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Hystèrie dans les Ecoles : le collectif des syndicats d’enseignants parle de 'Djins syndicalistes’’

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neuf sndicats d’enseignants, réunis autour d’un collectif, se sont mobilisés afin de mettre fin à la crise qui secoue l’école sénégalaise. Hier en début de matinée, ils ont tenu une conférence de presse dans un hôtel de la place pour dénoncer l’attitude de certains syndicats qu’ils accusent d’avoir politisé le mouvement.



Hystèrie dans les Ecoles : le collectif des syndicats d’enseignants parle de 'Djins syndicalistes’’
"Je le dis et je l’assume, le système est politisé", ces propos sont de Mme Bakhaw Diongue Diouf, député libéral et secrétaire générale du Snelas/fc,. Propos qu’elle a tenu hier lors de la conférence de presse du collectif des syndicats d’enseignants. Occasion saisie par ces enseignants pour montrer leur désir de négocier au plus vite avec le gouvernement. Mme Diouf a dénoncé l’attitude de certains syndicalistes qui, dit-elle, ont politisé le mouvement de grève. Elle n’écarte pas la thèse selon laquelle les crises d’hystérie répétées ces temps-ci dans les établissements soient l’œuvre de "djinns syndicalistes" pour que la reprise normale des cours ne soit effective. Ainsi, face aux interminables débrayages dans le milieu scolaire, ce collectif, fort de 9 organisations (Ades, Dis/rd, Ues, Sydels, Snlas/fc, Sneel/fc, Sneel, Scemes, Senlas/cnts), entend lutter pour éviter une éventuelle année blanche. Ces syndicats affirment vouloir immédiatement négocier avec l’Etat afin de rompre définitivement avec leur mouvement et sauver l’année scolaire. Selon M. Ibra Diouf Niokhobaye de l’Ades, président de séance, "l’objectif à très court terme est de rencontrer tous les acteurs et les autorités qui gèrent le système. Il s’agit entre autres du ministère de l’Education nationale, du ministère de la Fonction Publique, du ministère du Budget, du ministère de l’Aménagement du Territoire et du Premier ministre".

A en croire M. Diouf, ils n’ont aucun intérêt de pénaliser les élèves et c’est la raison pour laquelle ils ont formé un collectif est afin de pousser l’Etat vers des négociations immédiates et fructueuses. Pour rappel, leur plateforme revendicative tourne autour d’un certain nombre de points tels que les accords signés de 2003 à 2006 dont la question des indemnités de recherche et de documentation (Ird). Il lance un appel solennel à tous les partenaires du systeme éducatif sénégalais que ce soient les parents d’élèves, les enseignants, le gouvernement, les élèves surtout ceux de l élémentaire et les étudiants à se retrouver d’urgence afin de discuter des voies et moyens pour une sortie de crise. Et le secrétaire général de l’Ades d’ajouter qu’il n’est pas de leur "devoir de perdurer dans la situation au point de compromettre l’avenir des enfants". Il ajoute que "le collectif est dans une dynamique constructive et les deux millions d’enfants laissés en rade depuis plus de deux mois ne méritent pas un tel traitement". Interpellé sur la question des liens avec l’intersyndicale, le collectif se veut clair : "il ne peut pas y avoir de scission mais il est de notre devoir de dire qu’il faut arrêter".

CRISE D’HYSTÉRIE AU CEM DE OUAKAM :Le mystérieux baobab indexé

La crise d’hystérie continue de faire des victimes dans les établissements scolaires. Hier, revenant des toilettes, une fille du Cem de Ouakam tombe en transe et dit avoir reçu une gifle. Après elle, 13 autres filles sont tombées dans l’enceinte de l’établissement. Elles ont été évacuées à l’hôpital militaire

Depuis un certain temps, il ne se passe plus une journée sans que des filles ne piquent des crises d’hystérie dans les établissements scoalires. Hier ce fut le tour des filles du CEM Mamadou Ndiaye de Oukam. C’est vers dix heures que cela a commencé. Une fille, revenant des toilettes, s’ est mise à sangloter, disant avoir été giflée par une main invisible. Ses cris ont alerté les autres filles curieuses qui cherchaient à s’enquérir de ce qui est arrivé à leur camarade. Comme des mouches, treize parmi elles sont tombées à sa suite. Elles ont toutes été évacuées à l’hôpital militaire de Ouakam, révèle M. Ibrahima Gningue, le Principal du Cem, qui, pour éviter que la psychose ne s’installe au niveau des élèves, a sommé l’arrêt des cours jusqu’à demain (aujourd’hui). Selon M Gningue, les crises dans son établissement n’ont rien à avoir avec les autres qui se passent ailleurs. "Nous sommes dans un village de Ouakam qui a ses particularités, ses réalités, ses spécificités et ses différences par rapport aux autres". Dans l’enceinte de l’établissement est implanté un baobab dont les racines qui ne sont pas enfouies sous terre, s’entrelassent et font penser à la pieuvre. Et c’est à cet endroit précis que les séances de « Ndeup » du village se tenaient.

A l’en croire, c’est la médiatisation du phénomène qui le rend aussi aggravant. "Il ne se passe pas une année sans que des filles ne piquent de crise. Mais à chaque fois qu’une élève tombe, lui et ses collaborateurs trouveront les moyens de le relever sans conséquence grave. Toutefois pour trouver des solutions plus rassurantes pour ce phénomène, le principal compte voir le Diaraf du village. "Nous tenterons de voir le Diaraf du village pour remédier à ce problème, martèle- t-il. Ainsi, pour ces quatorze filles évacuées à cet l’hôpital, nous avons assuré leur prise en charge, nous les avons traitées et les avons fait retourner chez elles, a rassuré le médecin-capitaine Amadou Cambel Dieng. Selon le coordonnateur du programme psychologique des Armées, une sensibilisation doit être faite pour contourner ce mal en évitant toutes sortes de dramatisation de l’affaire, note le capitaine, d’après qui un plan d’action sera mené à cet effet pour faire un brefing et une formation rapide qui s’ appuie sur une cellule téchnique dont feront partie les parents d’élèves, les enseignants, les personnels de santé et la presse pour gérer de façon adéquate ces crises d’hystérie dans les établissements scolaires.

Notre interlocuteur pense que les sirènes des ambulances, les tenues uniformes sont de nature à accentuer l’ampleur des crises dans les établissements. Mamadou Abibou Thiam, psychiatre à l’hôpital de Fann, quant à lui, appelle à la dédramatisation des crises, car dit-il : ces crises, les filles ont l’habitude de les piquer à chaque occasion que de nombreuses foules se réuinissent elles sont similaires aux autres crises que l’on voit par exemple quand Youssou Ndour fait son show.

Source: Le Matin

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Vendredi 25 Avril 2008





1.Posté par binetou955 le 25/04/2008 23:01
le crise c est le diinne les eleve li gni sol mo bonne mo takh diinne yi tope lenne mane dal sa ma khalate moy li gni sol mom la fok merci

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