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Idrissa Seck sur la dissolution des collectivités locales : ‘C’est une utilisation honteuse et abominable de la puissance publique pour violer le suffrage des citoyens’

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A sa sortie d’audience face à la Commission d’instruction de la Haute cour de justice, Idrissa Seck s’est livré hier à un jeu de questions-réponses avec les journalistes. Une occasion pour l’ancien Premier ministre de critiquer vertement la récente décision du chef de l’Etat de dissoudre certaines collectivités locales.



Wal Fadjri : Vous sortez d’une audience avec la Commission d’instruction de la Haute cour de justice. Où en êtes-vous avec ce dossier ?
Idrissa Seck : Je voudrais tout d’abord rendre grâce à Dieu. Jusqu’à aujourd’hui, aucune pièce de la procédure - y compris les résultats de la commission rogatoire internationale - ne permet de démentir les propos du premier jour. Qui consistaient à dire que d’ici à l’extinction du soleil, et même si les recherches s’étendaient à tout l’univers, on n’aura jamais rien d’illégal à me reprocher. Et qui disaient également que chaque centime que je possède a une origine propre et licite. Je ne peux pas rentrer dans le détail de la commission, mais j’en sors extrêmement satisfait et convaincu qu’un non-lieu total sera prononcé très prochainement.

Wal Fadjri : Qu’est-ce qui explique, aujourd’hui, le retard de l’audition ?

Idrissa Seck : Je ne sais pas, ça aurait dû intervenir très longtemps, mais vous savez Hilary Clinton dans l’affaire du Whitewater a dit qu’on a inventé une nouvelle arme de destruction massive politique. Et c’est le fait simplement de susciter des enquêtes. Tant qu’on fait des enquêtes, les gens peuvent se dire qu’il y a peut-être quelque chose ou pas. Donc, on peut à dessein prolonger des enquêtes et des investigations, tout en ayant la conviction qu’il n’y a rien à dire.

Wal Fadjri : A quand la prochaine audition ?

Idrissa Seck : Il n’y a pas de date retenue pour une autre audition. Je pense que c’est définitivement terminé.

Wal Fadjri : Que dites-vous de la décision du chef de l’Etat de dissoudre certaines collectivités locales… ?

Idrissa Seck : Je dis ce que mon parti en a dit. C’est une utilisation honteuse et abominable de la puissance publique pour violer le suffrage des citoyens. A supposer même que les maires soient fautifs, ce sont les maires qui doivent être sanctionnés et pas l’institution municipale. Puisque dans le conseil municipal, il y a des conseillers qui sont élus sur des listes opposées au maire.

Wal Fadjri : Vu l’évolution des choses, peut-on dire, qu’il n’y a plus possibilité de retrouvailles entre le Rewmi et Pds, tel que cela a été envisagé ?

Idrissa Seck : Non, pas du tout. Je suis un homme cohérent et constant. Les retrouvailles, l’unité, la force de la famille libérale m’incombent aujourd’hui plus qu’à Wade. Wade, c’est le passé de la famille libérale, nous autres, nous en sommes l’avenir, donc nous restons attachés à nos valeurs libérales, à nos convictions libérales, indépendamment de Wade.

Propos recueillis par Yakhya MASSALY

Source: Walfadjri

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Jeudi 22 Mai 2008

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