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INTERNET: La nouvelle vitrine des belles de nuit

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Il y a d'autres aspects également qui pointent du doigt l'ambiguïté de la loi sur la prostitution au Sénégal. Car déclare le juriste consultant, le proxénétisme de proximité aujourd'hui est dépassé, tout se règle de portable à portable. «Les proxénètes ont tendance à dis­paraître, maintenant, le tchat, le téléphone portable, l'Internet sont aussi des moyens qui favorisent la prostitution», explique Babacar Guèye de l'association Awa.

A présent, s'interroge Jérôme Bougazelli, les textes vont-ils conti­nuer à appliquer toujours cet aspect du proxénétisme qui tourne en effet autour du proxénétisme de proximité? Là est tout le problème.

D'autres apparences montrent aussi que les textes doivent être revus. Car même si la travailleuse du sexe remplit certaines condi­tions (une carte sanitaire et des visi­tes médicales), au-delà de ces exi­gences, la loi n'a pas donné un cadre légal d'exercice de la prostitu­tion. Cela veut dire que tout en disant que vous avez la carte, vous pouvez vous prostituer, mais où est ­ce que vous allez le faire ? C'est là que réside la question, parce que souligne Jérôme Bougazelli, «quand vous allez dans les hôtels, on pour­suit le propriétaire pour proxéné­tisme, chez vous c'est pareil, il ne vous reste que la rue, et là quand vous sortez, il y a le racolage, dans l'article 9 du code des contraven­tions. Le racolage permet à la police par tout moyen d'interpeller une tra­vailleuse du sexe, et l'on vous dit que la prostitution est tolérée, mais où ? Quand ? Dans quel cadre d'exer­cice ?» Face à cette barrière, l'on se demande si le législateur ne l'a pas fait sciemment pour décourager le métier? «Je ne suis pas dans l'esprit de la loi, encore moins ne sais si le législa­teur l'à fait ou pas, mais moi en tant que juriste et en présence des textes, j'estime que ces textes sont difficile­ment applicables», affirme le juriste. Mieux, justifie-t-il, «en tant que juriste, je ne dis pas qu'il faut légali­ser, mais il faut dire voici ce qui ne va pas et ces dames-là sont des citoyen­nes à part entière et non entièrement à part Il y a en effet des structures chargées de faire un certain nombre de mouvements pour essayer de voir avec le législateur ce qu'il a. comme solution, parce qu'il y a urgence d'ac­tualiser ou réformer beaucoup d'as­pects, ce qui ne veut pas dire légali­ser» Surtout qu'ils sont nombreux les juristes, les magistrats, les offi­ciers et autres cadres qui sont les clients réguliers de ces travailleuses du sexe, parce que comme le disent certains, «sama yaram là sakh». Mieux, affirme Marième Soumaré, «quand une femme travailleuse du sexe sort, elle trouve des clients qui sont souvent des responsables de famille qui à leur tour sortent de leurs maisons sans laisser de revenus à la famille. Il faudrait essayer de s'intéresser aux cas des travailleuses du sexe, parce qu'elles sont des fem­mes responsables de famille. Il y a des personnes qui ont réussi dans ce pays et qui ont été entretenues par des travailleuses du sexe.»

Par Lalla Cissokho
Source: Walf Gran Place

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Mercredi 21 Novembre 2007





1.Posté par blabla le 21/11/2007 12:11
ce text na pa de sens le titre dit"INTERNET: La nouvelle vitrine des belles de nuit" je voi de developpemnt sur ca moi wala bokk jai mal lue
essayez de rendre vos text coherents bokk


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