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Ibrahima Bah. Sénégalais cité par le «Washington Post» comme financier de Ben laden «Si j’avais travaillé avec Al Qaida…»

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Ibrahima Bah. Sénégalais cité par le «Washington Post» comme financier de Ben laden «Si j’avais travaillé avec Al Qaida…»
Dans un article repris par «L’As», le très sérieux «Washington Post» avait fait une large enquête sur Al Qaida et ses sources de financement notamment dans la filière diamant. Exactement, le «Post» écrivait : «les investigations européennes sur l’application des lois qui ont démarré immédiatement après le 11 septembre se sont concentrées sur trois personnes qui auraient servi comme guides aux agents d’Al Qaïda : Aziz Nassour, un marchand de diamant d’origine libanaise ; son cousin Samih Osailly ; Ibrahim Bah, un soldat sénégalais de fortune qui s’était lancé dans le trafic de diamants et de fusils pendant des années à travers l’Afrique. (…) Bah est un Sénégalais formé en Libye et qui a combattu au début des années 1980 dans la guérilla en Afghanistan et ensuite avec le Hezbollah au Liban. (…)». Le fait que le nom de ce compatriote, présenté comme un ancien maquisard du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) qui a réussi à rallier la Libye, soit cité dans les dossiers relatifs à Al Qaida avait surpris plus d’un, surtout qu’au Sénégal, personne n’avait encore entendu parler de lui.

Pourtant, le personnage est bien réel et selon des informations très sûres en notre possession, Ibrahima Bah vit aujourd’hui au Burkina où il a été interdit de tout déplacement, par les Nations Unies. Son nom va sans doute encore apparaître avec le jugement de l’ex-dictateur libérien Charles Taylor et pour cause. Même s’il se présente dans une note écrite transmise à l’Onu comme un vendeur de véhicules, il n’en demeure pas moins que l’homme est suspecté d’avoir joué un rôle important dans le réseau de trafic de diamant établi par Charles Taylor et les rebelles du Revolutionary United Front (Ruf).

Déjà, en 2002, un témoignage devant le Fbi d’un élément clef (déposition publiée par plusieurs médias internationaux) affirmait : «Ibrahim Bah devait négocier des armes pour Taylor et aussi, probablement, pour une organisation islamiste à laquelle on s’intéresse beaucoup en ce moment…». Preuve qu’il avait acquis la confiance totale de Taylor, Bah avait fini par être élevé au grade de colonel. Peu bavard, il a pu néanmoins apporter sa version des faits dans le livre «Trafics d’armes : enquête sur les marchands de mort». Bah qui a été interrogé par presque tous les services de renseignements (Cia, Dgse, M16, Fbi mais aussi l’Onu) affirme : «Les Libanais avec qui j’étais en contact n’ont rien d’intégristes islamistes. Ils boivent même de l’alcool. Vous pensez que je serai encore tranquille au Burkina si j’avais travaillé avec Al Qaida ?».

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Vendredi 31 Août 2007


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