Référence multimedia du sénégal
.
Google

HOMICIDE VOLONTAIRE AVEC PREMEDITATION : 10 ans de travaux forcés à Salimata qui avait pendu un bébé

Article Lu 1550 fois


Salimata Baldé a écopé 10 ans de travaux forcés pour avoir pendu froidement un bébé de trois mois. La Cour d’assises l’a déclarée coupable d’assassinat volontaire, avec préméditation, sur la personne du petit Thierno Aliou Mballo.

ZIGUINCHOR - Le 16 juillet 2005, le commandant de la brigade de gendarmerie de Kolda avait été avisé de la mort par pendaison, au village de Médina El Hadji, d’un bébé de

trois mois. Le nourrisson Thierno Aliou Mballo avait été confié à la garde de sa grand-mère Awa Kandé par sa mère qui s’était rendue aux champs. Profitant du sommeil de l’enfant, la grand-mère était allée à la boutique du coin. A son retour quelques minutes plus tard, elle avait constaté la disparition du petit qui fut retrouvé pendu, sous la véranda, du côté de l’arrière cour. Salimata Baldé, coépouse d’Awa Kandé, et ses deux filles qui étaient présentes dans la maison au moment des faits, avaient été entendues par les gendarmes enquêteurs. Elles avaient déclaré à ces derniers qu’elles n’étaient pas sorties de leur chambre. Réentendues trois jours après, l’une d’elles, Mariama Baldé, avait dit avoir été informée par sa sœur Hawa que leur mère s’était introduite dans la chambre où dormait le nourrisson. Elle avait précisé que c’était quelque vingt minutes avant le drame.

Accablée par ce témoignage, Salimata Baldé avait fini par avouer son crime, précisant qu’elle avait ramassé, la veille des faits, la corde lui ayant servi à pendre la victime. Elle l’avait caché soigneusement, guettant le moment où l’enfant était seul pour s’introduire dans la chambre, nouer la corde autour de son cou et le pendre. Elle avait choisi la véranda, vers l’arrière cour pour y accomplir son acte. Le médecin avait conclu à une mort par pendaison. Salimata Baldé avait déclaré aux gendarmes enquêteurs que depuis la mort subite de son petit-fils, elle n’était plus la même. « Le décès de celui-ci, selon l’enquête de personnalité, avait beaucoup affecté la mise en cause qui s’était recroquevillée sur elle-même, en promettant de venger sa mort ». Salimata prétendait, qu’étant sujette à des crises épileptiques, elle était possédée par des démons au moment de son acte odieux.

Lundi dernier, devant la Cour d’assises de Ziguinchor, elle s’est déclarée inconsciente au moment des faits. « J’étais sous l’effet d’une crise épileptique. C’est après qu’on m’a expliquée que j’avais tué un nourrisson. Je ne me souviens de rien, ni de mes actes, avant, pendant et après les faits qui me sont reprochés. Elle soutient avoir même oublié avoir fait des déclarations au juge d’instruction. A l’avocat général Mbacké Fall, Salimata Baldé a répondu que quand elle pique sa crise épileptique, elle ne tombe pas évanouie ou en transe. « Inconsciemment, je fais des va-et-vient incessants dans la maison, jusqu’au moment où mes sens reviennent », dit-elle. Pour l’avocat général, l’intention de tuer est manifeste et préméditée. A son avis, une personne qui pique une crise épileptique ne peut être violente, elle est plutôt inoffensive. « Il serait très facile d’évoquer la démence. Parce que dans le cas de Salimata, elle était en parfaite lucidité au moment des faits, vu la manière dont elle avait préparé et accompli le meurtre ». Mbacké Fall a requis une peine de 15 ans de travaux forcés contre l’accusée.

Maîtres Ousseynou Faye, Ibrahima Mbengue et Kaoussou Kaba Bodian qui ont assuré la défense de l’accusée ont plaidé l’acquittement, et à titre subsidiaire, la disqualification de l’assassinat en homicide involontaire, écartant la thèse du guet-apens et celle de la préméditation. Ils ont indiqué que, certes, leur cliente a tué, mais qu’elle l’avait fait dans la démence, « liée à la maladie d’épilepsie dont elle souffre ». Aussi, ont-ils demandé une peine assortie du sursis. Dans son délibéré, la Cour a reconnu Salimata Baldé coupable d’homicide volontaire, avec préméditation et en toute lucidité et l’a condamnée à 10 ans de travaux forcés.

Source: Le Soleil

Article Lu 1550 fois

Mercredi 23 Janvier 2008

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State