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Ibrahima SALL (Leader du Model) : ''J’ai définitivement tourné la page Pvd de Serigne Modou Kara''

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Il faut qu’on arrête de faire la promotion des gens parce qu’ils sont dans un parti politique ou dans un autre. On ne peut pas continuer à gérer les Etats comme on le faisait au temps de la colonisation. Il faut changer ce pays où à chaque fois qu’il y a des sources d’argent, comme des abeilles, des gens s’y jettent… S’entretenir avec Cheikh Ibrahima Sall est un véritable régal de vérités. L’économiste qui vient de mettre fin à son compagnonnage avec le marabout politicien Serigne Modou Kara estime qu’il manque au Sénégal et aux Sénégalais des références et des référents.



Wal Fadjri : Au mois de mars dernier, vous aviez été désigné pour présider aux destinées du Parti pour la vérité et le développement (Pvd). Cinq mois après, vous avez mis sur pied une autre formation politique. Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à rompre avec Serigne Modou Kara ?

Ibrahima Sall : Je veux faire une précision aux Sénégalais. J’ai définitivement tourné la page Pvd et je ne vais plus en parler.

Wal Fadjri : Votre parti, le Mouvement pour la démocratie et les libertés, est en acronyme le Model. Est-ce un modèle à offrir aux Sénégalais en ce sens que dans votre lettre, vous avez comparé votre parti politique à un syndicat ?

Ibrahima Sall : Ce n’est pas de la prétention de dire que nous voulons nous poser en modèle. Nous pensons que la démocratie et les libertés sont, de nos jours, le fondement du développement économique. On a dit Mouvement pour la démocratie et les libertés. Il s’agit de la liberté de s’exprimer sans entrave dans les limites de la décence et de la loi ; de la liberté de produire et de jouir de sa propre production parce que la liberté d’entreprendre est le fondement des sociétés modernes. Nous pensons que les Sénégalais pour s’épanouir doivent avoir ces libertés. Dans un cadre démocratique, l’homme est respecté, il est au début et à la fin de toutes les actions. C’est pourquoi le mouvement se veut un modèle. Les membres du mouvement aussi se veulent un modèle parce que le référentiel et le référent sont très importants pour le peuple. Il manque au Sénégal et aux Sénégalais, bien qu’on ait ça dans notre histoire, des références et des référents. Nous proposons un modèle dans ce sens.

Wal Fadjri : A vous entendre parler, il y a une crise des valeurs au Sénégal.

Ibrahima Sall : La crise des valeurs est latente. C’est à nous de faire en sorte que les symptômes ne se transforment pas en maladie. Aujourd’hui une société émergente comme la Chine par exemple a une référence très forte à Confucius. Si vous prenez un Etat comme les Etats-Unis, la référence aux anciennes valeurs est très forte. Comme le disait l’ancien président du Sénégal, l’enracinement et l’ouverture sont les fondements d’un développement économique consensuel et concerté. Pour être moderne, il faut avoir des références et c’est cette référence-là que le Model veut offrir aux Sénégalais.

Wal Fadjri : Voulez-vous dire qu’il y a des gens qui font de la politique et qui ne devaient pas le faire ?

Ibrahima Sall : J’ai dit dans la lettre qu’il y a des individus qui se présentent en messies. Est-ce qu’il est concevable que des gens qui n’ont la certitude ni de leur honnêteté ni de leur compétence, puissent se prévaloir le droit de diriger le Sénégal ? C’est une question que les Sénégalais doivent se poser. Se résigner serait un péché originel pour nous. Nous sommes des intellectuels, des employés, des chefs d’entreprise, etc. Nous avons, à côté de nous, ce que j’appelle le vaudeville politique. La politique s’est théâtralisée au Sénégal. Nous avons des actions scéniques qui nous renvoient à des théâtres de boulevard. Nous ne devons pas laisser le Sénégal entre des mains qui ne sont pas conscients du rôle qu’ils doivent jouer pour le pays. La politique est très importante, c’est la gestion de la cité et c’est des hommes sérieux qui doivent le faire parce que la politique est une chose sérieuse.

b[Wal Fadjri : Dans votre lettre, vous avez aussi parlé de Groupements d’intérêt politique (Gpi). Voulez-vous dire que ceux qui sont aux affaires et ceux qui ont été aux affaires sont à class

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Vendredi 8 Août 2008


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