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INTERVIEW : ZEINA ARRIVE AVEC « DOMOU NJAMBOUR » ''Je compte m'imposer dans le gotha musical sénégalais''

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Après le théâtre, Zeina se veut comme une relève des grandes divas de la musique sénégalaise. Formée au Cercle de la jeunesse, berceau du théâtre sénégalais, elle s'est abreuvée à la bonne source, et entend donner au folklore du Ndiambour une nouvelle forme d'expression. Domou Ndiambour, son nouvel opus, arrive donc avec son style et ses envolées. Entretien avec la nouvelle coqueluche lougatoise.



INTERVIEW : ZEINA ARRIVE AVEC « DOMOU NJAMBOUR » ''Je compte m'imposer dans le gotha musical sénégalais''
L'Office : Vous venez de mettre sur le marché votre première production dénommée « Domou Ndiambour ». Présentez-nous cette cassette ? ZEINA : La cassette comporte six (6) titres : Jammi Rew , Domou Ndiambour , Killa Yalla bolel , Africa , Soy Ziar Toub a et Seytanébi .

Les thèmes qui y sont abordés tournent autour de la nécessité d'installer un climat de paix dans ce pays (le premier titre).

J'interpelle le chef de l'Etat à aider les jeunes à trouver du travail ; parce que le travail, c'est la première condition pour le respect de la dignité humaine.

Dans « Domou Njambour », je rends hommage au sens du travail, de l'attachement des Ndiambour-Ndiambour à leur terroir, c'est le nom de l'album. J'ai voulu mettre en exergue le riche patrimoine du Ndiambour qui m'a vu naître, et marquer mon appartenance à ce terroir, berceau du folklore de la danse et de l'art sénégalais.

Dans « killa yalla bollel », je chante l'amour en rendant hommage à mon mari.

Dans « Africa », je réaffirme mon idéal panafricain, la dignité de l'homme africain doit être restaurée ; c'est pourquoi, je fais allusion à l'émigration clandestine, et la situation dramatique des talibés. Je suis talibé mouride de Serigne Karim Mbacké de Mbacké Bari. Je lui rends hommage ainsi qu'à tous les fils de Serigne Touba. Dans la chanson, je demande à ceux qui se rendent à Touba de respecter la sacralité des lieux et de rester fidèle aux recommandations de Serigne Touba.

Dans « Seytanébi », que Dieu nous en préserve. Je dénonce la fumisterie, l'imposture, l'hypocrisie, le double langage de certaines personnes qui ont fait de la délation, la médisance et le complot leur fonds de commerce. Tous les problèmes que connaît la société viennent de ces personnes.

Comment êtes vous venue dans la musique ?

Je tiens d'abord à préciser que je ne suis pas griotte, je suis même issue d'une famille maraboutique d'origine maure. J'ai commencé à embrasser la carrière artistique à l'âge de 12 ans. Le contexte de Louga, terreau fertile de l'art s'y prêtait. Ensuite, j'ai intégré le Cercle de la jeunesse de Louga. Ce qui m'a permis de voyager à travers le monde. J'ai participé avec cette troupe aux festivals de Budapest en Hongrie, de Sao Paulo au Brésil, de Doha au Qatar, de Lisbonne au Portugal.

Avec le Cercle, nous avons aussi fait des tournées africaines en Tunisie et en Gambie.

Entre-temps j'ai intégré la troupe Daraay Kocc où j'ai joué beaucoup de pièces dont la dernière en date est Badou Mën Lepp.

Avec Moussa Sène Absa, j'ai joué dans la série « Goorgolou », et dans « Attention Ndioublang » avec Moussa Mboup . J'ai fait aussi beaucoup de publicités à la télé et des spots sur le civisme.

Après, je me suis inscrite à l'Ecole Nationale des Arts pour apprendre les techniques musicales. Depuis le cercle de la jeunesse, je m'occupais des chœurs. Munie déjà de cette expérience, j'ai voulu embrasser la carrière de musicienne, qui a été toujours mon objectif, et donner un potentiel culturel de Louga, une autre dimension autre que le folklore.

Je veux agir en musicienne professionnelle, en faire un métier, parce que comme je l'ai dit, je ne suis ni griotte, ni « castée », mais une professionnelle de la musique.

Les artistes des régions éprouvent d'énormes difficultés à s'épanouir. Par quelles voies êtes-vous passée pour sortir cette cassette ?

C'est moi-même qui ai produit ma propre cassette. J'ai crû à ce projet, j'en rêvai depuis longtemps. C'était très dur, mais avec l'appui de bonnes volontés et ma détermination, je m'en suis sortie. La cassette a été arrangée par Jimmy MBAYE , le tirage et la publication au Studio 2000.

J'ai été accompagnée par de grands noms de la musique, comme Tapha FAYE aux claviers, Moussa TRAORE aux drums, Baye Demba Ndir FAYE aux percussions, et Yatma THIAM au tama.

Quelle est la source d'inspiration de vos chansons ?

C'est moi-même qui crée mes propres chansons. Mais je dois dire que lorsqu'on est formé au Cercle de la Jeunesse , on est naturellement inspiré parce que Louga est la source où se sont abreuvés de grands noms de la musique sénégalaise. Il y a beaucoup de chansons que vous entendez, ça vient de Louga. Moi, j'ai la chance de provenir de la source, et j'ai eu la chance aussi de côtoyer le grand Mademba Diop , fondateur du Cercle de la Jeunesse Lougatoise , ancien PCA du BSDS. Il était comme un père pour moi, il m'a beaucoup aidée, conseillée et assistée dans ma formation artistique. Grâce à cet environnement propice, j'ai été la première jeune femme lougatoise formée au Cercle, et qui est restée à Louga pour sortir une cassette. Les autres artistes femmes qui se sont fait un nom dans la musique, s'étaient exilées à Dakar.

Où en êtes vous avec la promotion ?

J'ai organisé le 29 Novembre, jour de sortie de la cassette, une cérémonie de lancement au Centre Culturel de Louga, suivie d'une conférence de presse. J'ai choisi de le faire d'abord à Louga, parce que la capitale du Ndiambour est mon fief, mon terroir, et aussi ma rampe de lancement, en tout ce que je vais faire, je commencerai par Louga, en bon « domou ndiambour », au milieu de mes parents. Ensuite, dans la deuxième étape, je viendrai à Dakar pour une autre cérémonie de lancement, suivie aussi d'un point presse. Pour le reste, j'ai un plan de communication et de promotion que je vais mettre en branle. En tout cas, retenez ceci : ZEINA est arrivée, et je compte m'imposer dans le gotha musical.

Source: L'office

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Lundi 3 Décembre 2007





1.Posté par tamsir le 03/12/2007 16:55
oui là c'est quelqu'une ke je connaait mon gui deuk sama kogne mé guèrière la

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