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Incendie d'une rare violence à la Cité Sonatel 1: Le garage des mécaniciens ravagé par l'informel

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La Cité Sonatel a été dans la nuit du samedi au dimanche, le théâtre d'un incendie d'une rare violence. Il s'agit du local situé entre la Cité Sonatel I et le quartier Scat-Urbam, qui a pris feu vers les coups de 22 heures passées de quelques minutes. Cet axe est le lieu de l'informel où s'entrelacent gargotes, ateliers de mécaniciens, de tôliers, de soudeurs, quincailleries, vendeurs de pièces détachées, entre autres… L'incendie a été provoqué par un certain Cheikh Fall, gardien de son état, qui, voulait nettoyer le lieu, en brûlant les ordures. D'où le déclenchement du feu, qui n'a pu être maîtrisé par les sapeurs-pompiers que 3 heures après. Même si l'incendie n'a pas causé de perte en vies humaines, il a ravagé une dizaine de voitures.

Ce samedi, vers les coups de 22 heures passées, ce sont les flammes et autres bruits d'un incendie d'une rare violence qui secouent tout le quartier de la Cité Sonatel. Le feu s'est attaqué à la place abritant le garage des mécaniciens, tôliers et autres, sis entre la Cité Sonatel et le quartier Scat-Urbam, précisément à l'extrême droite, du côté adjacent au Centre de Santé Sumu-Municipal. Pour cet incident, est déclaré, la négligence du gardien, un certain Cheik Fall. En fait, ce dernier comme d'habitude, constatant trop d'ordures aux alentours, après nettoyage, s'est servi du feu pour les brûler. Malheureusement, le contraire se produira. Ainsi, les sapeurs-pompiers de Dieupeul, mis au parfum de l'incendie par un certain Alassane Dia, accuseront un retard de plus de 30 minutes, pour arriver enfin sur les lieux du sinistre. A cet instant précis, c'est-à-dire, 23 heures et 07 minutes, le feu avait pris des proportions inquiétantes, et doublait de cadence. Le véhicule pour incendie des sapeurs-pompiers, un camion immatriculé 2930, dépêché pour la circonstance, après une heure de lutte, n'a pas pu changer la donne. Il fallait changer de tactique. C'est alors que le chef d'équipe fait appel à du renfort. Un autre gros camion immatriculé 2914 arrive en fanfare. Vite, ses occupants s'attaquent au « plat de résistance ». La lutte s'avère dure. Tout le monde, riverains, badauds, bonnes volontés et sapeurs retroussent leurs manches. 45 minutes ! Ils parvinrent à maîtriser plus de 80 % de l'incendie. Malheureusement, les tuyaux complètement amortis du second camion empêcheront la proportionné des « guerriers ». Et la fumée de continuer sa belle danse… Ils mettront encore une heure et trente minutes pour boucler tout. Il était une heure du matin passée de 26 minutes, lorsque les deux voitures, après une belle moisson, retourneront au camp. Voilà qui remet au goût du jour, le problème de moyens matériels des sapeurs-pompiers, parce que, il faut le dire, ces derniers mettront trente minute pour arriver sur les lieux, et 3 heures pour venir à bout de l'incendie. Et si un autre foyer s'était déclaré ?

Une dizaine de voitures calcinées
Pour cet incident d'une rare violence, aucune perte en vie humaine n'a été enregistrée. Seulement, il y a eu d'importants dégâts matériels. L'on note ainsi, dix voitures calcinées. Il s'agit de trois taxis (une 6666K, une 4712T), trois Toyota (0344 R), d'une Renault, de deux Nissan et d'une Mercedes (touchée légèrement). Quasiment toutes ces voitures étaient en réparation. Des millions en fumée. Khadim Gningue, chef d'un des garages en fumée, habitant Nary Taly et âgé de 28 ans, ne peut dire pour l'heure combien il a perdu : « c'est vers minuit qu'on m'a signalé l'incident. Cela fait cinq ans que je suis là, mais je n'ai jamais eu de problème ». N'empêche, Khadim reconnaît qu'il a perdu beaucoup ce soir (nrld : samedi). L'autre chef de garage, répondant au nom de Ousmane Diouf, domicilié au quartier Mbaye-Fall, n'a pas pu rejoindre le lieu du sinistre. Outre ces voitures calcinées, beaucoup de matériels pour les besoins de la mécanique et de la tôlerie ont pris feu, sans compter la gargote d'à côté. Beaucoup de pertes pour les sinistrés.

Une vie de « boys » au cœur d'une jungle
Magma de voitures en réparation, de débris de voitures, de pneus, de fer cassé, de roues délaissées et placées au centre des ateliers de mécaniciens, de quincailleries, de gargotes, restaurants, laveurs de voitures etc., le lieu est infesté depuis des années. Dans cette zone de l'informel, tout s'y déroule. En effet, déguerpis, il y a de cela un mois pour occupation illicite, ces derniers (mécaniciens, tôliers, Tangana etc.) ne trouvent pas d'inconvénients à leur présence sur les lieux. « Nous sommes là pour travailler, et non pour jouer », s'explique M. Ndiaye. Toujours est-il que l'Etat ou la municipalité de Dakar doivent revoir ce désordre : en les organisant, ou en les déguerpissant, pour assainir ce lieu ; qui se présente en véritable pépinière pour un développement des cas de choléra. Un énième incident qui vient donc confirmer le danger énorme auquel sont exposés les riverains des cités Sonatel, Scat-Urbam et Grand-Yoff.

Ousmane LY
Source: L'office

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Mardi 9 Octobre 2007





1.Posté par oumar le 04/01/2009 18:07
slt chef caporal samb et sergent pouye de la part de oumar a colobane

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