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HUIT ANS APRES L’ALTERNANCE: De l’espoir à la pire souffrance

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L’espoir né de l’alternance à la tête du pays au soir du 19 mars 2000 semble avoir cédé huit ans après à la souffrance du peuple. Une souffrance qui procède de la désillusion totale des Sénégalais qui avaient, à un moment penser, fermement et peut être « aveuglement » que leurs souffrances de 40ans du régime socialiste aller s’estomper avec l’avènement de l’homme « providence » qui n’avait cessé, pendant ses 26 ans passés dans l’opposition, de promettre des solutions miracles aux mauvaises conditions de vie et de travail de ses concitoyens. Finalement, nombreux sont ceux d’entre des sénégalais qui se sont vite rendus à l’évidence qu’entre les promesses politiques et électoralistes du vieil opposant Wade et la réalité de son action, il y avait bien un fossé.



HUIT ANS APRES L’ALTERNANCE: De l’espoir à la pire souffrance
Les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop, l’Institution universitaire où le régime libéral a étrenné sa première goûte de sang avec la mort de l’étudiant en 1ére année de Droit Balla Gaye, ont fait vite de comprendre que leur espoirs des premiers jours et mois de l’alternance, dont ils ont été parmi les premiers alliés, allait être de courte durée.

Car, même s’ils se sont vus, attribuer tous, en 2001, des aides ou bourses, pour autant leurs conditions de vie et d’études, à cause de leurs effectifs pléthoriques et l’insuffisance du personnel d’encadrement et des infrastructures d’accueils, n’ont pas du tout changé. Ainsi, la qualité des apprentissages continuant de se dégrader de jour en jour. Une situation qui ne cesse de s’aggraver suite aux interminables perturbations liées tantôt à des mouvements de grève et de manifestations d’étudiants, tantôt à des pressions engagées par leurs professeurs. Des actions dont les motivations sont parfois si « absurdes » qu’elles font penser à une manipulation politique venue de l’extérieur. Mais ce qui reste constant c’est que l’enseignement universitaire à Dakar comme à Saint-Louis , connaît de sérieux problèmes . En dépit d’importants efforts financiers et humains déployés ces dernières années pour remettre le sous-secteur sur les rails, l’Université sénégalaise a encore du mal à connaître la paix sociale comme ça a été le cas plusieurs années avant l’alternance. Ainsi les mêmes causes continuent de produire les mêmes effets pendant que de nouvelles priorités continuent à interpeller les autorités académiques pour faire face à la mondialisation et ses exigences scientifiques, techniques et technologiques.

L’effritement du quantum horaire

Dans les autres ordres d’enseignement, notamment dans l’élémentaire et le moyen secondaire, l’effritement continu du quantum horaire, depuis l’avènement de l’alternance, suscite d’énormes inquiétudes . Car sur la moyenne des 900 heures requises annuellement, le système a accusé, selon des statistiques officielles, un déficit de l’ordre de 162 heures en 2007. Et certains observateurs de se demander si, au rythme où vont les choses, (grèves, congés forcés avec la tenue de l’Oci), si le déficit horaire ne risque pas de s’aggraver au point de compromettre la validité de l’année. Car depuis le début de l’année scolaire en cours, le système est confronté à de graves perturbations liées aux revendications des syndicats d’enseignants qui réclament des indemnités de recherche et de documentation (Ird).

En effet, après avoir empoché avant la dernière fête de la tabaski les sept milliards qui leur avaient été promis par le chef de l’Etat au mois de mai 2007, appelés « appui spécial », les enseignants, notamment les instituteurs, maintiennent leur pression pour être logés à la même enseigne que leurs collègues du moyen secondaire, qui avaient revendiqué durant toute l’année 2006 et obtenu gain de cause pour ce qui concerne l’indemnité dite de recherche et de documentation. Et cette revendication vient s’ajouter à bien d’autres contenues dans différentes plates-formes revendicatives dont quelques-unes ont déjà fait l’objet d’accords mais non appliqués. Mais l’Intersyndicale enseignante dont les composantes sont obligées toujours de hurler ensemble pour se faire entendre, même si certaines positions n’ont pas l’air d’emporter leur unanime adhésion, est plutôt outrée par la promesse non tenue du chef de l’Etat de faire organiser des assises sur le secteur pour enfin permettre une solution définitive à la question de l’Ird. Le silence du chef de l’Etat sur la question est jugé très révoltant par les syndicalistes qui redoutent d’ailleurs, de l’entendre dire, comme à ses habitudes, qu’il n’a jamais promis d’organiser quoi que ce soit.

L’Emploi, le bluff électoral de Wade

Lors de la campagne électorale de 2000, Me Wade s’était illustré par des formules magiques qui redonnaient l’espoir aux milliers de jeunes candidats à leurs premiers emplois. En effet il procédait ainsi à un diagnostic simple. A chaque fois qu’il organisait un meeting électoral dans une localité, il intimait l’ordre à tous ceux qui n’avaient un emploi de lever leur doigt. Ceci lui avait permis ainsi de mesurer à quel point les jeunes et les Sénégalais en général étaient désœuvrés à cause du manque d’initiatives des socialistes. Il avait promis ferme de mettre un terme à une telle situation une fois qu’il accéda au palais de l’avenue Roume. Ainsi, le régime libéral avait promis de relever les effectifs de recrutement dans la fonction publique et redynamiser l’entreprise privée pour développer ses capacités d’insertion des jeunes diplômés. De belles initiatives dont les effets ont été assimilées à un feu de paille. Car, la politisation de l’activité socio-économique a vite fini d’instaurer « le système favoritisme » dans la gestion de toutes les affaires du pays. Au même moment, toutes les issues pour l’immigration étaient fermées pour les candidats à l’immigration. L’immigration clandestine, qui est une forme d’acte de suicide, était le dernier espoir pour les milliers de sénégalais dont certains vont en payer un lourd tribut. Une situation que la dernière trouvaille, c’est-à-dire, la signature de contrats de travail avec l’Espagne ne va nullement régler. La dernière révolte des marchands ambulants qui avait Dakar à Feu et à sang en a donné au pouvoir en place une parfaite illustration qu’en matière d’emplois les sénégalais continuent d’attendre la concrétisation des promesse de Wade en 2000 et en 2007.

La fausse ordonnance du secteur de la santé

Confronté à des déficits de tous ordres, le secteur de la santé au Sénégal est loin de se porter mieux après l’événement de l’alternance qu’avant. L’insuffisance des ressources au niveau des hôpitaux, la faible qualité du plateau technique ou encore les faibles performances du système de gestion des structures sanitaires dans leur ensemble, sont autant de maux qui découlent du manque de vision des autorités de l’alternance face à l’avenir de ce secteur aussi stratégique que celui de l’éducation. Pourtant, après les assises de 2001, qui ont permis de dresser un diagnostic complet de la situation, tout avait laissé espérer que la situation sanitaire du pays allait être mieux gérée. Ce qui n’est toujours pas le cas, car marqué par une grave instabilité institutionnelle ( huit ministres en huit ans), le système sanitaire a perdu de toute sa crédibilité. Et les autorités ont encore du mal à lui prescrire la bonne ordonnance pour lui permettre de se remettre de son mal.

Source: Sud Quotidien

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Mercredi 19 Mars 2008

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