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INCESTE A LA BARRE : La fille de 14 ans accuse son père adoptif de viols multiples

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Du ménage de Mor Sèye et de Ndèye Khady Sène, on peut dire qu’il ne reste pratiquement plus rien. A défaut de laver le linge sale en famille, le couple en est arrivé à la barre non pas pour demander l’arbitrage du juge sur un problème entre mari et femme, mais pour une histoire d’inceste. Là, on peut dire que le linge est trop sale même, quand on sait que la victime, M. F., n’est personne d’autre que la fille de Ndèye Khady Fall, née d’une première union.

Agée seulement de 14 ans, M.F. aurait donc été violée, à plusieurs reprises, par son père adoptif Mor Sèye. Revenant de la Médina où elle s’était rendue pour une visite familiale, Ndèye Khady déclare être tombée sur une scène levant toute ambiguïté : elle aurait trouvé, dans la chambre à coucher, son mari en train de refaire son pantalon à la hâte et sa fille M.F. dans une position compromettante. Interpellant cette dernière, celle-ci finit par craquer plus tard en avouant qu’elle venait encore d’être victime des assauts sexuels de son père adoptif. D’ailleurs, avait confié la petite M.F. à la police, Mor Sèye aurait entretenu des relations sexuelles avec elle à sept reprises, de préférence la nuit alors que sa mère dormait. Alors Ndèye Khady Sène s’en ouvrit à sa famille qui, selon ses déclarations, convoqua dare-dare une réunion pour tirer cette affaire au clair. Mais Mor Sèye, dit-elle, refusa de participer à une quelconque palabre. C’est donc de guerre lasse que la mère de M.F. en arriva à la police. La femme, qui avait des soupçons sur le comportement de son mari à l’endroit de sa fille, avait pris les devants en demandant à M.F. de passer la journée chez ses grands-parents, en attendant son retour du travail.

Cette version a été battue en brèche à la barre par Mor Sèye prévenu de viol sur mineure. Comme argument de défense, il laisse entendre que cette histoire a été inventée par son épouse qui lui chercherait querelle depuis le jour où son travail ne marche plus. Dans le seul but d’obtenir le divorce, ajoute-t-il. Espérant la vérité de la bouche de la petite M.F., le tribunal et le procureur de la République l’ont bousculée de questions. Malgré les quelques contradictions, la fille a toujours maintenu les accusations de viol contre son père adoptif. A la police, elle avait pourtant soutenu avoir été abusée sexuellement par le prévenu à sept reprises. A la barre, elle se rappelle juste tantôt de quatre relations sexuelles tantôt de cinq, à l’insu de sa maman. S’il est vrai qu’il y a eu conjonctions sexuelles, la promiscuité pourrait constituer un facteur déterminant dans la commission du délit.

Car, comme l’a expliqué Mor Sèye qui évoque le manque de moyens, toute la famille vivait dans une petite pièce réduite à 3m2, le couple dormait sur un petit lit et la petite à même le plancher, à moins de 2m de ses parents. Sans oublier la présence des neuf bassines, le canari, les outils de travail du père et quelques planches qui finissent de planter le décor d’une promiscuité invivable. Selon la fille, alors que sa maman enceinte de neuf mois dormait à poings fermés, Mor Sèye quittait le lit pour la rejoindre. La première fois, dit-elle, l’homme avait brandi un couteau pour obtenir son silence et abuser d’elle facilement. Mais, pourquoi n’a-t-elle pas crié ? D’autant plus que, dit-elle, c’était sa première relation sexuelle. Et bizarrement, elle déclare qu’elle n’avait pas mal, hormis quelques maux de tête. En tout cas, le certificat médical fait état d’une perte ancienne de l’hymen. Cette situation se serait répétée jusqu’au jour où, revenant de la Médina, Ndèye Khady Sène trouva sa fille et son mari dans la chambre, la première dans une position ne laissant planer aucun doute et le deuxième en train de refaire son pantalon. Devant le refus de coopérer de sa fille, elle tomba le lendemain sur un autre indice : le pagne de M.F. était caché sous les habits, tâché de sang. Et sa fille finit par cracher le morceau. Le jour de son accouchement, a-t-elle raconté à la police, son mari en avait profité pour encore abuser de sa fille durant la nuit.

Mor Sèye n’a cessé de nier en bloc les faits. N’empêche, Me Ibrahima Mbengue de la partie civile a sollicité la somme de dix millions de francs pour le préjudice subi. Tandis que le procureur de la République, qui a fait état d’« un cas assez délicat », a préféré requérir une peine de cinq ans de prison. Reprenant les dénégations de leur client, Mes Bamba Cissé et Mahfouz Thioye ont posé le problème de l’imputabilité des faits avant de solliciter la relaxe du prévenu pure et simple ou au bénéfice du doute. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour jeudi prochain.


MALICK CISS
Source: Le Soleil

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Mardi 4 Septembre 2007

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