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INFRASTRUCTURES SCOLAIRES: LES POPULATIONS de Coki RECLAMENT UNE ECOLE

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Dans le village de Coki l’écart est énorme entre la cadre accueillant de l’Ecole Maternelle et l’environnement de l’Ecole primaire vieille de 61 ans. L’important lot de matériel scolaire et de médicaments que les forces armées sénégalaises et françaises basées au Cap Vert ont offert n’a fait qu’exacerber le sentiment d’abandon au regard de l’état de dégradation de l’école primaire.



INFRASTRUCTURES SCOLAIRES: LES POPULATIONS de Coki RECLAMENT UNE ECOLE
" Cet environnement favorable à l’éclosion de l’intelligence enfantine contraste avec ce qui existe à l’Ecole primaire du village."Ce sont les propos de M. Ousmane Kébé, le directeur de l’Ecole maternelle de Coki qui reçoit, des mains du colonel Balla Keïta, chef d’Etat major de l’Armée de terre( CEMAT) et du comandant des Forces Françaises au Cap Vert (FFCV), des matelas, des nattes pour sa case de détente entièrement réhabilitée en plus d’un important lot de divers matériels didactiques et fournitures scolaires, des chaises et des tables.

Ces actions civilo-militaires appréciées à leur juste valeur par les populations, les élus locaux, l’autorité administrative locale et le directeur de l’institution préscoliare contribueront, a affirmé ce dernier, à améliorer très sensiblement la qualité des services éducatifs offerts aux 168 enfants qui fréquentent l’établissement. Ce sont des intrants de qualité pour mener à bien les activités logico-mathématiques, psychomotrices, ludiques, de techniques manuelles, graphisme et de pré-écriture. Cette infrastructure capitale dans la prise en charge des 84 garçons et 84 filles des trois sections, est en parfaite harmonie avec les classes propres, gaies, par les décorations et surtout les arbres qui adoucissent la rigueur de la canicule. Murs de clôture, blocs sanitaires, logement du directeur, magasin de stockage de matériel, de l’eau courante et de l’électricité.

Selon Djibril Ndiaye, président du comité de gestion de l’Ecole maternelle, « le comité de gestion organise des opérations ponctuelles de collecte de fonds et initient des journées culturelles de recherche de moyens. La symbolique participation des familles , 500Fcfa par mois, ne suffit pas pour créer des conditions de travail et d’études encourageantes d’autant que nous ne recevons aucune subvention du conseil rural ». Cet ancien élève de l’Ecole de Coki, 62 ans, par ailleurs conseiller rural, reconnaît que cet environnement est aux antipodes de ce qui se trouve dans la première école de la communauté rurale.

Ouverte en 1946, l’Ecole de Coki menace de tomber en ruines. Pour son directeur, la situation est devenue "très grave et les risques sont réels de voir s’écrouler des pans entiers du bâtiment central qui date de 1946 et qui n’a jamais été réhabilité.

C’est un bâtiment en ruines. D’ailleurs une mission de la banque mondiale avait ordonné sa destruction." M. Ndiaga Niang, à la tête de l’Ecole de Coki depuis 1990, précise qu’il s’agit de « trois groupes scolaires qui accueillent 654 potaches dont l’ancienne maison communautaire qui possède une structure inadéquate pour des classes ». Il poursuit : " Les conditions sont lamentables. Pas de fenêtres, pas de portes . Les planchers sont percés de trous à divers endroits. Pas de clôtures.

Les toilettes ne sont pas utilisables pour cause d’insalubrité. Les vols de tables-bancs se multiplient sans noter que les badauds transforment les classes en salles de jeux de cartes la nuit, de fumoirs et y déposent leurs excréments." Il s’arrête et pointe du doigt :" J’ai fermé cette classe afin de ne plus continuer à exposer les enfants à des risques d’accidents, un plafond qui s’écroule ou une morsure de serpent ou piqûre de scorpion et autres insectes parasitaires." Le maître des lieux poursuit :" C’est l’ancien logement du directeur qui est transformé en groupe scolaire séparé de l’autre par la rue". Et le doyen Niang de conclure :" Nous avons une équipe pédagogique très jeune, dévouée qui ne rechigne pas à la tâche. Mais force est de reconnaître qu’il est illusoire d’espérer améliorer la qualité des apprentissages dans ces conditions."

Et le conseil rural ? " Il avait délibéré et attribué un terrain pour la construction d’une école. Un appel d’offres avait été lancé et le marché attribué à une entreprise il y a trois ans. Rien n’est fait ", se désole le chef d’établissement qui renseigne que des correspondances furent adressées aux autorités administratives et académiques et au conseil rural sans succès. Et les familles ? "L’association des parents d’élèves se réunit en bureau élargi ce jeudi 14 Juin 2007 pour étudier les pistes à explorer." A la question de savoir si des initiatives sont prises invitant les cadres formés dans cette école qui a vu passer plus de 60 promotions dont l’écrivain Mody Niang, Madior Bouna Niang, Malick ndiaye sociologue, l’actuel aide de camp du premier ministre et tant d’autres, il avoue que peu de choses sont faites dans cette direction.

En tout état de cause il est devenu une urgence que de réhabiliter cette école qui menace la vie des maîtres et des apprenants.

Pape SECK
Source: Sud Quotidien

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Vendredi 15 Juin 2007

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