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IMMIGRATION ET AFFAIRE HABRÉ: Sarkozy et Wade sur la même longueur d'onde

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La salle des banquets de la présidence de la République a renoué hier avec les grands événements. En effet, les présidents Wade et Sarkozy, y ont fait face à la presse. Et tour à tour, ils ont abordé les questions de l'immigration, le procès de Hissène Habré, et d’autres sujets sur lesquels les deux chefs d'Etat, se sont révélé être partout sur la même longueur d'onde.



IMMIGRATION ET AFFAIRE HABRÉ: Sarkozy et Wade sur la même longueur d'onde
C'est aux environs de 17 h que les présidents Sarkozy et Wade ont fait leur entrée, à la salle des banquets de la Présidence de la République. À travers leurs ministres, ils ont signé plus de cinq protocoles d’accords, sur des sujets de coopération divers. Entre autres, il s'agissait de protocole sur la protection des investissements, une convention de financement aux communautés rurales de la vallée du fleuve Sénégal... C'est ensuite, que les chefs d'Etat ont tenu leur point de presse.
A propos de l’immigration, le président Sarkozy a tenu d'abord à apporter une précision : "Je suis comme le président Wade. On me connaît pour mon langage franc et direct". Ensuite, l'hôte du Sénégal a fait recours aux chiffres, pour montrer que la France a beaucoup fait pour ce qui est de l'immigration. Il fera observer que, "sur un total de cent demandes par exemple, notre Ambassade ici a accordé plus de 83%". À partir de cette statistique, le chef de l'Etat français a appelé son auditoire, à "méditer" sur ce cas de figure.
Tout compte fait, M. Sarkozy a déclaré encore une fois à la face des Africains que, "la France ne peut accueillir tout le monde". Il ajoutera qu’"il n'est même pas dans l’intérêt des pays africains, que la France laisse leurs fils aller s'installer la-bas". Il donne comme preuve cet exemple : "le Sénégal à lui seul à plus de 10 mille étudiants en France. Imaginez que nous accédons à leur volonté de rester en France après leur formation"? C'est pris sous cet angle que le président français dira : "La France n'a pas à rougir de sa politique sur l'immigration. Elle continuera".
Et en guise de conclusion sur cette question, M. Sarkozy lancera : "Il y a beaucoup de mensonge et beaucoup d'hypocrisie, dans les approches faites sur cette question". Mais l'hôte du Sénégal a aussi indiqué que la poursuite de la France dans sa logique politique de l'immigration, ne veut point dire que, "la jeunesse africaine est ainsi soumise à une sorte d'assignation à résidence sur son continent". Il indiquera au passage, "avoir beaucoup appris de Wade, sur la question de l'immigration".
Me Abdoulaye Wade a même assuré que M. Sarkozy a raison et qu’après les incompréhensions qui les a opposées sur la question, ils ont pu se comprendre. Il enfoncera le clou, dans le même sens que son hôte en déclarant que, "l'immigration est un danger pour notre continent. Imaginez seulement que celui-ci se vide de sa substance la plus énergétique qui est sa jeunesse.

"Le Sénégal ne doit pas assumer seul le procès de Habré"

Le procès de Hissène Habré a été largement abordé au cours de cette rencontre. Et le président Wade de préciser à ce propos que, "c'est en toute indépendance que le Sénégal a accepté de juger sur son sol, Hissène Habré". Puis le président d'ajouter : "C'est parce que l'Afrique nous a fait confiance aussi". Cependant, Me Wade a dégagé les responsabilités de notre pays, quant aux lenteurs accusées, dans le jugement de cette affaire. Il dira: "Il se trouve malheureusement que depuis, les procédures se sont avérées longues et le procès lui-même coûteux".
Mais le chef de l'Etat d’ajouter : "Nous avons pu estimer le coût du procès. Nous avons aussi de la part des partenaires comme la France et la communauté internationale, des manifestions de soutien". Ainsi, à l'endroit de son hôte M. Sarkozy, il lancera: "Je suggère la mise sur pied d'une sorte de commission pour gérer cette affaire Habré". Aussi, a-t-il demandé à la France, "son assistance juridique". Mais Me Wade n'a pas dédouané l'Afrique. Il a demandé au continent de s'assumer dès lors que celui-ci a "refusé" que son fils soit jugé ailleurs.
Nicolas Sarkozy ne démentira pas son hôte sur cette affaire. C'est à croire que les deux présidents ont émis sur la même longueur d'onde. Le président français dira à ce sujet que, "l'impunité, c'est terminé". Et d'ajouter: "il est important dans cette affaire que la sortie de crise soit trouvée par les africains eux-mêmes". M. Sarkozy a souligné l'avoir déjà dit au colonel Kadhafi lors de son séjour en Libye. Cependant, M. Sarkozy est aussi d'avis que le Sénégal n'a pas à supporter le coût d'un procès, qui n'est pas tout à fait le sien. Et de dire: "Il n'y a aucune raison que le Sénégal assume seul le poids de cette affaire". Il assurera cependant que "la France apportera son soutien au Sénégal".

L'Afrique ce précarré français ?

Pour Nicolas Sarkozy, il n'est pas "respectueux" de parler ainsi de l'Afrique. À l'en croire, "que d'autres puissances s'intéressent maintenant à l'Afrique est une bonne chose". C'est d'ailleurs pour aborder autrement l'Afrique que le président français a dit "demander à Me Wade de réfléchir et de l'aider sur le format du dialogue entre la France et l'Afrique". Aussi Sarkozy s'est-il fait l'avocat de l'Afrique pour un siège comme membre permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies.

Abdou Gilbert NIASSY
Source: Le Matin

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Vendredi 27 Juillet 2007

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