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HANN PLAGE : Les vendeuses de poisson laissent le quai flambant neuf pour le plein air

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Les populations de Hann disposent désormais d’un quai de pêche. Sa réalisation est le fruit de la coopération bilatérale. Mais, trois mois après la réception du quai, les autorités peinent toujours à mettre de l’ordre dans l’activité de la pêche à la baie de Hann.



En cet après-midi du mardi 21 août 2007, la baie de Hann grouille de monde. Des centaines de femmes vêtues juste de tenue de travail s’activent autour des tables. La plupart vendent du poisson en plein air, et parfois à même le sol. Et pourtant, il y a trois mois, le nouveau quai a été réceptionné pour réguler la vente du poisson.

Le chef d’exploitation du quai, Amadou Ndiaye, déplore cette situation. « Nous assistons, impuissants, à l’anarchie qui sévit au niveau du quai. Les vendeuses de poissons s’obstinent, chaque jour, à installer leurs tables en dehors du quai de pêche », affirme-t-il, la mort dans l’âme.

M. Ndiaye rappelle, d’ailleurs, que le concours de la brigade de l’environnement a été plusieurs fois sollicité, mais en vain. « Une fois que les éléments de la brigade partent, les vendeuses s’empressent de regagner le plein air », poursuit-il. Cette situation, à en croire le chef d’exploitation, est liée à la concurrence déloyale que se livrent les différents usagers. A son avis, il n’y a pas que les femmes qui vendent du poisson à la baie. « Des individus, parfois de simples passants, à qui l’on offre gratuitement du poisson, rivalisent avec les vendeuses en proposant à bas prix leurs produits ». Interpellée sur le refus de rester à l’intérieur des box du quai, une dame du nom de Thiané Ndiaye, quinquagénaire, très en verve s’explique : « si nous ne sortons pas de l’intérieur du quai, nous n’allons rien vendre. Car il y en a d’autres qui n’ont pas de place fixe et qui sont toujours là ».

A côté des femmes, le vieux Mbaye Diouf est le seul homme à s’adonner à la vente de poisson. Il n’est pas du tout content de ce qui se passe sur les lieux. « Ce qui se passe ici est intolérable. N’importe qui peut se permettre de vendre du poisson et n’importe où », déclare-t-il sous le coup de la colère. Mbaye Diouf ajoute qu’un marché central de poisson comme celui de Pikine pourrait définitivement réguler la vente, en lieu et place d’un quai.

Malgré tout, Amadou Ndiaye ne désespère pas de mettre de l’ordre au niveau du quai. « Nous étions convenus avec les partenaires européens d’assainir le quai et de résoudre le problème de l’anarchie », rappelle-t-il, ajoutant que leurs engagements doivent impérativement être respectés. Ce qui signifie qu’à terme, les vendeuses de poisson devront regagner l’intérieur du quai. « De gré ou de force ». A quoi sert alors le quai ? A part quelques gargotes qui y ont élu domicile, il est presque inoccupé.


par DIEGANE SARR & ALIOU KANDE (STAGIAIRES)
Source: Le Soleil

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Jeudi 23 Août 2007

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