Référence multimedia du sénégal
.
Google

Hamed Khalifa Niasse secrétaire général du FAP: « Il faut dissoudre l’opposition boycotteuse »

Article Lu 1366 fois

Le Secrétaire général du Fap, une formation politique membre de la Cap-21, Hamed Khalifa Niasse est d’avis de dissoudre toutes les formations politiques membres du Front Siggil Sénégal. Au motif « qu’ils ont failli à leur mission de concourir et d’encourager au suffrage universel ». S’expliquant par ailleurs sur son différend avec Moustapha Niasse, il avance que celui-ci s’en est pris à sa maman qui est une « chérif ».



Hamed Khalifa Niasse secrétaire général du FAP: « Il faut dissoudre l’opposition boycotteuse »
Ne pensez-vous pas qu’il faille aller vers un dialogue politique pour décrisper le climat relativement tendu depuis les dernières élections ?

Dialogue politique entre qui et qui ? Avec l’ancienne opposition parlementaire, qui est maintenant une opposition extra parlementaire qui s’agite ? Or, lorsque le peuple ne vous a pas mandaté pour le représenter quelle que soit la raison ; que ce soit parce que vous ne vous êtes pas présenté aux élections ou que le peuple ne vous a pas accordé sa confiance, le résultat est le même. Vous ne pouvez pas parler en son nom. Ce qui signifie pour moi que l’ancienne opposition qui pesait disons, une dizaine de députés à peine, en pèse aujourd’hui zéro député. Il faut les dissoudre en vertu même de notre loi fondamentale qui leur a permis d’avoir des récépissés pour aider à l’expression du suffrage et non d’appeler au boycott. Ils ont démissionné de facto et ont failli à leur mission. Leur mission consiste à se présenter devant les électeurs à date régulière et non pas d’être au gouvernement. Tout le monde veut négocier pour entrer dans le gouvernement. Y’en a marre. Doit-on continuer toujours comme ça ? Je crois qu’il faut que cela cesse. Maintenant, il y a une nouvelle opposition au Parlement. Celle-là, il faut parler avec elle tout en respectant son indépendance et sa ligne.

A vous entendre, il ne faut pas dialoguer avec l’opposition extra-parlementaire !

Je donne mon point de vue. Je suis chef d’un parti politique au même titre que ces gens-là dont les actes et les attitudes sont à porte-à-faux avec la République et la démocratie. C’est pourquoi, je demande au chef de l’Etat qui est mon partenaire politique de dissoudre ces formations politiques boycotteuses qui n’intéressent plus personne. En tout cas j’aimerais bien qu’ils me disent combien ils pèsent ?

Que pensez-vous des velléités de (re)fondation chez votre allié le Pds ?

Etant quelqu’un qui parle très souvent avec le président Wade, je sais qu’il n’a jamais été question pour le Pds d’absorber la Cap-21, mais il a été plutôt question de restructurer la Cap-21 sous la houlette du Pds bien entendu. Il s’agira certainement de trouver une appellation et les formes de fonctionnement les plus adaptées au désir de tous. Tout cela est en train d’être trouvé. L’appellation pour ce cadre qui a été trouvée par le président de la République me convient parfaitement, parce qu’il a l’avantage de réunir les membres de la Cap-21 et de servir de réceptacles pour d’autres membres à venir. C’est-à-dire, tous ceux qui croient en Wade et à la construction du Sénégal. Tous ceux qui croit à une dénomination commune même si chacun gardera sa personnalité propre.

Quelle est la dénomination préconisée par Me Wade ?

Il ne se serait pas élégant de ma part de divulguer le nom que le Président lui-même a trouvé lors d’un voyage qui nous a mené de l’Afrique du Sud au Nigeria. Il lui revient d’en donner la primeur à l’opinion.

Qu’en est-il de cette question de succession de Wade que l’on agite depuis quelque temps ?

Toute candidature à la candidature est recevable. D’où qu’elle vienne. Tout le monde a le droit de dire après Wade pourquoi pas moi. En ce qui concerne Karim, je peux répondre pour trois raisons. Premièrement, Karim a fait la même école que mon fils, ils ont le même âge. Donc c’est un garçon que je connais comme je connais mon fils. La deuxième raison est que le président en personne m’a confié dans l’intimité de son cabinet, la mission de parfaire l’éducation politique de Karim. Pour finir, c’est un garçon très compétent et d’une correction exquise. Je confesse que je fais partie de ceux-là qui lui demandent de sortir en public pour montrer qu’il peut être utile à son pays. Il est en train de me prouver qu’il est efficace pour son pays, à cause de ces résultats saillants et visibles. Je suis en train de lui forcer la main et j’ai demandé à son père de le mettre dans le Comité directeur du Pds et je crois qu’il le fera.

Vous pensez donc que Karim est apte à remplacer son père ?

Je ne veux pas brûler les étapes. Je crois à l’apprentissage. Me Wade son père a fait 30 ans avant d’accéder au pouvoir. Il a été réélu avec brio par le peuple. Laissons le gouverner tranquillement avant de penser à sa succession et à Karim d’apprendre à faire de la politique. Parlons maintenant de la Nouvelle Ville que vous dites être chargé de piloter. Avez-vous trouvé les fonds nécessaires ? Où en sont les préparatifs ? On ne peut pas encore parler de réalisation. Nous sommes à la phase d’étude actuellement. Le chef de l’Etat a demandé à tous ces collaborateurs d’être moins bavards, de travailler et de laisser le soin aux autres faire d’apprécier. Le projet de la ville existe. Des décrets le consacrant ont été rendus publics. Par conséquent au plan juridique la nouvelle capitale politique administrative est consacrée. L’avancement du projet en outre, donne entièrement satisfaction au président de la République.

Les Américains ont quitté la plate-forme de Diamniadio pour cause de doublon avec une société privée de Doubaï. De même que la polémique enfle dans l’affaire du terminal du Port autonome adjugé à une autre société de Doubaï. N’est-ce pas là trop d’affaires en même temps qui risquent de nous aliéner Américains et Français par exemple ?

En ce qui concerne l’affaire du port, ça n’intéresse que le groupe Boloré, Doubaï-port et l’Etat du Sénégal. Doubaï port avait acheté des ports américains. Il y a eu un problème de sécurité nationale qui s’est posé là-bas. Doubaï port a donc revendu. Ce qu’il voulait faire à partir du port atlantique américain, il va le faire maintenant à partir du port de Dakar. Cela veut dire que donner au Sénégal la possibilité de concurrencer des ports américains. Et cela, c’est à notre avantage.

Concernant la plate-forme de Diamniadio, est-ce que Jafza va produire la même chose que les Américains ?

Les Américains n’ont pas retiré leurs billes. Ils ne sont pas partis avec leurs argents. Ils ont dit : « on va mettre notre argent sur les infrastructures autoroutières qui vont permettre de mettre en valeur la plate-forme. Le ministre du budget a dit dans sa conférence de presse qu’il y’a redéploiement en mettant l’accent sur l’autoroute à péage. Donc aucun dollar ne retourne aux États-Unis et d’autre part, ce que Jafza amène est un plus. L’investissement de Jafza va être en synergie avec l’aéroport de Diass et un peu plus loin, vous avez la nouvelle capitale, les projets de Marina et la citée des affaires autour du lac rose. Donc il y’a toute une voie lactée qui se fera à partir de cette ligne.

Mais l’aéroport de Diass est financé par le contribuable sénégalais ?

Non. Il n’est pas financé par les contribuables sénégalais ; ces derniers y participent. Si vous allez chez le banquier, vous voulez un prêt, il vous demande combien vous mettez là-dessus. C’est une redevance. Une redevance aéroportuaire et non pas un financement.

Pourquoi avez-vous cité Moustapha Niasse à comparaître ?

Il m’arrive d’égratigner Moustapha Niasse et il n’est pas le seul. J’en ai fait de même pour le président Wade quand il était de l’opposition comme il m’est arrivé d’égratigner Tanor Dieng. Pourtant Tanor, je le respecte mais c’est là le jeu politique. Chez nous cette tradition nous vient même de notre culture. C’est le « xass » bien connu. Mais personne ne s’en prend à la famille d’autrui. Vous ne visez que votre adversaire du moment qui peut devenir votre allier de demain. Que Moustapha Niasse veille me retourner mes piques à son encontre, il n’y a aucun problème. Mais remonter jusqu’à ma famille, faire insulter ma mère, dire d’une Chérif, qu’elle est une esclave, vraiment ça sort du jeu. D’après les informations que j’ai eues, Moustapha Niasse a été intoxiqué. Il a voulu prendre les devants en quelque sorte. Il a demandé à son fils de monter au créneau. J’avais le choix entre deux solutions : faire brûler la maison de Moustapha Niasse, lui envoyer les gens l’attaquer et lui montrer ce que je sais faire ou alors mettre tout ça entre les mains de la justice. Au finish, j’ai choisi d’être citoyen et de dire que nous sommes tous justiciables.

Votre famille s’est prononcée sur la question depuis Kaolack et semble ne pas épouser vos thèses. Que répondez-vous à ça ?

Ecoutez, un neveu ne peut pas avoir raison sur son oncle. (Ndlr : L’imam Assane Cissé qui tenez le point de presse à Kaolack est son neveu, assure-t-il)

Madior FALL
Source: Sud Quotidien

Article Lu 1366 fois

Vendredi 27 Juillet 2007


Dans la même rubrique :
< >

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State