de poursuivre : « Les chauffeurs de clandos ne s'aventurent plus sur cette partie de la route. Beaucoup de clandos tombent en panne en contact avec les eaux. Les gens profitent de la situation pour jeter des ordures sous les eaux. Ce qui rend encore plus difficile la situation. La période hivernale est très redoutée ici au niveau de la banlieue parce qu'elle cause beaucoup de désagréments aux gens ». Les gens sont obligés de poser des briques pour passer. Les eaux commencent à dégager une odeur nauséabonde.

Les maisons aussi sous les eaux !

Dans certains quartiers comme la cité "Djinkop", des maisons entières sont inondées ainsi que des terrains vagues. Au niveau de ce quartier, les résidents érigent des sacs de sable pour arrêter les eaux. Ces sacs leur permettent aussi d'accéder à leur demeure. À chaque fois que le ciel est nuageux, ces populations sont habitées par une peur bleue. « Dans notre maison, les eaux de pluies sont toujours là-bas. Le phénomène d'inondation est loin de connaître son épilogue. À chaque pluie, nous sommes obligés de dégager les eaux de pluie des maisons. Vous voyez, notre terrain vague est presque sous les eaux. Les populations profitent de la situation pour venir nuitamment déposer des ordures.
Nous sommes confrontés au quotidien à un problème d'insalubrité », avance Momar Guèye, habitant le quartier. En cette période hivernale, les habitants de la banlieue ne savent plus à quel saint se vouer. Ils assistent au quotidien à la dégradation de leur cadre de vie, comme si les autorités ne sont pas intéressées par le sort de ces derniers. La plupart du temps, la municipalité se contente de procéder au désensablement des rues, sans véritablement attaquer le véritable problème des ordures.

Massaër DIA
Source: Le Matin

Article Lu 1499 fois

Vendredi 17 Août 2007

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State