Référence multimedia du sénégal
.
Google

Histoires de dibiterie

Article Lu 1581 fois

Un débat diffusé l’autre jour, vers minuit, sur une station de la bande Fm, a soulevé beaucoup de passions. Le thème portait sur la confiance et la responsabilité dans la vie de couple. Et, évidemment, un débat du genre est toujours ouvert au public qui, par le biais du téléphone, intervient pour donner son avis.



Mais, cela a très vite pris les allures d’un procès des hommes. Par les femmes. Certaines d’entre elles, sous le couvert bien sûr de l’anonymat, refusent d’avoir une confiance aveugle aux hommes. Pour être à l’abri de certaines surprises. D’autres disent être des « boul fallé » puisque maîtrisant complètement leur homme. Elles gèrent leur ménage, et savent que, « tôt » ou « tard », le mari sera de retour à la maison, occasion de « défar ba mou bakh », pour reprendre l’expression d’une dame qui intervenait cette nuit-là.

Les hommes s’y mettaient aussi. Pour défendre leur cause. En expliquant que, pour la plupart, ils se battent pour que la famille soit heureuse, le ménage stable, les enfants épanouis.

Le plus cocasse dans ce débat, c’est sans doute l’anecdote racontée par une dame. Elle venait de faire la connaissance, la matinée, d’un homme qu’elle a certainement séduit. Echange de bonnes et belles paroles. D’adresses et de numéros de téléphone. Et rendez-vous fixé pour le soir, vers 21 heures, dans une dibiterie.

Comme on le sait, dans les dibiteries, on ne vend pas que du dibi, cette spécialité culinaire sénégalaise, composée de viande grillée au feu de bois et accompagné d’oignons...

A l’heure dite, l’homme qui, manifestement, n’a pas l’habitude de sortir au-delà de 20h, a dû chercher un alibi chez lui. Pour se pointer. La dame y était déjà. La commande passée, la discussion commence. La femme commence à avoir confiance, selon ses dires. Au bout de quelques minutes, la commande est disponible. Avec tous les accessoires. Commence alors le dîner au milieu duquel le téléphone de l’homme sonne. Il avait la bouche déjà pleine.

N’empêche, il parvient à décrocher. Surprise ! Au bout du fil, son épouse restée à la maison. Elle lui téléphonait juste pour une urgence, mais tombe sur un homme en train de « dîner pour la deuxième fois ». Surpris et très pris de court, il lâche : « Eh, Adja, comment as-tu fais pour savoir que je suis à la dibiterie ? »

Par manque de maîtrise, il est tombé dans son propre piège. C’est vrai que la confiance n’exclut pas le contrôle. Mesdames, ne le laissez jamais sortir seul, au-delà de 20 heures...


PAR SADIBOU MARONE
Source: Le Soleil

Article Lu 1581 fois

Mardi 21 Août 2007

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State