Référence multimedia du sénégal
.
Google

INTERVIEW (Suite et fin) - FALLOU DIENG RACONTE SES DEBUTS AVEC LE DLC: ''Cheikh Tall Dioum et Youssou Ndour m'ont aidé matériellement''

Article Lu 12507 fois


INTERVIEW (Suite et fin) - FALLOU DIENG RACONTE SES DEBUTS AVEC LE DLC: ''Cheikh Tall Dioum et Youssou Ndour m'ont aidé matériellement''
SA FAMILLE, SES DEBUTS: Quels sont vos centres d'intérêt, en dehors de la musique ? J'aime le football, la lutte et tout ce qui est religion, j'aime aussi la solitude, car je peux rester 48 h sans sortir de chez moi. Que représente la famille pour vous ? Quelque chose de symbolique et d'extraordinaire. Je dois tout à ma famille. Si je fais ce métier, c'est grâce à sa compréhension car je ne suis pas né dans une famille griotte. Du côté de ma mère, nous sommes de fervents Tidiane, du côté de mon père, on est des Mouride. J'ai aussi des parents chez les Layène. Pour vous dire que personne, dans ma famille, ne pouvait imaginer que je pourrais devenir un jour un chanteur. C'est la raison pour laquelle vous avez commencé à chanter en arabe ? Quand j'étais jeune, j'étais très doué en Franco-Arabe. On avait une troupe théâtrale et j'étais leur chanteur. On faisait des prestations à la Maison des jeunes.

Quand est-ce que vous vous êtes décidé à vous lancer dans la mu­sique ?

C'était en 1986. Quand j'étais jeune, je reprenais les chansons des autres, j'adorais la musique, mais j'avais peur de le dire à mes parents. J'avais aussi la chance de rencontrer tous les grands chanteurs de l'époque chez mon beau-­frère, Wakhab Diaw. II était le gérant de Kilimandjaro qui s'appelait Djender. Je faisais le thé pour Doudou Sow, Maguette Ndiaye, Pape Seck, Pape Djiby Bâ... Le temps passait et j'ai laissé tomber l'école pour faire du commerce. J'ai commencé d'abord au marché du port avant de venir m'installer à Sandaga où j'ai connu Pape Anne, un saxophoniste qui travaillait au Conservatoire de Dakar. Chaque jour, il m'entendait chantonner et par la suite, il m'avait proposé de venir prendre des cours de musique au Conservatoire. Je passais 4h au Conservatoire avant d'aller travailler. Cela s'est soldé par une maquette que j'ai soumise à un Libanais qui habitait à la rue Sandiniéry. II s'appelait Ali Jaber et avait un orchestre chez lui. Un jour, un producteur est venu écouter la maquette chez Ali et a dit que j'avais la voix de Youssou Ndour, alors Ali lui a dit que c'est un jeune qui s'appelle Fallou Dieng. Par la suite, j'ai donné la maquette à l'animateur Michaël Soumah pour concourir à une émission de l'époque qui s'appelait «Talents nouveaux». Et, c'est à partir de la bande Fm que Robert Lahoud a décidé de me produire. Je n'ai pas tellement souffert comme tant d'autres avant de me faire produire. Dans cet album,j'y ai chanté ma mère et l'amour, ce que j'ai repris dans l'album Biri-Biri en 1996.

Combien de temps êtes-vous resté avant d'intégrer le Lemzo Diamono ?

Après cet album en solo, Dieu a fait que je n'avais toujours pas trouvé de groupe. Pape Dieng, un ancien batteur de Youssou Ndour, m'a produit un deuxième album, Boromam, avec six titres. C'est le titre clipé où j'ai mis un foulard en balançant les pieds parterre (rires). Par la suite, j'ai rencontré Cheikh Tall Dioum qui m'a conseillé d'aller intégrer un groupe pour enrichir mon expérience. Sur ce, il m'a dit d'aller voir Lamine Faye. On a répété avec les Mada Bâ et Alioune Mbaye Nder, et j'ai eu l'idée de produire une autre cassette avec Lemzo. C'est l'album Xarnou-bi que j'ai fait en 1990. Je suis resté au Lemzo Diamono pendant deux ans, avant de former mon groupe, le Dlc. C'était le 1er décembre 1993.

Combien de temps avez-vous pas­sé au Lemzo Diamono et pourquoi avez-vous quitté ?

J'ai juste fait un an et demi au Lemzo Diamono. J'ai quitté quand je me suis rendu compte qu'il était temps que je forme mon propre groupe, d'autant plus que je n'étais pas considéré comme membre à part entière du Lemzo.

Pourquoi n'étiez-vous pas considéré comme membre à part entière du groupe ?

C'était un peu compliqué parce qu'au moment où j'ai rejoint le Lemzo Diamono, j'étais déjà connu dans la musique. Et, deux artistes de renom dans le même groupe, ça devenait gênant pour nous tous.

Qui était l'autre artiste de renom, Alioune Mbaye Nder ?

Non, Alioune Mbaye Nder n'était pas le leader du groupe mais Lamine Faye. C'est Lamine qui a formé le Lemzo Diamono. Pour ma part, tous les titres dans lesquels ils m'ont accompagné, je les ai payés en contrepartie. Le Lemzo Diamono m'a beaucoup apporté dans mon expérience artistique, mais moi aussi, je lui ai apporté un plus. Ensemble, nous avons eu de grands succès, mais quand est venu le moment de quitter le groupe, je l'ai fait de manière correcte. Lamine Faye est comme un grand frère pour moi, je l'ai remercié et l'on s'est séparé en de bons termes. Puis, en début du mois de décembre 1993, j'ai formé le Dlc.

Comment s'est passée la transition entre votre rupture d'avec le Lemzo Diamono et la formation de votre groupe le Dlc ?

Les choses n'ont pas été faciles. Constituer mon propre groupe a été un travail difficile. Au début, il me fallait former de jeunes musiciens sans expérience, je n'osais travailler qu'avec eux. Pape Omar Ngom du Super Etoile m'a beaucoup aidé dans l'encadrement de ces jeunes, Cheikh Tall Dioum et Youssou Ndour m'ont aidé matériellement. Par la grâce de Dieu, nous avons sorti notre premier album Barsane, au bout de six mois. C'est la cassette qui comportait les titres tels koleré, Mayma Doolé, Médina... C'est un album qui a eu beaucoup de succès, Dieu merci. Depuis lors, on se tue au travail, sans brûler d'étape.

SON ENFANCE, SES SUCCES

Quelles sont les choses que vous regrettez le plus dans votre carrière ?

Je ne peux pas dire que je regrette quelque chose dans ma carrière, car je crois au Bon Dieu. J'assume mes faits et gestes, tout en acceptant la volonté divine. Ma carrière n'est pas vraiment comme elle devait être, mais je m'en remets au Bon Dieu. Parce qu'une chose est sûre, des gens m'aiment, adorent ce que je fais et me soutiennent beaucoup. J'ai longtemps et sérieusement travaillé pour m'assurer une belle carrière musicale, c'est l'essentiel. II faut beaucoup de patience dans la vie.

Quel a été votre plus grand succès?

Ils sont nombreux mes morceaux qui m'ont valu de beaux succès. Mais, celui qui m'a le plus promu, c'est Biri-biri. C'est à partir de cet album qu'on a vraiment commencé à me connaître, aussi bien au plan national qu'international. C'était dû à l'ambiance musicale de cet album.

Concrètement, qu'est-ce que la musique vous a-t elle apporté?

Elle m'a apporté la sagesse, la richesse en relations humaines. Elle m'a aussi permis de gagner ma vie honnêtement.

Que vous a-t-elle apporté sur le plan matériel ? Avez-vous investi quelque part ?

Ce que j'ai pu investir, je le garde pour moi. Tout ce que je peux vous dire, c'est que je ne me plains pas matériellement. La richesse matérielle n'est pas éternelle, bien qu'elle soit importante dans la vie. C'est pourquoi, je vous dis que ma plus grande richesse, celle que j'ai pu acquérir avec la musique, ce sont les relations humaines.

Vous a-t-elle permis d'avoir des maisons ?

(Rires...) Non, non, laissez tomber. Je ne suis pas du genre à faire du tape-à­-l'oeil. Dans la vie, il faut être discret.

Où avez-vous passé votre enfance?

Je l'ai passée à la Médina, plus précisément à «Abattoirs», qui va de la rue 1 à la rue 19. D'ailleurs, je ne connais que ce quartier. Mes amis sont tous originaires de la Médina. C'est un beau quartier qui cultive chez ses résidents la solidarité et le partage.

D'aucuns disent que vous avez laissé tomber vos amis. Qu'en est-il vraiment ?

Ce n'est pas vrai. Notre groupe ne comptait pas beaucoup de personnes, nous n'étions pas nombreux. La plupart d'entre eux sont à l'étranger, et je dirai plutôt que ce sont eux qui m'ont abandonné (rires...)

On dirait qu'il y a une certaine timidité chez vous. Quel genre de jeune étiez-vous?

Comme tous les jeunes, j'étais dégourdi, j'allais en boîte de nuit... Quant à ma timidité, c'est dû à mon éducation.

Cette timidité vous permettait-elle d'avoir du succès auprès des filles où était-ce un handicap pour vous ?

Je suis de nature timide, mais ça ne m'empêche pas de faire ce que je sens et de dire ce que je pense. D'ailleurs, beaucoup de personnes m'estiment pour cette timidité. Elle ne m'empêche pas de me faire respecter. Les gens ont tendance à confondre timidité et mollesse, ça n'a rien à voir. Je ne suis pas mou et suis loin de l'être.

Quand avez-vous pour la première fois, fumé une cigarette ?

Comme tous les jeunes de la Médina, j'ai très tôt fumé. D'abord, nous avons commencé avec les bâtons d'encens et les tiges de foin avant d'entamer avec la cigarette.

Vous arrivait-il de jouer au poker?

Non, jamais ! Je ne me suis jamais aventuré dans ce genre de jeux de hasard. De même que je n'ai jamais goûté à l'alcool.

Comment ça se passait avec les filles ?

Chacun a vécu sa jeunesse et les jeunes filles en font partie. Vous comme moi, avons tous eu un premier amour.


FIN

...Par Aissatou LAYE, Aissatou THIOYE et Babacar DIOP ayda@weekend.sn/aicha@weekend.sn/bbdiop@weekend.sn

Source: Weekend Magazine

Article Lu 12507 fois

Lundi 5 Novembre 2007





1.Posté par abdou ndao le 05/11/2007 10:56
La musique est un art merveilleux qui exige l'humilitè. C'est ce qui constitue la force de cet Artiste que j'ai beaucoup suivi. Nous avons longtemps discutès en Europe et je lui avais demandè de rester comme il est car tous les acteurs de ce milieu de show biz du Sènègal ont la meme idèe de lui que c'est quelqu'un de bien.

Artistiquement il a beaucoup de valeurs.Pour sa carrière sur l'international je lui donne juste un conseil: il faut chercher un bon arrangeur et chercher à dèpouiller le maximum possible ta musique. Avoir les reins solides car c'est pas facile...
beaucoup de succes jambar

2.Posté par AMY FAYE le 05/11/2007 11:22
Fallou Ndien c'est un artise que j'aime tres bien de tout mon coeur et de tout mon ame parceque il chante quelle chose qui est vraix dans la vie

3.Posté par sala leroy le 05/11/2007 11:39
falou du courage ,nitt mo matoul

4.Posté par sala le 05/11/2007 11:41
je uis tres fane de vous du courage

5.Posté par sala leroy le 05/11/2007 11:43
je suis tres fane de vous bonne continuation et bon courage

6.Posté par karime wde le 05/11/2007 12:07
FALLOU MOY MUSICCIEN BI AMOUL BÉNE KINIANE SI KHOLAM

7.Posté par assane le 05/11/2007 13:48
dieu va rècompenser ton joli coeur.tu es kelk'un de bien

8.Posté par Mana le 05/11/2007 15:05
Guis nga ces musiciens la ils nous prennent pour des idiots. Ils sont tous des passeurs ay 3 millions lagnouy lath lakhassa léla si bagages yi yobou la kaw et la ils nous emmerdent avec dafa daw dafa daw shuuuuuumm

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State