Référence multimedia du sénégal
.
Google

IMMIGRATION LEGALE - Entre fugues et déceptions: ''Les autorités sénégalaises qui nous ont sélectionnées pour la cueillette de la fraise nous ont trompées''

Article Lu 11021 fois

Le feuilleton des femmes de Huelva n’en est pas à son dernier épisode. Tout au contraire ! Les Sénégalaises sélectionnées pour la cueillette de la fraise dans le cadre de l’immigration légale ont presque toutes fui vers des destinations diverses. Les employeurs et les autorités n’ont fait que constater les dégâts. Les femmes se sont dispersées pour la plupart en Espagne, après avoir pris l’attache qui d’un frère, d’un ami ou d’une connaissance. Nous avons pu rencontrer l’une d’entre elles à Madrid.



IMMIGRATION LEGALE - Entre fugues et déceptions: ''Les autorités sénégalaises qui nous ont sélectionnées pour la cueillette de la fraise nous ont trompées''
"Les autorités sénégalaises qui nous ont sélectionnées pour la cueillette de la fraise nous ont trompées". F.S., qui a voulu garder l’anonymat, 34 ans, belle liane fatickoise, a fui les champs de fraise de Huelva et exprime toute sa désillusion à travers cette phrase : "je regrette sincèrement d’être venue travailler dans les champs de fraise, car ce n’est que leurres, déceptions et humiliations", commente-t-elle. Elle nous renseigne sur le caractère inhumain des contremaîtres qui ne leur laissaient même pas le temps de se relever pour respirer.

Sèrère bon teint, elle affirme connaître le dur travail des champs depuis sa tendre enfance, mais n’a pu supporter celui de la fraise. Elle raconte la dure vie qu’elle a menée avec ses 14 compatriotes sans aucune considération de la part des employeurs. Elle s’anime et sa voix se fait dure quand elle évoque l’injustice qu’elles ont vécue avec leur employeur. Selon ses dires, ce dernier, qui prélevait un pourcentage pour la prise en charge médicale, n’a pas pris la peine d’amener à l’hôpital une des filles qui a perdu connaissance au milieu des plans de fraises. Pire, dit-elle, il lui a demandé de reprendre le travail le lendemain sans autre forme de procès.

Elle a fui sans regrets, explique-t-elle, dés réception de sa paie qui, d’ailleurs, est un autre motif de désespoir : 260 euros, soit 170.000 francs Cfa. F.S. est formelle, elle ne renouvellera pour rien cette expérience. Après un mois de dure labeur, ( 6 heures de travail journalier, ndlr) elle n’a même pas gagné 500.000 francs Cfa, c’est ce qui l’a poussé à fuir.

Elles ont été 13 à se fondre dans la nature à l’aube du 10 mai, loin de ce qu’elle appelle "la prison" . Maintenant, F. S vit chez une personne de confiance et espère trouver du travail, d’ici peu, afin de subvenir à ses besoins et ceux de ses parents restés au Sénégal.

A la question, pourquoi ne pas rentrer au pays ? Elle répond, avec véhémence, que ce sera l’ultime option, elle est en Europe et elle y restera à tout prix. Elle est décidée à vivre dans la clandestinité et à affronter ses travers, plutôt que de retourner au pays de "Kocc Barma" (Penseur wolof, lanque nationale du Sénégal, ndlr).

F.S n’est pas une exception. Beaucoup de filles et de jeunes hommes qui sont entrés en Espagne via l’immigration légale ne sont pas prêts à rentrer au Sénégal. Situation politico-sociale du pays oblige, disent-ils.

Quoiqu’il en soit, le pays de Cervantes n’offre plus les mêmes opportunités qu’il y a quelques années. Les perspectives ne sont pas les meilleures et présentent des pièges difficiles à déjouer pour tous ceux qui vivent sans moyens en Europe.

Source: African Global news

Article Lu 11021 fois

Mercredi 21 Mai 2008





1.Posté par fire le 21/05/2008 17:22
ca n fais k commencer

2.Posté par new- yorkais le 21/05/2008 20:17
l'etat du senegal est en train d'entrainer des natifs du pays a une forme de sévice. je pense qu'une nouvelle forme d'esclavage est en train de naitre.
comment peut on se permettre de prendre des gens les amener dans un pays, un univers tout a fait différent de ce qu'ils connaissent, ignorant la langue, le mode de vie, et les exposer a une telle situation prétextant qu'on leur veut une immigration légale. je pense que c'est une honte. certes tous les jeunes tendent vers l'immigration mais il faut les préparer avant car nous tous savons les réalités de l'étranger. les dangers sont la. niou bayi si xél bou baax

3.Posté par barra le 21/05/2008 20:20
bien sur prendre des fille a maman pour ces dur labeurs toutes ses filles la ne sont ke des boys town rekk méme si elles habitent les regions mais dans les chef lieu baalll rek ak mbarane wayé o g femme you meune ligueye lolou amoul té kes k elle cryait ke dey nekh dioum naniou gni gno beug lou tigo hahahahahahahahahahahah

4.Posté par musa le 22/05/2008 02:00
Bonne chanceet n'oubliez jamais que le retour au senegal est inevitable n'acceptez pas de boire de l'eau usee ,courage ,perseverance,fierte et n'oubliez jamais d'ou vous venez tout en esperant que chacune d'entre vous va rencontrer un bon mari .AMINN ALLAHOU AMINE


Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 7 Décembre 2016 - 13:10 L’adultère est-il devenu une banalité ?

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State