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Il tue sa femme pour une bouteille de parfum et prend 5 ans

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Moussa Diop Sam, coupable de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort de son épouse sans intention de la donner a été condamné à cinq ans ferme. A l’origine de son infortune, il y a une bouteille de parfum.

D’une lucidité et d’un sang froid sans pareil, Moussa Diop Sam, qui était hier à la barre pour répondre du délit de meurtre, a étonné plus d’un. Ce natif de Thilogne, qui a tué sa femme le 7 mars 2006, a reconnu sans sourciller son acte. Le plus frappant reste la lucidité avec laquelle il l’a fait. Une lucidité qui a poussé nombre de spectateurs à se demander si l’accusé savait ce qui l’attendait en reconnaissant les faits. Mais le destin qui le guettait n’avait guère l’air de l’ébranler puisqu’il a toujours maintenu ses déclarations à l’enquête préliminaire. En résumé, Moussa Diop Sam a reconnu avoir tué sa femme à l’aide d’une bonbonne de gaz. Le commandant de la brigade de gendarmerie de Matam a été informé du drame survenu à Thilogne, plus précisément au quartier de Mollé, où le corps sans vie de la dame Maïmouna Niane a été trouvé dans la chambre conjugale, en présence de son époux Moussa Diop Sam. La tête de la victime reposait dans une flaque de sang, sa mâchoire était fracturée et deux plaies profondes de huit centimètres atteignant l’os étaient visibles. Le certificat de genre de mort fait état de la présence d’un corps sans vie avec un traumatisme cranio-facial, une fracture de la mâchoire, deux plaies profondes de huit centimètres atteignant l’os et des contusions multiples au niveau de tout le visage.

Interpellé, Moussa Sam Diop avait déclaré que le jour des faits, une dispute s’était produite entre sa femme et lui. Alors, il voulut corriger sa femme en lui administrant une petite gifle. Mais, cette dernière se saisit violemment de ses parties génitales, refusant de lâcher prise. C’est sur ces entrefaites qu’il s’est emparé d’une bonbonne de gaz à moitié vide pour lui donner des coups au visage jusqu’à ce qu’elle tombe.

Moussa Diop Sam est revenu sur les faits, sans varier d’un iota dans ses déclarations, précisant même que l’histoire est partie d’une affaire de parfum. Répondant aux questions de la présidente, il a argué avoir demandé à son épouse une bouteille de parfum. Celle-ci lui ayant répondu qu’elle ne l’avait pas vue, il est ensuite monté sur ses grands chevaux et lui a administré une gifle. Pour la présidente, Moussa Diop Sam avait d’autre moyens de se dégager de l’étreinte de sa femme, mais en prenant la bonbonne de gaz, la conséquence logique à laquelle il devait s’attendre ne pouvait être que la mort. La lucidité dont a fait preuve Moussa Diop Sam tout au long de son interrogatoire a étonné la salle. Et pourtant, il a été dépeint comme étant un dément, un drogué notoire. Mais Moussa a précisé être en pleine possession de ses facultés mentales au moment de l’acte et n’avoir jamais perdu lesdites facultés, bien qu’ayant eu à faire usage de drogues par le passé. Ces dits troubles mentaux lui ont bien valu une hospitalisation à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye, mais aussi un séjour de trois mois à Médina Gounass, en compagnie de sa femme dans le but d’obtenir des bénédictions des marabouts. Mais, Moussa n’a pas démordu, soutenant tout au long du procès qu’il était sain d’esprit.

Dans son réquisitoire, l’avocat général, Félix Antoine Diome, a d’emblée rejeté la thèse de la démence et de la légitime défense. Car, estime-t-il, une personne qui ne jouit pas de ses facultés ne peut commettre un meurtre, appeler sa sœur et lui demander de faire venir son ami pour se confesser. Pour l’avocat général, les aveux circonstanciés de Moussa Diop Sam, qui précise avoir frappé sa femme avec une bonbonne de gaz jusqu’à ce que mort s’ensuive, sont éloquents. Les parties visées démontrent qu’il avait l’intention manifeste de donner la mort, ajoute M. Diome. Il a, en outre, demandé à la cour de le reconnaître coupable et de le condamner à une peine de travaux forcés à perpétuité. De son côté, la défense, constituée de Mes Ousseynou Ngom, Moustapha Diop, Cheikh Faye et Mbaye Guèye, estime qu’il n’y a ni crime ni délit lorsque le prévenu était dément au moment des faits. Et le séjour de leur client à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye prouve bien qu’il ne jouissait pas de toutes ses facultés. Ils ont demandé une application de l’article 50 excluant toute poursuite pénale en cas de démence.

Dans son délibéré, le jury n’a pas suivi l’avocat général et a toutefois reconnu Moussa Diop Sam coupable de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans vouloir la donner. Il a été condamné à 5 ans de prison.

Source: Le Soleil

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Mercredi 16 Janvier 2008





1.Posté par mana le 16/01/2008 11:09
hummmmmmmmmmm

2.Posté par yma le 16/01/2008 13:43
c fou cette histoire

3.Posté par khady le 16/01/2008 14:59
pourquoi cette brutalite envers un etre humain plus particulierement celui ou celle qu``ón dit aimer.
Mais le senegalais dou beug day kheme.
goor gouma saga nak ma ouy

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