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INITIATION TRADITIONNELLE OU « FOUTAMPAF » A DIACOUNDA: 300 circoncis font leur entrée au bois sacré

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Les cérémonies traditionnelles d’initiation battent leur plein dans certaines zones de la Casamance surtout au sein des communautés Diola. A Sédhiou, ceux du Fogny-Djiragone sacrifient au rite depuis quelques jours avec 300 jeunes circoncis qui font leur entrée au bois sacré. L’événement mobilise des dépenses faramineuses. Des voix s’élèvent de plus en plus contre cette pratique surtout au sein de la jeune génération mais ce n’est pas demain la veille d’une révision de cette forme.



INITIATION TRADITIONNELLE OU « FOUTAMPAF » A DIACOUNDA: 300 circoncis font leur entrée au bois sacré
Ils sont quelques trois cents jeunes circoncis de Diacounda à faire leur entrée solennelle au bois sacré vendredi dernier 15 mai et ce pour une dizaine de jours au moins.

C’est l’initiation en pays diola appelée « Foutampaf » dans cette partie du Fogny-Djiragone où les régions de Sédhiou et Ziguinchor se côtoient et partagent les mêmes réalités ethno-culturelles plusieurs fois séculaires. Cette cérémonie qui a lieu tous les vingt ans, constitue un rendez-vous de très haute portée symbolique dans l’agenda culturel des populations de Fogny.

Elle draine à chaque édition des milliers d’adeptes mais surtout des fils et filles du terroir obligés de marquer leur présence physique quelque soit par ailleurs leur rang social ou encore leur lieu de résidence dans le monde. L’enjeu du Foutampaf est d’initier ces circoncis aux principes du code de bonne conduite pour devenir un adulte qui soit à la dimension d’un homme responsable capable de diriger une communauté.

Le paradoxe du gaspillage suivi de la dèche installe la polémique !

Au cours de ces festivités pouvant dépasser les trente jours, au moins 800 têtes de bœufs sont immolées, du petit ruminant en nombre inestimable, des frais d’accoutrement et de parure ; toutes choses qui laissent dire aux organisateurs que le budget total avoisinerait les 200 millions F Cfa. D’où présentement le débat entre les générations sur l’inopportunité de ces dépenses faramineuses.

« Nous jeunes estimons que les temps ont vraiment changé et que l’heure est à une prise de conscience de ces pratiques rétrogrades d’une nuisance à effondrer toute l’économie rurale des populations.

Figurez vous des gens qui passent des années pour ne pas dire des décennies à mobiliser des biens pour préparer uniquement ces journées pour vivoter le lendemain dans la dèche. Ce n’est pas du tout rationnel », a souligné un membre du congrès sous le couvert de l’anonymat.

L’idée y est ardemment agitée mais surtout dans les couloirs car la voix des anciens demeure encore irrévocable dans cette contrée du Fogny où le droit traditionnel est toujours vivace.

Au regard de l’effondrement de l’économie de la planète dont les répercussions font paralyser nombre d’établissements financiers de l’Afrique au sud du Sahara, un débat franc et sincère s’impose entre les membres de cette communauté où l’hospitalité est perceptible jusqu’au plus petit enfant.

Le manque de services sociaux de base inquiète !

Dernier village de la région de Sédhiou sur la route nationale N°4, Diacounda se situe à plus de 80 kilomètres de son chef-lieu de région. Erigé chef-lieu de communauté rurale à la faveur du dernier découpage administratif du territoire, Diacounda manque presque de tout explique Famara Coly un habitant de la localité en service dans l’enseignement à Kaolack « imaginez un village aussi vaste qui s’éclaire toujours à la bougie. On nous a installé des poteaux électriques et depuis, plus rien. Pas de forage et les maladies liées à une eau sale sont fréquentes ici, les écoles ne sont pas construites surtout les collèges ».

Au plan sanitaire, l’infirmier chef de poste Malang Kabo note que « des pathologies comme le paludisme, la diarrhée, les conjonctivites et les difficultés d’accouchement sont les principaux motifs de consultations ici. Nous recevons également des accidentés de la circulation mais l’absence de moyens d’équipement, de clôture et d’une ambulance annihile nos efforts. Seule consolation, la présence d’une équipe de la croix rouge ».

Dans le domaine de l’agriculture, Sény Coly le président du congrès relève que le secteur ne nourrit plus son homme « jadis dans ce village, les gens rivalisaient d’ardeur dans la production et la rentabilité des ressources. Mais présentement, c’est hélas le schéma inverse du fait d’une remontée de la langue salée dans nos rizières.

Cette acidité décime malheureusement aussi les générations de palmiers. Conséquence, l’exode rural dépeuple nos foyers aussi bien chez les jeunes que chez les femmes ».

Loin d’être une fatalité, Diacounda a bien les moyens de se hisser à l’échelle des autres communautés émergentes du Sénégal. Seulement, cela passera par la tenue de foras et autres panels pour repenser les formes de promotion sociale et économique.

Moussa Drame
Source SudQuotidien

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Lundi 18 Mai 2009





1.Posté par Vive la culture le 18/05/2009 09:51
Vous parler de gaspillages, mais il est préférable de dépanser pour nos vrais cultures locales, que de gaspiller des miliards dans des religions étrangeres de notres continent.

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