Référence multimedia du sénégal
.
Google

IMPÔTS ET DOMAINES: Les inspecteurs réclament les 123 milliards des 46 agences

Article Lu 1946 fois

La tribune du premier congrès du syndicat des agents des impôts et domaines (Said) a servi de cadre pour ce corps d’élite de réfléchir sur la gouvernance fiscale, financière et foncière du Sénégal. Revendiquant un « syndicalisme citoyen » et leur place centrale dans la détermination de la politique fiscale nationale, ils n’ont pas raté le gouvernement en dénonçant vigoureusement « les 123 milliards incontrôlés des 46 agences créées tous azimuts » depuis l’avènement des libéraux au pouvoir.



IMPÔTS ET DOMAINES: Les inspecteurs réclament les 123 milliards des 46 agences
Deux années après la création de leur syndicat, les agents des impôts et domaines ont convoqué leur premier congrès samedi dernier. Autour du thème central « Quel syndicalisme à la direction générale des impôts et domaines ? », la famille fiscale et leurs invités des autres centrales syndicales du secteur formel comme informel, de la société civile et du Syndicat national unifié des impôts (SNI) de France, représenté par son secrétaire général Vincent Drôlement ont réfléchi sur l’action syndicale de la maison. La conception classique du syndicat le limitant à une simple association de défense des droits et intérêts, sociaux, économiques et professionnels de ses adhérents ne suffit pas. Même si, malgré les acquis capitalisés depuis la naissance du syndicat, la misère des agents comparés au traitement réservé à d’autres corps d’élites et les conditions sociales et de travail difficiles restent difficiles.

À les suivre dans leur réquisitoire durant la plénière, l’action syndicale ne doit pas seulement être circonscrite autour de la satisfaction des revendications. Et en tant qu’élément clef dans le dispositif institutionnel de l’Etat et compte tenu de sa contribution dans ses ressources budgétaires, les agents des impôts et domaines prônent un « syndicalisme citoyen ». Celui-ci consiste à poser des actes pour préserver l’outil de travail et à jouer un rôle d’acteur de la société civile pour contribuer à l’essor de ce pays en ce sens que les questions d’ordre fiscal et domanial revêtent une certaine technicité. En sus, parce qu’ils estiment traiter de questions de souveraineté, ils prétendent avoir des droits qu’ils comptent revendiquer tout en faisant des propositions à la hiérarchie. « Personne n’est mieux placé que nous pour déterminer et définir la conduite des politiques fiscales du pays », raison pour laquelle « notre implication dans la marche du pays est un devoir », dira l’inspecteur principal et vérificateur à la direction des vérifications et des enquêtes fiscales, Cheikh Gueye.

Aussi, le thème développé est, de l’avis de M. Sonko, « une façon pour la famille fiscale de réfléchir sur quelle direction générale des impôts et domaines dans un Etat qui se cherche et qui doit emprunter les sentiers de l’émergence avec un service stratégique qui doit contribuer et concourir à ses efforts ». Autrement dit, une façon de participer à la bonne gouvernance socio - économique et politique pour refonder l’Etat de droit. Et comme « pour asseoir un Etat, il faut les deux D à savoir les Douanes et les Domaines », un environnement de travail décent avec des salaires et des conditions sociales décents sont requis car « nous sommes une administration suspecte et exposée à la corruption et il revient à l’Etat de nous mettre dans de bonnes conditions sociales et de travail, notamment la promotion et le renforcement des capacités ». À en croire Ousmane Sonko, secrétaire général sortant du Said, « la réflexion a dépassé aujourd’hui le cadre stricto sensu de la politique fiscale pour aborder la fonction publique en général et les questions liées au service public ».

Par ailleurs, suite au constat des développements extraordinaires ces dernières années en matière de politique fiscale, avec « un Etat qui veut accélérer la croissance et qui a initié un certain nombre de politiques parmi lesquelles le volet fiscal revêt une importance capitale, nous avons abouti à la catastrophe parce que la politique fiscale a été à des agences et des lois qui sont loin d’être dans l’intérêt du pays mais peut être dans l’intérêt de certains », a soutenu M. Sonko. La technicité de la fiscalité faisant qu’elle n’est pas à la portée de tout le monde, M. Sonko poursuivra que « des agences surgissent subitement de toutes parts pour conduire des politiques fiscales parce que tout simplement elles conduisent des politiques d’incitations à l’investissement ». Cela pose problème dans la mesure où « aucune expertise avérée ne sous-tend pas les actes posés et les textes votés », a-il poursuivi. Aussi, pour le bien du pays, il a invité à ce que « l’administration fiscale reprenne ses prérogatives et soit associée, consultée même si nous ne revendiquons pas de définir la politique fiscale qui est du ressort du gouvernement ».

Il trouve aberrant que ces agences, pour travailler, viennent puiser les ressources humaines de la Dgid et la rationalité administrative qui est même posée avec cette superposition inutile et budgétivore de ces 46 agences qui couvent sur un pactole incontrôlé de plus de 123 milliards. Et « c’est un débat citoyen et non-corporatiste qui ainsi posé », a-il conclu.

Source: Sud Quotidien

Article Lu 1946 fois

Lundi 3 Septembre 2007

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State