(Correspondance) - Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche tient l’autorité publique pour seule responsable de «l’indiscipline qui frise la sauvagerie» des Sénégalais au sein du pays et à l’étranger en particulier dans les aéroports et à la Mecque. Selon lui, l’autorité publique ne mesure pas, à sa juste valeur, son devoir d’inculquer des valeurs, d’imprimer à la nation entière un comportement et de façonner son attitude et ses aptitudes. Hésitante lorsqu’elle se sent contrainte à annoncer une mesure, à force de tergiversation, de renoncement en reniement, elle finit toujours par l’abandonner. Les pouvoirs publics ne se décident ainsi pas, alors qu’ils devraient instaurer une société propice à la sanction des fautes commises, a déclaré le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Mary Teuw Niane faisait une communication ce vendredi sur le thème «Etudiants responsabilité et patriotisme» à l’occasion de la cérémonie officielle de la rentrée sociale 2012-2013 des étudiants de l'université Gaston Berger (Ugb).
Le Pr Niane estime que les autorités politiques n’ont d’autres choix que le courage d’engager des ruptures, d’assumer la responsabilité de l’autorité dont elles sont dépositaires et de prendre les décisions courageuses qui sauvegardent les possibilités de réussir l’objectif de bien-être pour le Sénégal. Cela, même si elles devaient être impopulaires. Par ailleurs, il a dit sa peine de voir que, pendant que des groupes de volontaires étrangers enthousiastes et durs à la tâche sont en train de construire des salles de classe et des dispensaires, des jeunes destinataires de ces infrastructures s’amusent, jouent au football ou flânent en toute irresponsabilité. Les vacances scolaires et universitaires constituent, a-t-il affirmé, des moments à valoriser. Ce qui est contraire à la réalité sénégalaise où les jeunes sont laissés à eux-mêmes, oisifs ou dans les activités sportives des Navétanes.
L’attitude des autorités inhibe le comportement des jeunes
Mary Teuw Niane a condamné la facilité encouragée, depuis quelques décennies, par l’attitude des autorités et la culture véhiculée qui inhibe profondément le comportement des jeunes. Il estime que l’utilisation de volontaires dans la construction des infrastructures indispensables au développement (routes, digues, barrages, canaux, écoles, universités, périmètres de cultures irriguées, centrales électriques, hôpitaux, dispensaires, étables…) est un facteur important sur lequel le Sénégal pourra compter. Il a, à cet égard, appelé les jeunes à s’engager dans des projets de volontariat parce que, affirme-t-il, la réduction des gaps dans les indicateurs d’atteinte du bien-être des populations et des infrastructures ne se fera pas à travers seulement l’aide et les prêts, mais sera rendue réelle grâce à des bras libres, à la tête pleine. Le Pr Niane dit ne pas comprendre que le Sénégalais qui est compétent dans divers domaines et qui fait montre d’un esprit d’initiative à nul autre pareil lorsqu’il est à l’étranger, reste cependant, inhibé, amorphe, attendant tout de l’Etat quand il est à l’intérieur des frontières du pays. Ce sont de pareils paradoxes qui maintiennent le Sénégal dans la grille des pays pauvres, alors que la qualité du potentiel de ses ressources humaines, dans un monde globalisé de l’information et de l’économie de la connaissance, devrait le situer dans le lot des pays émergents dans le monde. L’ancien recteur de l’Ugb a souligné que la jeunesse constitue un atout pour le Sénégal, qui doit s’appuyer sur cette couche de la population pour propulser son développement économique. Pour lui, l’éducation et la formation restent la voie la plus glorieuse pour participer au développement du pays. La jeunesse ainsi pourvue d’une instruction sera attachée aux valeurs de solidarité et de service volontaire à la communauté. La jeunesse, loin d’être un fardeau, sera alors, dira-t-il, une richesse renouvelable, un moteur pour la transformation de la société et un bien d’exportation.
Une incohérence dans les actions des pouvoirs publics
Le ministre a, également, fait part, en outre, de l’incohérence qu’il a constatée, depuis les indépendances, dans les actions des pouvoirs publics, des institutions publiques, des entreprises et le comportement des hommes politiques. En plus du manque de cohésion, ces actions compartimentent la vie économique, sociale, culturelle, scientifique et technologique. Selon lui, ces structures manquent d’ambition pour le pays. Ou lorsqu’elles en ont, elle est débridée, son fondement rationnel est mal défini et sa mise en œuvre ne mobilise pas l’ensemble des potentialités, des compétences et des capacités dont dispose le pays.Dans un tel contexte, ajoute-t-il, les étudiants, ont une lourde responsabilité. Les intellectuels doivent être, à la fois, les chantres de l’Afrique unie, les démiurges des nouvelles pistes d’exploration pour sortir le Sénégal du sous développement mais aussi, tout en gardant jalousement leur personnalité, leurs idées. Il a invité à la communion des projets de développement individuel afin d’élargir les chances de réussir la construction du Sénégal et de l’Afrique. La rentrée sociale des étudiants permet d'accueillir les nouveaux étudiants et leur présenter leur nouvel environnement académique et social. Elle vise une meilleure intégration des nouveaux bacheliers au sein du campus social et académique. Moult activités académiques et culturelles ont marqué cette rentrée 2012-2013.
Walfadjri Aïda Coumba DIOP
Le Pr Niane estime que les autorités politiques n’ont d’autres choix que le courage d’engager des ruptures, d’assumer la responsabilité de l’autorité dont elles sont dépositaires et de prendre les décisions courageuses qui sauvegardent les possibilités de réussir l’objectif de bien-être pour le Sénégal. Cela, même si elles devaient être impopulaires. Par ailleurs, il a dit sa peine de voir que, pendant que des groupes de volontaires étrangers enthousiastes et durs à la tâche sont en train de construire des salles de classe et des dispensaires, des jeunes destinataires de ces infrastructures s’amusent, jouent au football ou flânent en toute irresponsabilité. Les vacances scolaires et universitaires constituent, a-t-il affirmé, des moments à valoriser. Ce qui est contraire à la réalité sénégalaise où les jeunes sont laissés à eux-mêmes, oisifs ou dans les activités sportives des Navétanes.
L’attitude des autorités inhibe le comportement des jeunes
Mary Teuw Niane a condamné la facilité encouragée, depuis quelques décennies, par l’attitude des autorités et la culture véhiculée qui inhibe profondément le comportement des jeunes. Il estime que l’utilisation de volontaires dans la construction des infrastructures indispensables au développement (routes, digues, barrages, canaux, écoles, universités, périmètres de cultures irriguées, centrales électriques, hôpitaux, dispensaires, étables…) est un facteur important sur lequel le Sénégal pourra compter. Il a, à cet égard, appelé les jeunes à s’engager dans des projets de volontariat parce que, affirme-t-il, la réduction des gaps dans les indicateurs d’atteinte du bien-être des populations et des infrastructures ne se fera pas à travers seulement l’aide et les prêts, mais sera rendue réelle grâce à des bras libres, à la tête pleine. Le Pr Niane dit ne pas comprendre que le Sénégalais qui est compétent dans divers domaines et qui fait montre d’un esprit d’initiative à nul autre pareil lorsqu’il est à l’étranger, reste cependant, inhibé, amorphe, attendant tout de l’Etat quand il est à l’intérieur des frontières du pays. Ce sont de pareils paradoxes qui maintiennent le Sénégal dans la grille des pays pauvres, alors que la qualité du potentiel de ses ressources humaines, dans un monde globalisé de l’information et de l’économie de la connaissance, devrait le situer dans le lot des pays émergents dans le monde. L’ancien recteur de l’Ugb a souligné que la jeunesse constitue un atout pour le Sénégal, qui doit s’appuyer sur cette couche de la population pour propulser son développement économique. Pour lui, l’éducation et la formation restent la voie la plus glorieuse pour participer au développement du pays. La jeunesse ainsi pourvue d’une instruction sera attachée aux valeurs de solidarité et de service volontaire à la communauté. La jeunesse, loin d’être un fardeau, sera alors, dira-t-il, une richesse renouvelable, un moteur pour la transformation de la société et un bien d’exportation.
Une incohérence dans les actions des pouvoirs publics
Le ministre a, également, fait part, en outre, de l’incohérence qu’il a constatée, depuis les indépendances, dans les actions des pouvoirs publics, des institutions publiques, des entreprises et le comportement des hommes politiques. En plus du manque de cohésion, ces actions compartimentent la vie économique, sociale, culturelle, scientifique et technologique. Selon lui, ces structures manquent d’ambition pour le pays. Ou lorsqu’elles en ont, elle est débridée, son fondement rationnel est mal défini et sa mise en œuvre ne mobilise pas l’ensemble des potentialités, des compétences et des capacités dont dispose le pays.Dans un tel contexte, ajoute-t-il, les étudiants, ont une lourde responsabilité. Les intellectuels doivent être, à la fois, les chantres de l’Afrique unie, les démiurges des nouvelles pistes d’exploration pour sortir le Sénégal du sous développement mais aussi, tout en gardant jalousement leur personnalité, leurs idées. Il a invité à la communion des projets de développement individuel afin d’élargir les chances de réussir la construction du Sénégal et de l’Afrique. La rentrée sociale des étudiants permet d'accueillir les nouveaux étudiants et leur présenter leur nouvel environnement académique et social. Elle vise une meilleure intégration des nouveaux bacheliers au sein du campus social et académique. Moult activités académiques et culturelles ont marqué cette rentrée 2012-2013.
Walfadjri Aïda Coumba DIOP
Indiscipline des sénégalais : Mary Teuw Niane tient l’autorité publique pour seule responsable