Référence multimedia du sénégal
.
Google


hh



HORIZON Aziz Samb, animateur - Promoteur d’événements culturels : «Je n’attends jamais l’Etat pour organiser Oscar des vacances»

Son Bébé a grandi et a bien grandi. La 21e édition d’Oscar des vacances démarre demain. L’initiateur, Aziz Samb, effectue les derniers réglages avec son staff. Dans cet entretien, le promoteur de cet évènement culturel revient sur les difficultés et



HORIZON Aziz Samb, animateur - Promoteur d’événements culturels : «Je n’attends jamais l’Etat pour organiser Oscar des vacances»
Où en êtes-vous avec les préparatifs de l’édition 2013 d’Oscar des vacances ?

Tout le plaisir est pour nous d’entamer Oscar des vacances 2013. Que Dieu lui réserve un succès. Ce qui m’a fait surtout plaisir pour cette 21e édition, si on parvient à la faire, parmi les acteurs, il y en a certains qui n’étaient pas nés quand on a débuté Oscar des vacances. Mais ce qui me fait le plus plaisir, c’est que j’ai un ami qui m’est très cher qui va participer. Il s’agit du docteur Alioune Sarr, le président du Comité national de gestion de la lutte (Cng). Je n’osais pas le dire. Dans une réunion, les jeunes ont sorti des noms. Il y a un qui a proposé Dr Alioune Sarr, vu les relations que j’ai avec lui. Tous ceux qui avaient dit d’autres noms l’ont finalement proposé comme parrain. J’étais très content. Nous le remercions d’avoir accepté d’être le parrain de cette édition. Toutefois, les préparatifs ont été extrêmement difficiles avec beaucoup de retard. Nous ne savions pas où Oscar des vacances devait se dérouler. Est-ce qu’il était question de le tenir au stade Marius Ndiaye ou pas ? C’était ça le problème. D’habitude, nous recevions la confirmation au mois de mai. Si vous ne savez pas où Oscar des vacances va se tenir et dans quelle chaîne l’évènement sera diffusé, vous ne pouvez pas vous adresser aux sponsors par respect. Nous l’avons su un peu tard. Néanmoins, la confiance des partenaires était de mise. Nous n’avons pas eu beaucoup de peine à rattraper les semaines perdues.

Quel était fondamentalement le problème ?

Le problème fondamental était le choix de l’endroit. Si vous dites que Oscar doit se tenir au Cices, c’est 1 138 places environ, Sorano 1 128 places. Le Grand Théâtre fait 1 800 places. Pour Oscar des vacances qui doit réunir Grand Dakar, Parcelles, Pikine, Daara Djolof, c’est trop petit. Rien que Grand Dakar vient avec 1 000 supporters. Est-ce que vous pensez que c’était possible au Cices ? Il faut que les gens comprennent que nous voulions bien y aller mais il n’y a pas d’espace adéquat. Imaginez-vous où nous mettrons Grand Dakar avec ses 1000 supporters, ceux des Parcelles assainies, de Keur Mbaye Fall, etc. ? Vous vous imaginez le danger qu’il y aurait eu s’il y a forcing des supporters. Il n’y a que le stade Marius Ndiaye qui est capable d’accueillir ce genre d’évènement. Et c’est acquis. Nous allons débuter là-bas ce 24 août pour faire notre finale le 28 septembre. Au préalable, nous allons faire une grande fête au Cices, une façon de remercier le directeur et son staff d’avoir accepté de nous accueillir. Ce sera ce 15 août. Ce sera le lancement d’Oscar des vacances. Les groupes qui doivent participer ont invité les lutteurs de leur quartier. En plus, les parrains des groupes seront là-bas entre autres personnalités. Je peux citer le parrain Alioune Sarr, toutes les personnes qui l’aiment. J’ai dit aux jeunes que nous allons rendre hommage à ceux qui faisaient les play-back d’Oscar des vacances il y a 21 ans.

Qui sont-ils ?

Ce sont des artistes qui faisaient le play-back à Sorano. Si on parle aujourd’hui de Titi ou de Aïda Samb, c’est que des gens ont balisé le chemin. C’était Ndèye Mbaye, Daro Mbaye, Soda Mama Fall, Ndèye Seck signature. En plus nous avions deux amis, Gorgorlou et Seune Sène qui étaient toujours présents. Ensuite, il y a Talla Diagne que nous remercierons infiniment. Il produisait toutes les cassettes. Nous voulons leur rendre hommage. La fête de la jeunesse concernera également les parents. Nous avons pris des comédiens qui sont vraiment à la page. Je veux parler de Per bu Xarr et de Doyen. Nous allons honorés les anciens que sont Gorgorlou et Seune. Il y aura Waly Seck. Son père qui est mon ami m’a assuré qu’il viendra. Nous avons Safari, un groupe qui monte…Ce sera diffusé le dimanche à l’heure d’Oscar des vacances. A l’occasion du lancement, nous allons présenter les 25 miss. On va rendre hommage aux grandes dames. Le Premier quart de finale aura lieu samedi 24 août prochain.

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées en voulant organiser cette édition à Marius Ndiaye ?

J’étais tellement confiant que j’avais dit que s’il fallait organiser ça dans la rue en contactant mes amis du Sénégal bâches, on allait le faire. Chaque année, on dit qu’Oscar des vacances n’aura pas lieu l’année suivante. Il y a une semaine, on croyait qu’Oscar n’allait pas avoir lieu. Mais le Tout-Puissant nous assiste. Demandez à Bougane Guèye Dani ( Pdg de Dmédia) si Oscar des vacances n’a pas d’utilité. Je me rappelle quand Bougane Dani marchait pour venir en réunion, c’était en 1996. Demandez à Dieynaba Seydou Bâ ( Rfm), Koutia, Tonton Ada et Sylla Mounial, Carlou D, Pape Thiopet, Malouida, etc.

Qu’est-ce qui avait réellement bloqué ?

Je disais aux jeunes que je ne faisais aucun effort pour que ça se passe au stade Marius Ndiaye. Je ne me suis privé de rien. S’il faut l’organiser dans la rue, je le ferai. Les jeunes ont dit qu’ils vont s’activer. Ils sont allés voir le directeur du stade et les autres autorités. Quant à moi, j’ai fait ce que je devais faire.

Est-ce que le directeur vous a fourni des explications sur le retard accusé ?

Il m’avait demandé d’attendre. La lettre suivait son cours. J’ai fini par recevoir une lettre qui m’autorise à organiser Oscar des vacances dans ce stade. On est allé voir le directeur. On a payé. Je veux simplement rappeler que là où les gens paient 6 000 F Cfa, on paie 100 000 F Cfa…

Justement, qu’est-ce que ça vous fait d’entendre les gens se glorifier d’avoir rempli le Grand Théâtre ?

Le Grand Théâtre est trop petit pour nous (il insiste). Aucune salle n’a la capacité d’accueillir Oscar des vacances. Rien que les jeunes de Grand Dakar ont déjà envoyé un chèque pour 700 billets d’entrée. Ils ont dit qu’ils vont prendre 300 autres billets d’ici peu. Je ne vous parle pas des Parcelles assainies ou de Keur Mbaye Fall. Si certains aiment le sport, d’autres aiment la culture. Vous avez vu les pas de danse de Salam Diallo et de Ndèye Guèye lors de la dernière finale de basket. Qu’est-ce que cela a gâché ? Rien ! Allez demander ! Avant de donner les résultats, chaque groupe nettoie et vide les vestiaires. Ça ne se passe dans aucune autre compétition.

Cela fait plus de 20 ans que vous organisez Oscar des vacances. Ne sentez-vous pas aujourd’hui, la routine ?

Aziz n’est plus devant pour l’organisation. Mais je suis derrière. Car il y a beaucoup de difficultés pour monter Oscar des vacances. Le montage, les finances, la préparation de l’évènement, tout ça, c’est compliqué. Ils ne peuvent pas le faire tout seuls. Cheikh Bitèye est là. Et je suis derrière. Je le fais venir de France chaque fois. Il sera là le 15 août et il viendra de l’aéroport, directement dans la salle. Anna, l’animatrice de l’émission vient d’accoucher d’un joli garçon. Donc elle ne sera pas là les deux premiers jours. Mais elle prendra l’émission en marche. C’est vrai que je suis toujours au service d’Oscar. Mais j’ai pris du recul. Ce que je gère le plus dans l’émission maintenant, c’est la culture générale. C’est très important pour moi. Car il est souvent question de maladies, de santé, de comportement. Cette année, il y aura des questions autour du vécu de la société : la police, la gendarmerie, les sportifs, les politiciens… Les jeunes vont répondre à des questions de la vie de tous les jours, afin de se former et mieux se forger. Cette année, on a donc pas un thème précis. Si celui qui doit répondre aux questions générales n’est pas bon et cultivé, il fait échouer son groupe. Contrairement aux autres années, le sujet sera ouvert sur tout.

Quelles seront les autres innovations de cette année ?

Oscar des vacances, c’est culture, loisirs, jeunesse, éducation. Et pour la première fois, on verra deux groupes concurrents danser en même temps. Et le jury va apprécier. Secundo, ils vont battre eux-mêmes le tam-tam en même temps. On ne va plus leur amener le son, comme cela se faisait. Je vous fais une confidence, dernièrement j’étais dans une grande fête au Méridien Président (l’hôtel King Fahd). J’étais maître de cérémonie. Et après avoir annoncé le ballet La Linguère, j’ai remarqué que sur les 10 danseurs, 5 garçons et 5 filles qui étaient sur scène, au moins 9 sont passés par Oscar des vacances. Il y aura comme l’an dernier, la partie Thiossane, où les jeunes vont imiter les anciens, en s’habillant comme les lutteurs, comme Mame Gorgui. Il s’agira de faire du Ndiouga Tine avec la tenue des anciens… Les jeunes ont beaucoup d’imagination et moi, j’ai beaucoup de volonté.

Avez-vous reçu le soutien de l’Etat pour cette édition ?

Je n’attends jamais quelque chose de l’Etat. Mais si ça vient, ça fait du bien. C’est un plus. Mais je n’attends jamais l’Etat. Toutefois, j’ai écrit à tous les ministères. Il y a des ministères à qui j’ai même écrit pour leur demander de nous proposer des questions de culture générale, allant dans le sens de faire leur promotion. Nous ne leur demandons rien en retour. Mais je n’ai jamais obtenu de réponse. Si l’Etat vient en appui, Oscar des vacances va être mieux fait encore. Mais si l’Etat ne vient pas, on se contentera de nos moyens et de ce qu’on a l’habitude de faire. C’est vrai que l’Etat ne peut pas tout faire. Et nous l’avons compris. C’est pourquoi, au Stade Marius Ndiaye quand nous gâtons quelque chose, nous faisons tout pour réparer et ne pas attendre l’Etat.

Quel est le budget pour l’organisation d’Oscar des Vacances ?

Le budget d’Oscar des vacances tourne autour de 65 à 70 millions. Et tout vient des partenaires.

Pouvez-vous vous glorifier d’organiser un grand évènement culturel au Sénégal ?

Pas seulement au Sénégal. Mais en Afrique. Renseignez-vous ! Même la Côte d’Ivoire qui était devant nous, à un moment ils ont arrêté pour une raison ou une autre. Et à l’époque j’étais dedans avec les Barthélemy Nabo et on pouvait donner 100 millions. Barthélemy est venu ici en 96 ou 97. Oscar devrait avoir 3 ans ou 4 ans à l’époque. Le budget était de 9 millions. Il était étonné que le stade soit plein et que nous n’ayons qu’un budget de 9 millions. Et il me demande : «Aziz, tu fais comment ?» Et j’ai répondu : par la grâce de Dieu. Mais en réalité, j’ai mis mon argent. Je n’ai jamais attendu l’Etat. C’est vrai qu’à un moment l’Etat nous a aidés. Surtout durant la période du Festival mondial des arts nègres. Cela nous a permis d’offrir de meilleurs plateaux. Et je remercie au passage les ministres de la Culture de l’époque : Mame Birame Diouf et Mamadou Modou Bousso Lèye. Ils ont compris l’importance de la culture…

biramefaye@lequotidien.sn

Samedi 24 Août 2013




1.Posté par citoyen le 25/08/2013 13:53
tu n'est plus un jeune ,"DEMAL DI DIAPP DI DIOULI,DI DIAMOU YALLA..... TE BAYI KHALI YI NGAY BOOLE NIOUY THIAKAANE"

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Dimanche 20 Juillet 2014 - 00:23 Décès de l'artiste-peintre Souleymane Keita








Plateforme d’information et d’intéraction a temps réel
Optimisé pour être vu en 1024x768 I.E. 6.0 ou plus récent

Info sur Xibar.net | Conditions d'utilisation | Données personnelles | Publicité | Aide / Contacts |
Copyright © 2007 Xibar multimedia Tous droits réservés