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HAUSSE DE 25 F CFA SUR LE PRIX DU RIZ: Les explications des importateurs

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Vingt-quatre heures à peine après la majoration de 25 FCfa sur le prix de la baguette de pain, voilà que les pauvres Sénégalais subissent, sans aucune information préalable de la part des autorités du ministère du Commerce, les contrecoups d’une augmentation du prix du riz. Ainsi, face au mutisme assourdissant du gouvernement, les importateurs de riz tentent d’expliquer cette hausse.



HAUSSE DE 25 F CFA SUR LE PRIX DU RIZ: Les explications des importateurs
Les consommateurs sénégalais n’en finissent pas de subir les affres du « libéralisme social » du régime de Abdoulaye Wade. Si les libéraux eux-mêmes peinent à le définir ou à lui donner un contenu, force est de constater qu’il est globalement caractérisé par des augmentations tous azimuts des prix des denrées de consommation courante.

Revenant sur l’état de mise en œuvre des directives issues du conseil présidentiel sur l’abaissement des prix des denrées de première nécessité le 17 juillet dernier, Amadou Habibou Ndiaye, ministre du Commerce, avait sorti un arrêté portant barème des prix publics plafond des variétés de riz bisé importé. Les nouveaux prix applicables à Dakar donnaient respectivement 200 FCfa le kilogramme pour le riz indien ordinaire, 215 FCfa le Kg pour les variétés Indien Sortex, Thai A1 super, Vietnamien et Américain et enfin 225 FCfa le Kg pour le riz parfumé ordinaire.

Force est de reconnaître que ces prix ainsi déterminés, qui devraient, selon la lettre circulaire signée du ministre du commerce, « être affichés dans les lieux de vente, en application des dispositions légales et réglementaires », n’ont jamais été respectés, notamment par les détaillants qui vivent avec les consommateurs.

Les quelques timides actions sanctionnant les contrevenants et autres commerçants véreux, fortement médiatisées, ont toutefois fait long feu. Face au diktat des boutiquiers, les consommateurs interpellés, dans leur écrasante majorité, se sont sentis tout bonnement abusés, considérant toutes les mesures conjoncturelles et structurelles annoncées en grande pompe par le ministre comme de la poudre aux yeux.

Emmurés dans un silence…

Les importateurs de riz, une quinzaine au total, viennent de majorer, depuis avant-hier, de façon unilatérale, les prix du riz brisé importé. « Nous vendons avec nos coûts de revient », martèle sèchement El Hadj Moustapha Tall, Directeur Général de la Compagnie commercial cinq sur cinq (Cccc) et non moins premier importateur de riz au Sénégal.

Aussi, appliquant la vérité des prix conformément aux cours mondiaux du riz, le riz a connu de nouvelles hausses sur le marché sénégalais. La tonne de l’Indien ordinaire parfumé est ainsi vendue actuellement à 218. 000 FCfa et 208.000 FCfa pour le non parfumé, le Parfumé ordinaire thaïlandais est à 233. 000 FCfa tandis que le royal Umbrella, le Sortex indien, l’A1 super, l’Américain et le Solo sont à 243.000 FCfa la tonne. À l’en croire, « la demande commandant le marché du riz, forte demande sur le plan mondial explique la rareté du produit ». Il s’y ajoute « les inondations subies dans les pays exportateurs, lesquelles ont conduit des pays comme le VietNam d’arrêter leurs exportations pour satisfaire leurs besoins locaux », a - t-il poursuivi. Il en est de même pour l’Inde « qui a arrêté depuis mardi dernier et avait même décidé de décharger les bateaux en partance pour les pays importateurs », dira-t-il. Enfonçant plus loin le clou, il estimera que « l’Egypte, qui pratiquait des prix très compétitifs, a adjoint une surtaxe à l’exportation de 35 dollars sur la tonne ». Avec ces blocages persiste comme c’est le cas à l’heure actuelle, M. Tall n’exclue pas « une pénurie imminente ».

Si l’article 4 de la lettre circulaire du ministère du Commerce datée du 17 juillet dernier stipule qu ’’ en tant que de besoin, le barème peut faire peut faire l’objet de réactualisation, pour tenir compte de l’évolution des cours mondiaux des produits de base », les consommateurs approchés ont jugé très choquant et incompréhensible le fait que les pouvoirs publics se soient emmurés dans un silence religieux devant cette nouvelle donne. D’aucuns sont même allés jusqu’à se demander pourquoi le gouvernement tarde à appliquer la loi No 94-63 du 22 août 1994 qui prévoit des sanctions en cas « d’infractions sur les prix, la concurrence et le contentieux économique ». En tout état de cause, la hausse du riz, élément culturel au Sénégal, est effective. Et la majoration tous azimuts des prix des denrées de première nécessité qui ploient sur le dos des consommateurs déstabilisent davantage les ménages.

Source: Sud Quotidien

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Samedi 20 Octobre 2007





1.Posté par val le 20/10/2007 10:50
avant que abdoulaye wade en finisse avec nous ,nous allons tous mourir de faim.....que dieu nous aide

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