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IL N’A LIEU QUE CINQ JOURS DANS L’ANNEE : Un marché « d’exception » au cœur de Saint-Louis

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Au-delà de son caractère culturel et religieux, la prière des deux « rakaas » à Saint-Louis a un aspect très commercial avec son célèbre marché hebdomadaire qui réunit, chaque année, des marchands venus d’horizons différents. Et, pendant plusieurs jours, la place Faidherbe et ses environs ne désemplissent pas. Ce marché est très fréquenté du fait des prix généralement attractifs proposés.

Difficile de connaître leur nombre. Mais, ils sont nombreux ces marchands ambulants qui ont pris d’assaut la ville de Saint-Louis pour profiter du marché du « magal des deux rakaas » pour écouler leurs produits. La plupart d’entre eux, dont l’âge varie entre 15 et 30 ans, sont des jeunes venant de presque tous les coins du pays. Le marché hebdomadaire du « magal des deux rakaas » existe depuis plusieurs années. Il a été classé marché d’exception par les populations saint-louisiennes pour son ambiance et la variété des produits qui y sont proposés. Il se tenait habituellement sur la Place Faidherbe. Mais, il a été délocalisé depuis un certain temps sur le petit bras du fleuve. De là-bas, il s’étend jusqu’à l’autre bout de la ville, à Sor. Au niveau des différentes portes d’entrée, une flopée de marchands vante la qualité des produits. Dans cette ambiance explosive, les clients, issus de presque toutes les couches sociales, arrivent des quatre coins de Saint-Louis pour s’y approvisionner, puisque l’endroit est réputé pour les prix raisonnables des marchandises.

Chemises à 1.000 francs, pantalon en « jean » à 2.000 ou 3.000 francs, d’autres à 1.500 francs, robes à 2.000 francs, hauts à 500 francs, chaussures à 2.500 francs ou encore des articles pour la lingerie à des prix défiant toute concurrence. Ce marché présente diverses opportunités pour les populations. C’est pourquoi elles profitent de l’accessibilité des produits. Les marchands ambulants sont de véritables professionnels dans l’art d’intéresser les clients. Ils excellent dans l’exercice qui consiste à décrire l’article, montrer son utilité, son importance et son rôle. Ils le pratiquent au quotidien avec les nombreux clients. Ces techniques donnent des résultats merveilleux. Les stands et étals implantés un peu partout connaissent l’affluence de cette clientèle friande de prêt-à-porter, tissus, chaussures et autres lingeries, qui se laisse guider par son flair. Chacun est préoccupé à fouiller et, de temps en temps, ces acheteurs d’un jour s’attardent sur les différents étals ou stands pour contempler une chemise, un pantalon « jean », une jupe ou encore des appareils électroniques et fournitures scolaires. Ce marché annuel, fait le bonheur d’une bonne frange de la population qui en profite pour renouveler sa garde-robe. Ces revendeurs y trouvent leurs comptes, eux qui réalisent de bons chiffres d’affaires. La municipalité, à travers la location des espaces et des taxes journalières y gagne beaucoup. Comme dans tous les marchés du pays, la friperie y a la cote et l’ouverture des gros sacs attire des centaines de personnes, créant par la même occasion une affluence incommensurable. C’est un vrai spectacle qui s’offre, avec les acheteurs qui s’attroupent devant les points de vente pour trier et fouiller dans les sacs, avant de faire leur choix et de débattre du prix.

Faire du shopping dans ce marché peut se révéler être plus qu’une simple partie de plaisir. Car, comme partout ailleurs, les prix ne sont pas fixes au niveau des différents stands ou chez les marchands ambulants. Les clients n’hésitent donc pas à s’adonner au « sport national » que constitue le marchandage. « Ces marchands sont trop forts dans l’art de vanter leurs produits. Ils fixent très haut la barre de leurs prix et si on ne marchande pas, on risque de se faire avoir », déclare Mariétou Ndiaye, qui a passé une bonne demi heure à débattre le prix d’une tenue de ville que le commerçant lui a finalement cédé à 10.000 francs. Dans ce marché, les marchands et les acheteurs ne sont pas les seuls à réaliser de bonnes affaires. Les voleurs et autres professionnels du pickpocket sont omniprésents et profitent de l’affluence et des bousculades pour accomplir leurs forfaits.

Ce marché a toujours posé des problèmes pour sa localisation. « Nous avons eu à poser le problème de sa localisation. Parce que la sécurité, par souci de mobilité, surtout automobile, a, depuis quelques années, pris la décision de transférer le marché sur le quai qui borde le petit bras du fleuve », souligne Ahmet Fall, le président du Kourel des deux rakaas.


PAR SAMBA OUMAR FALL
Source: Le Soleil

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Mardi 4 Septembre 2007


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