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Gueule Tapée : La silhouette « lumière » de Seydina Issa Laye apparue dans l’écran d’un vieux poste téléviseur

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C’est aux environs de 13 heures que des cris évoquant le nom d’Allah et de l’Appel de Seydina Issa Laye « Adjibou daï laye » se font de loin des échos. Renseignement pris, « c’est la lumière du Saint homme qui est apparue dans un écran d’un vieux poste téléviseur à la rue 63x54, communément appelée « Rue Sans loi » », disent des fidèles du christ noir..



Gueule Tapée : La silhouette « lumière » de Seydina Issa Laye apparue dans l’écran d’un vieux poste téléviseur
A notre arrivée, la maison était déjà remplie de monde, chacun veut voir la silhouette « lumière » de Seydina Issa Laye dans un écran éteint. Et les détenteurs de portables à infra rouge ne voulaient pour aucune raison rater d’immortaliser cette image de Seydina Issa Laye.

D’autres, par contre commencent à débattre dans l’optique d’en informer le khalife général des Layènes pour que les membres de sa famille viennent faire le constater, eux-mêmes. Certains, d’ailleurs, se sont portés volontaires pour transporter le poste téléviseur jusque chez Mame Issa Thiaw Laye.

Par contre des esprits cartésiens qui étaient sur place, doutent et écartent un phénomène surnaturel. Pourtant, pour les non cartésiens, « c’est là une manière pour Dieu de rappeler son existence aux occupantes de la chambre… ».

En tout cas, à notre arrivée dans ladite chambre, les occupantes, comme si elles ont perdu l’usage de leurs jambes, versaient des larmes de frayeur. Elles ne répondu à aucune de nos questions, pleurant de toute leurs forces. Sacré Sénégal !

Abdou TIMERA

Source: Ferloo.com

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Mardi 16 Décembre 2008





1.Posté par diaw le 16/12/2008 05:01
crise economique, inflation, niak khaliss bou méti bi ... c'est à cause de ça que les sénégalais commencent à avoir des hallucinations , des visions irréelles du messie,des silhouettes du " kouss condorong" celui qui peut etre nous procurera la cagnotte du loto; L'état doit ouvrir des écoles pour former beaucoup de pschy... on en aura besoin; on ne reconnaissait pas le senegelais avec le suicide, les assasinats, les viols... on péte les plombs sans s'en rendre compte.Les temps sont durs partout mbok yi ; la galere gagne même les pays développés; le stress de perdre sont emploi et de se retrouver dans la rue devient une hantise...

2.Posté par Degueur bopp le 16/12/2008 09:05
kounekk ak sa ngueum ; parfoi ossi tu vois ce que tu pense ; doy na waar man mom degueur bopp la déf .................

3.Posté par kifi bokoul le 16/12/2008 09:15
diaw wakh nga ko dé mais nak limamoulaye dafa yague fégnou si gallé mai khamngua rek kéne mounoul comprendre
en tous cas ya des gens comme tu le di rek ki coient des vision irréelles c vraiment drôle wa chambre bobou nagnou wakh lign fa dane déf ba limamoulaye fégnou fa en tous cas affaire vraiment drole NO COMMENT !!!!!!!

kifi bokoul

4.Posté par AC le 16/12/2008 09:35
Je suis un grand fan de Stargate SG-1.

Un soir j'avais trop fumé et j'ai vu dans la télé le visage de Teal'c.

Et c'était vraiment son visage : le satellite rediffusait l'épisode.

5.Posté par sante le 16/12/2008 09:44
bayilène "racoucis " yi té diamou yalla lolou la santané

6.Posté par minz le 16/12/2008 10:20
naniou delou ci yalla,lolou moy solution bi

7.Posté par ndiog le 16/12/2008 11:09
yalla mo léne wane boppape rek.jspr que wa chambre bobou bougnou fa dioguéé, di na gnou délo séne boppa si yalla

8.Posté par adalaye le 16/12/2008 11:54
dieredieuf kokou mooy mame seydi psl guissa goulén dara bilahi walahi talahi yalla moyoni bayam seydinalimamou lahi et que lui moy seydina issa rohou laye il étemps que le sénégal xamni bau=ye laye est un messager de dieu et nul autre que mohamed psl .

signé adalaye from yoff

9.Posté par SOPEY MAME BAYE LAYE AK SEYDI le 16/12/2008 12:42
borom adjibo dayalay ko koumogn bayou rouhou laye guissaguoulen dara
borom kholyou sokhor yi.
ki moy MAME SEYDINA ISSA ROUHOU LAHI IBN YONNENTE YALLA MOHAMED PSL GUA GUEUM KO MOMA GUA WEDDI MOMA BILAHI ALASSAN
KOUSSI BAYIWOUL WAKH LO KHAMOUL BALA GUAY Dé ALKOU

10.Posté par rabi le 16/12/2008 13:54
c des mecreants.N importe quoi

11.Posté par goryalla by fall le 16/12/2008 13:55
je n'ar rien a ajouter des dires de diaw.
vraiment les senegalais sont avides de miracles si ce n'est pas serigne touba qui apparait c jesus si c'est pas jesus c mame limou
je me rappelle il ya 15 ans passés on disait que l'image de seyidina inssa laye apparaissait sur les lampes torches te tout le monde s'etaient rués pour acheter une lampe torche. aforce tde tourner la lampe on parvenait a voir apparaitre une image et certains convaincus disaient c'etait e grand homme de yoff disait que ct serigne touba
alors faites l'experiience allumer une torche et projeter le sur du noir ou un endroit obscur et tournoyer la tété du torche sur tous les sens vous verrez ce que sa vous donne peut etre a votre tour vous verrez l'image de votre guide a vous

12.Posté par arambureuf le 16/12/2008 16:12
EUSKEYE YALLA SUNU BORROM CHAQUE JOUR NGA WONE GNOU SUNU BOPPA

13.Posté par pape le 16/12/2008 16:48
la naivete des africains!!!

14.Posté par limale le 16/12/2008 17:26
baye laye amoul masse pourquoi ne croyez vous pas au representants de dieu sur terre je veux nommer limamou maodo bamba et les autres et si c etait lange de la mort qui s etait presente en face de vous ne l auriez certainement pas cru aussi..... abon entendeur salut

15.Posté par astoundoye le 16/12/2008 18:52
dieureudieuf rohoul khoutxi....

16.Posté par modou modou le 16/12/2008 18:56
goor yalla bay fall dis moi quand a t on vu l'image de jésus ici au sénégal! ?
boye féné séye féne boul ci bolé jésus! yow kan li fi yague fégne ci ay melon ay pastéque walla ay djeune wahoko ?

17.Posté par kay le 16/12/2008 19:14
faites-moi comprendre Limamou est un serigne comme les Bamba et autres ou un prophete que seul les layens reconnaissent?

18.Posté par ntouroudou le 16/12/2008 19:41
limamou amoul foumouy fégne lidoul si poste téléviseur thiéy sénégalais
parlez nous des vrais problèmes des sénégalais mo gueune c'est un non événement

19.Posté par lone wolf le 16/12/2008 20:19
bonne question KAY doyna war il ya klk annèe on parlait de serigne touba a pikine aussi senegalais mome khamna limouy guiss mom rek mo koy guiss .

20.Posté par kay le 16/12/2008 21:04
ah! man da ma confuse le dernier prophete "yonente" c'est Mohamed"psl" maintenant on me dit limamou "yonente ga" wa la bok

21.Posté par lili le 16/12/2008 23:40
salut kay, je te conseil juste de ne pas se mêler sur sa, so gueumé bakh na so gueumoul mandoul, tu vois les layènes do lèn dègue fènn gni ngui sènn koi diapp sènn niambour téyé linou yoré baparé doylou si linou gueum. Ce qui vient de passé ne pense pas k c'est une maison où habite des layènes donc je pense les layènes n'ont rien à voir sur sa, médina la khéwé té dou si keur layène, tu veux vraiment nak savoir fait le nécessaire pour savoir et c'est pas ici sur le NET que tu auras une réponse, va à yoff et tu sauras et after tu comprendras et la décision t'appartiendra, nga gueum ko wala nga wédiko, et je pense k on na jamé entendu un layène forcé une personne à croire limamou donc ... Chak fois les gens profitent sur ces genres de choz pour dire du n'importe koi c'est de la lâcheté et c'est pas bien, si vous tenez bien à savoir aller là où sa se passe, sinon STP par respect MANDOULENE SI, on n'a jamé vu un layène critiqué un tariha donc rendez au moins la monnais car le respect doit être réciproque. Lo djiss si nitt ki ba wakh ko, sache tré bien k djiss na ko si yaw, té wakhou ko donc Mandou am na solo, escusez moi nak !

22.Posté par mame mousse samba le 17/12/2008 14:10
je jure au nom du saint coran ke seydina issa est in envoye de dieu ,ceci n est k1 peti miracle pour le prouve ;et c tainsi ke disai son PERE SEYDINA LIMAMOULAHI(PSL) si un jour ma mission seet arrete avan son therme c ce PETIT (INSA ibn MARIAM) ki la continuera.donc damane li balaye woote douye nakhe yena teumekheumelou venez a lappel de DIEU il a di , setatelene sene khele te khole bou bakh .li ame solo ba ame solo moye niou djamou YALLA te moyetou wakh parce ke daniouye layo ak mome euleuk................si vou voulez en savoir en plus sur SEDINA LIMAMOU ou sur SEYDINA ISSA ou sur la famille contacte moi

23.Posté par Moustafé le 20/12/2008 11:14
Salam, apprenons sérieusement notre religion. Après le Prophète Muhammad (SAW) il n'y aura aucun autre Prophète. Ni le Mahdi, Ni Issa qui viendront à la fin des temps pour exterminer l'Antéchrist et rétablir la justice sur terre ne se proclameront prophètes. Ayons un esprit critique et un peu de recul à tout ce que l'on entend et à tout ce que l'on a hérité. On ne doit pas être musulman parce que nos parents le sont mais on doit l'être parce qu'on est convaincu que c'est la seule religion qui vaille auprès du Tout Puissant.
Qu'Allah nous pardonne nos excès.

24.Posté par Ad le 26/12/2008 01:10
C honteux vos remarques! Weddi nakk guiss bookouthia!
Un infidele mourra ignorant, sauf grace de notre Seigneur le plus Puissant!
Qu'il pardonne vos imbecilites!

25.Posté par Moustaphé le 27/12/2008 11:02
Salam, même les Prophètes ont été insulté lorsqu'ils voulurent faire comprendre à leurs contemporains la vérité. Je prendrai exemple sur eux en ne répondant pas à la provocation mais je vous prie de faire une chose : POURSUIVEZ LA RECHERCHE SUR CE DOMAINE ET VOUS VERREZ.
Qu'Allah nous pardonne nos excès.

26.Posté par khady laye le 24/02/2009 12:48
BAYE LAYE MOYE RASSOULILAYE KOUKO BAGNE Déé......................;....

27.Posté par kouna le 28/05/2009 01:05
LAYE MAKHTAAR LILI JE TE REMERCI ET TOUS LES INTERVENANT LAYENES NE REPONDEZ PAS CES GENRES DE PERSONNES CAR CEUS SONT TOUTES DES IGNORANTS
MAME LIMAMOU LAYE MOY RASSOULOU LAYE SEYDINA ISSA MOY INSA IBN MARIAMA KOULENE WEDI DOUGUE SAFARA MAKO WAX
HE KOU GUEMOUL MAME BAYE LAYE NIEUWEUL TOUBSI BALA WEES
SVP LES MECREANT SI VOUS NE CROYEZ PAS ALORS FERMEZ VOS PUTAINS DE GUEULES

28.Posté par Moustaphé le 28/05/2009 08:41
Ma chère Kouna, il se peut que l'on soit des mécréants et dans ce cas qu'Allah nous guide sur le droit chemin. Mais par contre, ce dont je suis sur c'est qu'une vraie croyante comme vous le proclamez ne doit pas insulter. En appelant les gens sur ce que l'on pense être la vérité, il faut faire usage de la sagesse et de la bonne exhortation comme nous le recommande Allah l'Exalté.
Qu'Allah vous assiste.

29.Posté par IBOU LAHI le 03/11/2009 15:52
BAY LAY DANE NA WAKH NANE . NIOUNE DOUNOU NIOME NIOMITE DOUNIOU NIOUNE YALL NA SOUNOU BOROM YOKKI LERAM

30.Posté par Sokhna laye le 09/01/2010 16:51
gnii wéddi Mouhamed daa gno yabaté khawma daa gno doff amoul béne nékhale limamou (PSL) moy rassoulilahi fii ak féé, guis gua fii koufiye wérénté yonentag limamou do diougue si torokh billahi wallahi tahalahi gni wéddi daa gno doff magoum réere
guemolène sen afaire laa, li weer té woor baye laye moo takh gnou bindalene
goor goor rek lamana donn
jaam jaam rek lamana donn
il faut rendre la monnaie plus vite si non vous risquez de pleurer du sang je t'assure

31.Posté par Moustaphé le 11/01/2010 13:13
Il n'y a eu qu'un seul Prophète Muhammad (SAW) qui a été honoré par le Coran et dont la disparition a été confirmée par l'ensemble des savants musulmans. Cette secte, parce qu'elle en est une, ne peut apporter aucune preuve dans le Coran ou dans la Sunnah pour attester ce qu'elle avance. Apprenons une fois de plus notre religion et ayons un regard plus critique de cet héritage qu'on a reçu.

32.Posté par sokhna laye le 12/01/2010 11:23
écouté moi bien vous ce que vous ne comprennait pas c que ya pas deux prophète ici non c pas ça c un seul prophète celui qui est à la mecque c celui qui est à yoff diamalaye c une seul personne une seul rouh
donc j'ai compris pourquoi vous êtes des incroyants parceque vous confondez que c deux personne quant est ce que vous croyez que LIMAMOU (PSL) moy MOUHAMED (PSL) allakhira wala yawmalkhiyam
boudé foofou guéndi khar makhamné réthiou dina fékh dieuf wess si aduna bilahi
YALLA NA LEN YALLA DIOUBANTI BALA EULEUK
KI TAK NIOU BIDELEN Géén KAY WEDDI LOUTAK KHANA SEN KHOL DOU TOOY

33.Posté par Moustaphé le 13/01/2010 00:44
Le Prophète Muhammad (SAW) (pas Libasse DIAW ) a dit que : "Si l'un de vous dit à un musulman qu'il est un Kaafir alors sachez que s'il ne l'est pas réellement alors c'est celui qui l'a dit qui est un mécréant". Voila qui devrait être un sujet de méditation ma chère Sokhna Laye. Le prophète Muhammad (SAW) a rendu l'âme depuis le 7ème siècle. Apprenons notre religion.
Qu'Allah nous guide et nous montre la voie droite avant qu'il ne soit tard!!!

34.Posté par Sokhna Laye Diop le 02/03/2010 12:40
Bismilahi rahmani rahim yalla na niou yalla fayal Mame Baye Laye (PSL) bilay moy Rassoulilahi le prophète de DIEU

35.Posté par awa laye diouf le 20/02/2011 15:45
laye makhetare yalla naniu yalla fayale mame baye laye kene du mame baye laye(psl)

36.Posté par fenomeno le 08/06/2011 02:34
bilahi baye laye moye rassouloulahi te gueum na gnou ko te wollou ko. Baye laye mo wakhal bopam mouné mane la yalla yoni, baye laye mo wékhone demb mo nioul taye

37.Posté par fenomeno le 08/06/2011 02:41
pourtant yénéne khett yi gueunou gnou gnou khett bou gnoul israel niatta yonenete gno fa wathieu israel mais kholal ni mou mell, la race noir a bcp souffri mais yone leu yalla wathiel gnou yonente bou nioul gnou ngui si moudjoum diamono toubab bi si gnou laye moudjé nieuw bilahi c la roue ki tourne lolou rek deugueul na baye laye.

38.Posté par fenomeno le 08/06/2011 02:42
Baye wakhone na léép di na ko fekk si kholal capital bi aeroport bi leppeu ngui dakar,

39.Posté par fenomeno le 08/06/2011 02:57
j'ai des choses sur laquelle je veux parler
- il n'existe pas de photo de seydina limamou
-il était illetré comme dans sa premiere mission (mecque)
- il a lancé son appel à 40 (aprés son appel il a vecu 26 ans et pratiquement toute personne se declarant être le mahdi ne survivra pas l'an prochain)
- on avait di que c'est issa ibn mariam qui sera son khalife (issa est venu au monde avec son nom)
-on avez dit que c'est issa ibn mariam qui dirigera la priere mortuaire du mahdi
- les chrétiens le considére comme un fils de Dieu alors que Dieu a dit qu'il n'a pas engendré et n'a pas été engendré (alors selon vous qui peut être le pére de issa autrement que Mouhamed (psl), le jour où issa
-on avez di que issa viendra du ciel et en wolof comment on dis haut (si kaw) et par coincidence issa est venu du 7eme gare et là où il se trouvait c'est un village lointain et en wolof çà se dit (kaw)
- à son arrivée les chrétiens l'attendait vetus tous de blanc( mais la plus grande coincidence c'est que comment les chrétiens savaient qu'ils allaient venir à cet endroit .
-on a dit ke le mahdi sera entouré de 4 iles ( ile de yoff , ile de ngor, ile des madeleines, ile de gorée)
- on a dit que issa dirigera sa priére et sera son khalife.


Dama done léral rek mbok yiii wa salam




40.Posté par fenomeno le 08/06/2011 03:01
La Vie de Seydina Limamou Lahi (PSL)



« Busra, al-Muhibbin wa tayqîz al-jâhilin »



"Joie des amis et réveil des égarés"





Ce livre de Cheikh Makhtar Lô revêt une grande importance à plus d’un titre. D’abord, parce que Cheikh Makhtar Lô était docteur de l’islam un érudit bien connu, un exégète du coran, et un maître autour duquel s’agitaient beaucoup d’étudiants venant d’un peu partout. Malgré sa haute culture et son prestige, il a eu la modestie et le courage de reconnaître en Seydina Limamou Laye, son maître et son guide. D’autre part, ce livre est, en notre connaissance, le seul ouvrage écrit sur la vie de Seydina Limamou Laye par un disciple qui a vécu à ses côtés et ne l’a jamais quitté ; c’est d’ailleurs à lui que Seydina Limamou confia la rédaction en arabe d’une partie des sermons qu’il fit en wolof, c’est encore lui qu’il chargea de lire devant les fidèles réunis, la totalité de ses sermons, au moment où le grand maître était sur le point de quitter ce bas monde. Nul n’était donc mieux placé que Cheikh Makhtar Lô pour écrire ce livre, puisque son témoignage revêt le triple mérite d’être celui d’un homme cultivé, d’un témoin oculaire qui raconte ce qu’il a vu et entendu, d’un homme religieux qui a le souci de la vérité. C’est certainement ce qu’avait compris Seydina Issa Rouhou Laye lorsqu’il lui suggéra d’écrire ce livre, vers les années 1931-1932(à son retour de Paris où il était invité à l’Exposition coloniale de Vincennes) à la place de jeunes disciples qui, poussés par leur foi et leur zèle voulaient écrire sur la vie de Seydina Limamou.



Ce livre de Cheikh Makhtar Lô est avant tout un témoignage, écrit sans souci d’étaler un talent littéraire, ni même de faire œuvre historique. Il nous livre ses souvenirs sous forme d’une conversation à bâtons rompus, se répétant souvent, omettant quelque fois de préciser les dates ; allant droit à l’essentiel, il laisse souvent de côté des détails qui auraient pu être intéressants. Certes, son livre aurait été volumineux s’il ne voulait rien omettre, c’est peut-être ce qu’il voulait éviter.

















La Vie de Seydina Limamou Lahi (PSL)



« Busra, al-Muhibbin wa tayqîz al-jâhilin »



"Joie des amis et réveil des égarés"



Bismi-illahi’rRahmâni-rRahim (Au nom de Dieu clément et miséricordieux).



Que Dieu répande sa grâce sur Mohammed et lui assure le salut. Louanges à Dieu qui a ouvert à ses grands serviteurs les chemins qui mènent à lui et qui a mis entre leurs mains les diverses espèces du bien, de telle sorte que celui qui les imite accède aussi à la droiture et sort de l’égarement ; par contre celui qui s’écarte de leur chemin va vers la défaite et tombera dans la déchéance. Celui qui suit leur chemin obtiendra le salut et la paix. Celui qui leur adressera des critiques malveillantes sera privé de tout secours divin et sera déchu. Celui qui les calomnie et ne s’en repent pas, connaîtra l’échec et sera plongé dans l’infamie dans ce monde-ci et dans l’autre comme d’ailleurs l’avait chanté un homme de Dieu (un saint) dans un poème où il dit : « La chair des saints, c’est de la chair empoisonnée, qui la mange tombe vite dans la déchéance ».



Je loue Dieu de toutes les louanges possibles sur terre et dans les cieux. Je le remercie de par la gratitude de celui qui sait que c’est lui qui détient entre ses mains les biens de ce monde et de l’autre. J’implore son aide à la manière de celui qui n’espère, en toute chose, personne d’autre que Lui. Lui qui accomplit ce qu’il veut et n’a de compte à rendre à personne. Je lui demande d’augmenter la félicité et la sécurité de notre Saint Maître Mohammed qui est la meilleure des créatures, et celles des fidèles ainsi que leur félicité et la sécurité de tous les Prophètes et Envoyés de Dieu. Que cette félicité et cette sécurité soient aussi vastes que tout ce qui existe et ce qui n’existe pas encore. Qu’elles s’élargissent continuellement et infiniment.



Par ailleurs, quelqu’un (c’est Seydina Issa Rouhou Lahi, fils de Seydina Limamou qui a suggéré à Cheikh Makhtar Lô l’idée d’écrire ce livre) aux ordres de qui je ne peux m’opposer, m’a demandé d’écrire sur les miracles réalisés par Limamou Laye qui est l’Imam des Harifina (des plus grands connaisseurs de Dieu). Or moi, je n’ai qu’une toute petite envergure face à un tel travail ; ma compréhension est courte et ma mémoire infidèle. Comment peut-on donc, avec sa seule main, épuiser l’eau de l’océan ? Les actes miraculeux de Seydina Limamou sont plus nombreux que les étoiles et les graviers et les grains de sable. Mais j’en citerai quelques-uns que je peux porter à la connaissance des amis et croyants, de par l’aide de Dieu, à la connaissance de ceux qui n’ont jamais vu Limamou mais ont entendu parler de lui. J’ai intitulé ce livre :"Joie des amis et réveil des égarés". Louange à Dieu pour ce qu’Il a décréta.



Louange à Dieu le souverain qui a élevé certains peuples et rabaissé d’autres. Ce qui suit est une partie de ce que j’ai entendu et vu de mes propres yeux sur les événements concernant Limamou Laye Mountazar (c’est-à-dire l’imam que l’on attend. Sa venue annoncée par le prophète Mohammed (PSL) était attendu par tous les musulmans) à qui seraient ralliés des hommes épris de vérité.



Il était déjà écrit dans les livres que Limamoul Mahdiyou devait naître dans un pays de l’Ouest et deviendrait le cinquième monarque après les quatre qui l’ont précédé à être le souverain du monde. Ceci est écrit dans un livre intitulé Naz-atul majalis et dans le livre de Khourtibiya où il est écrit que Limamou Mahdiyou apparaîtra à l’extrême Ouest, au bord de la mer dans les montagnes de l’Ouest. Même affirmation dans le livre intitulé Machârikhou-l anvar. Ces prédictions sont confirmées par les événements produits par Dieu le très Saint et très Haut. Nous lui exprimons notre reconnaissance pour ce qu’Il a fait et décidé.



Seydina Limamou a dit qu’il est resté à un lieu de prière situé à NGor, plus de mille ans et chaque nuit il parcourait le monde en tous sens. On pu dire que ce lieu de prière situé à NGor était une mosquée de l’envoyé de Dieu, Abraham (que la paix soit sur lui). D’autres affirment que c’est plutôt la mosquée de l’envoyé de Dieu Khadir (que la paix soit sur lui). Les habitants des régions occidentales (de l’Afrique) s’y rendaient jadis, en pèlerinage, jusqu’à l’époque où Seydina Limamou apparut. On abandonna alors ce lieu qui fut submergé par la mer.



Limamou a dit que, lorsque Dieu décida de l’envoyer sur terre, il fit pivoter les couches du globe terrestre, de sorte que ce qui était à l’Est vint à l’Ouest, et vice versa. C’est un phénomène qu’on appela à l’époque tremblement de terre. Mais on en ignorait la cause.



Lorsque Dieu décida de me faire descendre sur terre, j’ai examiné les femmes non arabes, et je n’ai trouvé parmi elles, de femmes plus vertueuses et plus décemment habillées que les femmes lébous.

Les lébous constituent un peuple appartenant à l’ethnie wolof. Ils habitent l’extrême occident, sur rivages de l’Océan Atlantique. Ce sont des pêcheurs. C’est à cause de la discrétion morale(soutoureu) et la décence de l’habillement des femmes lébous que je suis né parmi ce peuple, a dit Limamou Laye, qui ajouta : « Dieu me fit naître parmi les lébous »

Quand j’eus l’âge de marcher, chaque fois que je piétinais une souillure de poule ou d’autre chose, je m’arrêtais et pleurais jusqu’à ce qu’on me lave le pied. Devenu grand garçon lorsque mon père m’envoyait lui chercher dans la brousse du bois ou des pieux, je rentrais les mains vides. Mon père me demandait alors où est le bois ? Je lui répondais je n’ai rien rapporté, car les arbres s’inclinent vers moi et me saluent (chaque fois que je m’approche pour en abattre). Mon père se taisait sachant que ce que je disais était vrai.



Il était connu de Seydina Limamou, alors qu’il était encore enfant que tout ce qu’il affirmait ou voyait durant son sommeil se réalisait rapidement.



C’était une tradition, parmi les hommes de son milieu social, de voyager chaque année à partir de l’époque des moissons, jusqu’à celle de l’automne. Ils allaient vers NDar (Saint Louis) vers Banjul (Bathurst), deux villes où régnaient les blancs. Ils allaient aussi vers d’autres régions, en quête de fortune. Les uns étaient commerçants, les autres allaient vendre pour le compte des blancs, d’autres étaient pêcheurs et enfin d’autres faisaient du transport avec leurs chameaux. Autant d’activités similaires à celles que menaient les habitants de la Mecque. En effet, ils se rendaient vers les régions de la Syrie et du Liban, vers l’Egypte, en quête de fortune, exactement comme cela se faisait chez nous. Devenu majeur, Limamoul Mountazar, fils de Al Hassane, dit qu’il participait à ces voyages en compagnie de ses compatriotes, qui ne cessaient de voir se manifester en lui des phénomènes miraculeux, en particulier dans le domaine de sa force physique et de son courage. Il était le plus actif, le plus tenace au travail, surtout le plus intègre (mândou). Il leur faisait la cuisine et les aidait en toute chose, et quand ils priaient c’est lui qui présidait. Chaque fois que ses compagnons pratiquaient les conseils qu’il leur donnait, ils n’y voyaient que du bien. Il apaisait sur l’heure par ses prières tout mal qui atteignait l’un d’eux, et cela, à leur grand étonnement.



Le djaraf (chef de village) de Yoff, l’un des compagnons de voyage de Limamou, légèrement plus âgé que ce dernier, du nom de NDiagne Sadde, m’a dit : « qu’au temps de leur jeunesse, il a voyagé avec Limamou, vers NDar. Arrivés au Gandiol, ils ont trouvé (dans un village) une femme qui souffrait atrocement d’un mal de ventre, à tel point que depuis trois jours ses parents veillaient autour d’elle. Sa mère ne cessait de pleurer. Ndiagne Sadde lui déclara : j’ai avec moi un jeune compagnon, qui prie pour nous lorsque nous souffrons d’un mal. La mère lui répondit : faites le venir, si ses prières sont efficaces, je lui donnerai tout ce qu’il voudra. Limamoul Mountazar arriva posa sa sainte main sur le ventre de la femme et souffla dessus. Toute l’assistance eut la surprise de voir la femme dormir l’instant même. Cela les étonna beaucoup. La mère de la femme demanda à Limamou de lui dire ce qu’il réclame, ce qu’elle doit lui donner. Parle dit-elle, et je te donne la fortune que tu veux. Je ne demande rien déclara Limamou, je l’ai fait pour l’amour de Dieu. Djagne Sadde m’a dit q’il fut rempli de colère contre Limamou (parce qu’il souhaitait que celui-ci réclame une fortune).



Il était dans les habitudes de Seydina Limamou, dès qu’il fut un jeune homme, de combler de bienfaits ses visiteurs. Il lui arrivait de parcourir un ou deux kilomètre à la rencontre de visiteurs qu’il nourrissait de repas préparés par sa sainte mère. S’il lui arrivait de rencontrer sur son chemin, en allant au champ ou ailleurs, une personne étrangère, qui ne connaissait personne au village, il lui indiquait sa maison ou lui remettait son chapelet afin que sa mère sache que c’est lui qui l’envoie et s’occupe de l’étranger avant même le retour de Limamou. Sa mère aimait faire la cuisine, et le fait qu’elle offrait constamment des repas, était connu de tous. Aussi lui avait-on donné un surnom :"Coumba Djagata" (c’est-à-dire Coumba qui apporte). Elle était très généreuse, elle était une saine, qui connaissait toutes les formes de bienséance, qui était moralement saine et qui connaissait les pratiques religieuses d’obligation divine (farata) et celles qui découlent de la tradition (souna). Elle aidait les femmes par ses bons conseils et n’empêchait pas ses voisines de se servir de ses ustensiles. Elle s’appelait Coumba NDoye. Elle avait réuni en elle toutes les vertus. En wolof d’ailleurs, le prénom Coumba signifie : personne louée pour ses bonnes qualités, en qui on espère , de qui l’on n’attend aucun mal, exactement comme le prénom Aminata c’est le prénom de la mère du Prophète Mohammed (PSL)) en arabe.

Mais de tout temps, les détenteurs des faveurs divines se sont heurtés à la jalousie de leur peuple.



A l’époque de sa jeunesse, Limamou Laye, fils de Al Hassane, de retour de la pêche, avec ses compagnons, leur pirogue étant remplie de poissons, distribuait sa part jusqu’à épuisement complet, si sa mère n’était pas présente pour en prélever le nécessaire pour la maison. Si sa mère ou une personne de la famille n’était pas présente, il ne lui restait rien de sa part.



Poussé par cette même générosité, il lui arrivait au temps de sa jeunesse, de donner à quelqu’un la moisson qu’il avait retiré de son champ.



Lorsque quelqu’un venait sur la place publique demander un coup de main pour un travail quelconque, Limamou était toujours le premier à offrir son aide. C’était une habitude chez lui, depuis son enfance jusqu’à son âge mûr. Limamou a commencé, tout jeune à manifester dans son comportement toutes les qualités des grands hommes de Dieu, telles sa promptitude à aider, à pardonner, sa générosité, sa confiance en Dieu, et bien d’autres louables qualités ; et cela, il manifesta bien avant que Dieu le TOUT-PUISSANT ait fait descendre en lui la grande affaire (sa mission).



A l’approche de ce grand événement, Dieu en a donné un signe, que toute personne réfléchie devait reconnaître comme étant le signe avant-coureur d’une importante chose, car il s’agissait d’un phénomène qui se produit rarement : ce fut l’apparition dans le ciel, du côté de l’orient, d’une étoile possédant longue queue que tout le monde a pu voir. A moins d’être un aveugle, personne ne pouvait élever le moindre doute sur la vision de cette étoile, qui était le signe de la venue de Limamoul Mahdiyou, comme une étoile a été, a-t-on dit , le signe de la naissance du noble Prophète Mohammed(PSL). Cette étoile apparut vers la fin du XIII siècle de l’hégire. Elle resta dans le ciel prés d’un an, exposé à la vue du monde entier. Puis elle disparut vers l’Occident. Le fils de Al Hassane, Limamoul Mahdiyou, ayant observé ce phénomène, comprit que bientôt allait se manifester en lui l’œuvre de Dieu. En effet, après cet événement il a eu une conversation avec quelqu’un qui était son ami et son confident, Daouda NDoye dont le père était le frère germain de la mère de Limamou. Celui-ci dit : « s’il plait à Dieu, un grand événement aura lieu cette année ». Quelque s jours plu tard, après cette conversation ils se rendirent tous deux dans les champs, au lieu dit Khamsan, et Limamou lui dit : « O toi, fils de mon oncle, j’ai vu hier au cours de mon sommeil la mort d’une femme une sainte qui est du nombre des saints de Dieu. Je suis ébloui par la grandeur de l’œuvre de Dieu en elle ». Trois jours après cette conversation, mourut la mère de Limamou, un mercredi 27 du mois lunaire NDéyou Kôr (Rajab, en arabe). Après les funérailles, faîtes le même jour, le Saint Maître Limamou Laye s’imposa un isolement, s’abstenant de manger et de boire, et ne parlant à personne, à tel point que ses parents lui adressèrent des reproches lui disant : « comment un homme aussi croyant que toi, aussi soumis à Dieu que toi, peut-il abandonner toute nourriture à cause de la mort da sa mère ? Il répondit pas et resta silencieux trois jours : jeudi, vendredi et samedi. La nouvelle lune du mois Barakhlou (Chahbâne, en arabe) apparut le samedi soir. Le lendemain (dimanche) il commença à parler disant sans cesse : la I-lâha illa lâhou (il n’y a de Dieu que Dieu), Allâhou akbar (Dieu est le plus grand) et d’autres formules religieuses comme : sub hana lah, alhamdou li lâhi leusi lann yasal. Il resta encore longtemps sans manger et sans adresser la parole à personne. Ses parents, et ses voisins affirmèrent alors que Limamou est devenu fou, et l’on raconta toutes sortes de choses sur lui. Quant à lui, il continua à prononcer les attributs du Dieu Tout-Puissant, sans se soucier de rien. Son oncle se rendît au Peinthe (place publique) où ses camarades d’âges lui dirent : occupe-toi de ton neveu Limamou, il est devenu fou. Dés qu’il rentra à la maison, Limamou l’appela et parlant le premier lui dit : Mon oncle, les gens t’ont dit que je suis fou. C’est vrai, lui répondit son oncle. Limamou reprit : Mon oncle, si tu veux être renseigné sur moi, prépare un voyage vers la Mecque. Là-bas tu diras : J’ai un neveu du nom de Limamou, chez moi à l’extrême Occident, il est devenu fou cette année, il est âgé de quarante ans ou un peu plus, je me trouve dans le désarroi à propos de son cas. Si tu ne fais pas cela mon oncle, personne ne pourra t’éclairer sur moi. Son oncle lui répondit : Je ne peux pas me rendre à la Mecque. Limamou reprit : Si tu ne le peux pas, sois tranquille et n’écoute pas ce que disent les gens qui ne savent rien de ce qui est en moi. Personne d’autre que Lui ne peut me guérir. Je prends appui sur Lui et il est un appui suffisant.



Après cela Limamou appela sa tante paternelle Adama Thiaw et lui dit : O toi tante, recouvre-moi, avec deux couvertures blanches et sache que Dieu t’a donné un fils qu’il n’a jamais donné à personne d’autre au monde. Il appela sa sœur, parente à lui du côté maternel, NDiaye Diaw et lui dit : Recouvre-moi avec deux couvertures neuves et sache que Dieu t’a donné un frère qu’il n’a jamais donné à personne au monde. Il appela ses deux chastes épouses et leur dit :"O toi chaste Fatima et toi la vertueuse Farma, soyez patientes, Dieu vous a donné un mari qu’il n’a jamais donné aux autres femmes. Je vous fais savoir que votre ancien compagnon Limamou est différent de celui-ci, car Dieu a fait ce qu’il a voulu, de par sa volonté il m’a placé au-dessus des créatures. Il m’a chargé d’appeler les hommes et les djinns pour les guider ver lu"i.



Après cela, Limamou se mît à appeler s’adressant aux hommes et aux djinns, les exhortant à répondre à l’appel de Dieu. Il répétait à haute voix :"Venez répondre à l’appel de Dieu", et déclara :"quiconque, autre que moi, lance un tel appel, ne pourra le répéter plus d’un an".



Il ne cessa de prononcer, nuit et jour, les noms ou attributs du Créateur, publiquement et en privé. Il se mît à pratiquer scrupuleusement les prescriptions religieuses d’obligation divine et celles découlant de la tradition de Mohammed (PSL). Il exhorta ses proches et ses compagnons, hommes et femmes, adultes et enfants, sans exception, à faire de même. Il ne laissa aucun membre de sa famille se comporter selon son bon plaisir. Dés qu’il lança son appel, Dieu lui accorda quelques phénomènes miraculeux qui apparurent nettement aussi bien à ceux qui le suivaient qu’aux autres. Parmi ces phénomènes, citons l’odeur parfumée qui exhalait de lui, de sa maison, odeur plus agréable que le parfum Sikki, qui se dégageait aussi de sa mosquée et des chapelets de ses compagnons qui, constamment prononçaient les attributs de Dieu et se maintenaient dans une parfaite propreté spirituelle.



Dés que son appel fut connu de tous, il y eut des gens qui crurent et le rejoignirent et d’autres qui restèrent dans le doute, comme cela s’est toujours produit, dans les temps anciens, chaque fois qu’un envoyé de Dieu apportait un message divin.



On ne peut retenir, ni citer le grand nombre de phénomènes miraculeux que réalisait Seydina Limamou Laye (PSL). Par un simple souffle de sa bouche, il faisait tomber une personne qui restait inanimée et inconsciente tant quel ne la réveillait pas. Il avait une couverture que personne ne pouvait porter sur sa tête, pas même un puissant champion lutteur. Un de ses talibés, un solide gaillard, avait émis des doutes sur ce phénomène. Seydina Limamou posa la couverture sur sa tête, il fut aussitôt couvert d’une abondante sueur, et devint incapable de bouger. Dés que Seydina Limamou enleva la couverture, il tomba évanoui

Un autre événement étonnant se produisit lorsque, par un jour de marée haute, les vagues de la mer inondèrent sa maison ; ceux parmi ses disciples qui eurent leurs chambres remplies d’eau se plaignirent. Il se rendit avec eux au bord de la mer (alors que celle-ci était en marrée basse) et traça avec le pied sur le sable, une ligne et déclara :"la mer ne franchira plus jamais cette ligne, elle était d’ailleurs entrée dans la maison pour laver les souillures. Mais s’il plaît à Dieu, elle n’y reviendra plus jamais". Il ajouta :"La mer fera ce que j’ai dît, car elle ne veut pas m’offenser, elle est une créature comme vous. Vous ne me connaissez pas, mais me connaît, elle connaît mon grade auprès de Dieu, ainsi elle ne méconnaîtra mes ordres". Après cela, l’eau de la mer n’entra plus jamais dans la maison, restée au même endroit jusqu’au moment où elle fut déplacée à cause de l’épidémie de peste qui eut lieu au temps du khalifat de son fils Seydina Issa (c’est-à-dire 5 ans après la mort de Seydina Limamou, cette épidémie eut lieu en effet en 1914)



Comme nous l’avons déjà dit, personne ne pouvait se couvrir de sa couverture sans son consentement. Un jour l’un de ses premiers compagnons, un homme robuste de grande taille du nom de Momar Bineta fut chargé par lui d’une commission qu’il devait effectuer à Dakar. Momar Bineta se leva de très bonne heure et pris par inadvertance la couverture de Seydina Limamou. Dés qu’il sortit du village, il s’enveloppa avec la couverture pour faire sa prière du matin ; mais il fut aussitôt projeté à terre et ne put se relever. Il resta là jusqu’au lever du soleil. Des passants allèrent avertir Seydina Limamou qui vint retirer sa couverture. Momar Bineta put alors se relever.



Un autre phénomène miraculeux eut lieu lorsqu’un jour, Seydina Limamou, se rendant de Yoff à Cambérène fut accompagné par quelques disciples : Abdoulaye Diallo qui fut son ami, son gendre et son confident, Abdoulaye Gaye, Samba Laye Dieye, Ma Demba MBaye et d’autres. Il fut parmi eux, comme un soleil parmi des lunes. Ils marchèrent le long du rivage jusqu’à la hauteur de Cambérène. Comme d’habitude il plaisantait, courant derrière eux pour saisir l’un ou l’autre. Mais comme chacun d’eux réussissait à s’échapper, il prit une poignée de sable qu’il éparpilla dans l’air, chacun des disciples tomba net, inanimé et inconscient. Seydina Limamou saisissant chacun par le pied les tira et les rassembla au même endroit, ils étaient comme morts. Puis, il agita sa couverture au-dessus d’eux et tous se relevèrent en même temps. Il leur demanda alors :"Est-ce que vous pouvez m’échapper, Ils répondirent : non ! Puis, tous de s’étonner de ses dons divins, et raffermirent leur foi et leur confiance en lui.



Parmi les miracles qu’il réalisa, de par la volonté divine, il y a encore celui-ci : nous avons un jour fait la prière du matin avec lui à Cambérène, village où il s’exilait. Après la prière il adressa des reproches à l’un des disciples, du nom de Ali Yakha, qui avait commis un acte qu’il jugea répréhensible. Ali Yakha, offusqué par les reproches, se fâcha et sortit ses bagages pour aller rejoindre ses parents qui ne croyaient pas en Limamou. Celui-ci déclara aux autres :"Si Ali Yakha bouge de l’endroit où il se trouve, sachez que je ne suis pas le vrai Limamou Laye". Ali Yakha resta planté au même endroit, avec ses bagages sur la tête, de l’aube au lever du soleil, il ne bougea pas jusqu’après la prière de l’après-midi, il resta là jusqu’au soir, jusque tard dans la nuit. Lorsque tout le monde fut couché, Seydina Limamou vint à lui et le fit sa coucher. Lez lendemain matin, Ali Yakha alla lui exprimer son repentir et lui présenter ses excuses.



Un autre jour, à Cambérène, Seydina Limamou plaisantait avec son disciple nommé Bara Sall, et souffla de par sa sainte bouche sur lui. C’était le matin, un peu avant midi, Bara Sall tomba et resta inanimé et inconscient comme s’il était mort, jusqu’au matin du deuxième jour, Seydina Limamou le réveilla.



On avait jamais vu ou entendu quelqu’un réaliser des miracles pareils, depuis que le Prophète Mohammed quitta ce monde jusqu’à l’époque de Seydina Limamou.



Quand l’appel de Seydina Limamou fut assez connu et que les gens entendirent parler de ses actes surnaturels, un autre fait miraculeux s’ajouta à ceux qu’il réalisait de par la puissance divine. En effet, un jour, le roi du Cayor envoya quelqu’un vers lui : c’est un roi qui portait le titre de Dammel, un titre que depuis des temps anciens portent les rois du Cayor. C’était le Dammel Samba Laobé Fall. Il avait chargé son émissaire de dire à Seydina Limamou :"Le Dammel Samba Laobé Fall t’envoie ses salutations et te demande la signification d’un rêve qu’il fit au cours de son sommeil. Il n’ajouta rien à ce message. Seydina Limamou répondit en ces termes :"Va dire au Dammel que la veille du Tamkharit, après la dernière prière du soir il a fait ses ablutions puis a fait une prière qui comportait deux génuflexions, avant chacune d’elles il a récité sept fois le chapitre du Coran Yasin. Il voulait ainsi faire un listikhar (chercher à avoir une vision sur un sujet qui vous préoccupe). Il se coucha et vit dans son sommeil quelqu’un lui remettre trois outres pleines de sang chacune. Il but lui-même l’une et partagea une deuxième aux autres gens de son pays, Seydina Limamou s’arrêta là et ne dit rien sur le troisième outre. Lorsque le messager raconta au Dammel ce que Seydina Limamou lui a dit à propos de ce rêve qu’il n’avait raconté à personne, il s’étonna et crut en la mission de Seydina Limamou à qui il adressa une lettre pour lui dire qu’il avait l’intention de lui rendre visite. Seydina Limamou lui répondit, lui faisant savoir que Demba Wâr Sall ne le laisserait pas réaliser ce projet. En effet, lorsque le Dammel fit savoir son intention d’aller à Yoff rendre visite à Seydina Limamou, à son lieutenant Demba Wâr, celui-ci lui déclara :"Si tu pars, tu perdras ton trône, car je mettrai un autre roi à ta place. Le Dammel préféra alors la richesse d’ici-bas à celle de l’autre monde, c’est-à-dire qu’il abandonna son projet.

Après cela le lieutenant du Dammel, Demba Wâr confisqua un chameau appartenant à Seydina Limamou, l’arrachant des mains d’un de ses disciples. Comme le Dammel préparait une bataille contre le roi du Djolof Alboury NDiaye, Seydina Limamou déclara : Celui qui va en guerre, emportant avec lui dans son armée, mon chameau ne sera pas content de l’issue de cette bataille. L’armée du Dammel se rendit dans le Djolof, avec la conviction de remporter une victoire facile. Mais cette armée qui avait avec elle le chameau de Seydina Limamou ne passa pas la nuit sur le sol du Djolof. Arrivée dans ce pays vers midi, elle fut mise en déroute vers le milieu de l’après midi (takkusân). Les soldats du Dammel ne surent pas que le chameau qu’ils avaient pris avec eux était la cause de leur défaite (cette bataille eut lieu le 6 juin 1883 selon Duguay Cledor qui en donne un récit détaillé dans la bataille de Guillé. Il affirme que cette bataille n’a pas duré plus de deux heurs et demie, à la page 33 de son livre"Essaie sur l’histoire du Sénégal" où se trouve le récit de cette bataille). Dés que le Dammel rentra chez lui, il fut tué par les français. C’est cette mort que représentait la troisième outre de sang, sur laquelle Seydina Limamou n’avait rien dit au Dammel. Après la défaite de l’armée du Dammel et son retour au Cayor, Seydina Limamou envoya deux de ses disciples, NDiaga Seck et Momar Diagne auprès de Alboury NDiaye. Celui-ci offrit un chameau meilleur que celui saisi par Demba Wâr, car il fut heureux de recevoir les émissaires de Seydina Limamou.



Parmi les miracles que réalisait Seydina Limamou, il faut compter celui-ci : chaque fois qu’il voulait, il ordonnait à une personne (home ou femme), ne sachant ni lire ni écrire, de parler, et elle se mettait à nous raconter des événements historiques anciens et récents, de façon claire, et conforme à la relation que les livres saints donnent de ces événements, ou au lieu de récit elle débite un sermon. Puis lorsqu’il ordonnait à la personne de se taire, elle retombait dans l’ignorance.



Il faut encore citer parmi les manifestations miraculeuses réalisées par Seydina Limamou, de par la puissance divine, l’évènement que voici : lorsque son appel fut connu et que beaucoup d’individus le rejoignirent, ses compatriotes jaloux de ses dons divins, dressèrent contre lui les blancs. Ils racontèrent à ces derniers que Limamou est suivi par un grand nombre d’adeptes, que Limamou possède des sabres, des fusils, des lances qu’il cache chez lui. Ils racontèrent aux blancs beaucoup d’autres choses qui étaient de nature à troubler l’esprit des colons français. Ceux-ci s’inquiétèrent alors et décidèrent de contrecarrer son appel, de briser son œuvre et disloquer ses adeptes. Ils se concertèrent sur ce qu’ils devaient faire contre Seydina Limamou : l’arrêter, le tuer ou l’envoyer en exil comme ils avaient déjà fait à des hommes de Dieu. Deux blancs parmi ceux qui furent au courant des préparatifs parlèrent de ces projets en conversant avec un commerçant, parent de Limamou, du nom de Dégaye Diagne. Celui-ci rencontra deux disciples de Limamou, nommés NDiaga Seck et Momar Diagne Aminata et leur fit savoir que deux blancs ont dit à sa présence qu’on allait bientôt se rendre auprès de Seydina Limamou pour l’arrêter. Aller vers lui et informez-le, leur dit-il, les deux adeptes de Limamou quittèrent Rufisque vers le milieu de l’après-midi et arrivèrent à Yoff dans la nuit.

Le village dormait. Ils se dirigèrent vers la petite porte de la maison. Limamou les attendait là. Dés qu’ils arrivèrent à lui, il leur dit : vous êtes venus me voir à propos du projet secret des quatre ?

Ils lui répondirent que le projet secret qui les amène était plutôt l’affaire de trois personnes seulement. Limamou répliqua : Ajoutez Dieu à ces trois personnes et vous aurez quatre. C’est vrai, répondirent les deux adeptes. Dieu l’a affirmé dans le Coran où il dit : Trois ne se concerte sans que Dieu ne soit le quatrième, ni cinq sans qu’il soit le sixième, ni un nombre plus petit, ni un nombre plus grand sans qu’il soit présent.

Lorsque le jour de l’arrestation de Limamou par les Français approcha, ceux-ci envoyèrent auprès de lui des agents secrets qui se déclarèrent à Limamou/ nous avons travaillé longtemps au service des blancs, maintenant nous voulons nous repentir et nous mettre au service de Dieu, implorer son pardon le reste de notre vie, Limamou leur répondit que ces paroles étaient belles, leur ordonna de se laver et ses raser, puis il leur laissa la liberté de se promener partout dans la maison, alors qu’il savait fort bien l’objet de leur venue à Yoff. Le jour fixé par leur chef, le Commandant, pour se rendre à Yoff, ils se levèrent de bonne heur et déclarèrent à Limamou, qu’ils ont l’intention de se rendre à Dakar pour aller prendre leurs bagages et revenir à Yoff. Limamou leur répondit : Vous n’attendez pas ceux qui vous ont envoyé ici ? Ils restèrent silencieux et s’en allèrent. C’est ce jour-là qu’arriva à Yoff un Commandant et ses compagnons impis. Ils étaient au nombre de quarante : ils furent guidés par un individu sans scrupule du nom de Massamba Koki, l’un des hypocrites appartenant à la même ethnie que Limamou. Ils se dirigèrent d’abord à l’endroit appelé Diamma Laye, endroit où Limamou faisait habituellement ses prières. Ils croyaient pouvoir le surprendre là-bas, seul et isolé. Ne l’ayant pas trouvé là, ils se dirigèrent vers sa maison. Les disciples de Limamou étaient groupés devant la mosquée étaient entrain de chanter avec ferveur les louanges de Dieu. C’était au moment de la prière du début de l’après-midi. Limamou debout devant la porte de sa maison, ordonna aux autres fidèles restés dans la maison d’aller rejoindre ceux qui étaient devant la mosquée car il savait que les ennemis allaient bientôt arriver.

Le Commandant et ses compagnons arrivèrent et demandèrent aux fidèles groupés devant la mosquée : Où est Limamou ? On les répondit qu’il était dans la maison. Limamou avait, avant l’événement déclaré à ses fidèles : Si quelqu’un vient ici dans l’intention de m’arrêter ou de me tuer, ne faites rien contre lui. Laissez-moi entre les mains du Créateur, Il me suffit et je cherche appui qu’en Lui. Il ajouta : Je me fortifie en Dieu et Il est un appui suffisant. Lorsque le Commandant est ses compagnons entrèrent dans la maison, tous les habitants de Yoff, sortis de leurs demeures, devinrent des spectateurs curieux de savoir comment allait se terminer la rencontre de Limamou et des Français. Ceux-ci étaient armés de sabres et d’autres armes, tandis que Limamou n’avait rien d’autre que sa sereine confiance en Dieu. Il avait répété à ses fidèles la consigne :Que personne ne lève le bras, ni un bâton ni une autre chose, ne faites rien d’autre que chanter la gloire de Dieu. Ils obéirent et à haute voix, ils chantaient. Le Commandant des mécréants, armé de sabre et d’un pistolet, coupa la palissade de la maison, s’avançant et mit le feu sur une des cases de Limamou. Celui-ci s’avança et posa la main sur la case. Le feu s’éteignit et Limamou déclara : elle ne brûlera pas. Nous allons voir si elle ne brûlera pas, répliquèrent les mécréants. Ils mirent le feu une seconde fois sur la case, Limamou posa sa main sur celle-ci et le feu s’éteignit. Le Comandant saisit alors un pistolet tout neuf qui ne peut s’enrayer. Limamou lui présenta son oreille et lui dit : tire ici, le Commandant tire plusieurs fois en vain, le pistolet ne marcha pas. Etonné le Commandant saisit des menottes, qui servent à enchaîner un détenu. Limamou lui tendit les mains. Il lui enchaîna les mains et quand il finit de fermer les menottes, Limamou invoqua Dieu, les menottes tombèrent à terre. Le Commandant mécréant se jeta alors de force sur Limamou, celui-ci le souleva et le jeta par terre, il poussa un et se précipita sur son cheval. Lui et ses compagnons retournèrent à Dakar, effrayés et couverts de honte. A Dakar, il fit savoir à ceux qui l’avaient chargé de se rendre à Yoff, que Limamou n’est pas un homme ordinaire, qu’il n’a jamais vu son pareil, et que tout ce qu’on avait dit de lui était vrai. Les autorités françaises furent inquiètes et décidèrent d’envoyer une armée contre Limamou. Ils convoquèrent le Serigne NDakarou qui était le chef de Dakar, nommé par eux (il s’agit du Serigne NDakarou Dial Diop 2 dit Diali Beuke, chef du Canton de Dakar). C’est un oncle paternel de Limamou, c’est-à-dire qu’il était parent de la mère de Alassane Thiaw, père de Limamou. ; Il affirma aux français que ce qu’on raconte sur Limamou n’est que calomnie et leur demanda de ne pas se rendre à Yoff avec leur armée et que lui-même se rendrait auprès de son neveu Limamou pour l’inviter à venir de lui-même à Dakar. Au jour fixé, le Serigne NDakarou se redît à Yoff accompagné de plusieurs notables de Dakar. Ils furent reçus et installés à l’endroit situé entre la maison et la mosquée de Limamou.

Celui-ci serra la main, échangea avec eux d’agréables salutations, les mit à l’aise, son visage restant toujours souriant, il leur offrit des repas délicieux et variés : viande, pain, riz, etc. Chacun se régala. Puis le Serigne NDakarou appela Limamou et lui dit, en présence de tous les notables qui l’accompagnaient et des parents de Limamou :

« Nous voudrions que tu ordonnes à tes fidèles de retourner chez eux et que toi, tu viennes avec nous afin que nous puissions te réconcilier avec les autorités françaises. Tu es un fils du pays, il ne serait pas beau que tu occasionnes la destruction du pays, car si les Blancs viennent ici, ils détruiront le village, or tu comptes ici beaucoup de parents et tu es le soutien de plusieurs familles. »

Limamou lui répondît :

« O toi mon oncle paternel, je t’avais dit, il y a de cela trois ans, que les autorités françaises t’offriront un grand parasol et qu’un jour toi et moi nous passerions la journée sous ce parasol, eh bien nous y voilà, c’est cette journée d’aujourd’hui »

En effet, à l’endroit où ils étaient assis, on avait dressé pour le Serigne NDakarou un large parasol, semblable à une maison. Limamou leur dit encore :

« Vous voulez que j’ordonne de s’en aller ces éperviers de Dieu, qui espèrent profiter de la grâce de Dieu répandue ici, qui ont répondu à son appel ? »

Limamou voulait par là, leur faire savoir qu’il ne pouvait chasser les fidèles, qui ont cru et accepté ce que Dieu lui a ordonné et qui obéissent à ses commandements. Il leur dit encore : « Vous voulez que je renvoie d’ici mes disciples pour rester seul et recommencer avec nos anciennes activités de pêcheurs de poissons ? Non, cela ne se fera plus jamais. Dieu m’a placé au-dessus de vous et au-dessus de toutes les créatures. Par ma taille, je vous dépasse en hauteur et aussi en profondeur vers le bas. Limamou est Limamou de Yoff. Je ne bouge pas d’ici et personne ne peut rien contre moi. C’est Dieu qui m’a implanté ici afin que je lance un appel parmi les hommes et les djinns, et aucune créature ne peut empêcher cela. »

Après ces paroles, Seydina Limamou saisit par la main son fils Seydina Issa, le futur continuateur de son œuvre et leur dit :

« Je sais que je mourrai quand le terme en sera venu, mais si je meurs avant d’avoir accompli ce que Dieu m’avait ordonné, ce garçon achèvera mon œuvre. »

En ce moment Seydina Issa n’était âgé que de huit ou neuf ans.

Limamou s’adressa de nouveau à son oncle paternel et aux autres et leur dit : « Vous pouvez rentrer chez vous, si Dieu le veut, je ferai ce que vous avez dit ».

Seydina Limamou fit sa prière de début de l’après-midi, puis celle du milieu de l’après-midi, puis il dît à ses fidèles réunis : « Tous Envoyé de Dieu a du subir un exil, je vous demande de vous disperser (provisoirement). Il conseilla ensuite à ses épouses d’aller séjourner ailleurs (auprès de leurs parents). Après avoir accompli la prière du crépuscule, il prêcha devant ses fidèles leur faisant savoir la grandeur et la récompense que Dieu réserve à ceux qui veulent bien être les compagnons d’exil de son Envoyé. Bien avant ce jour, Limamou leur répétait souvent la formule : « Trois ans, trois jours, trois mois », mais il ne leur avait jamais donné la signification : les trois ans, c’était les trois années écoulées entre le début de l’appel de Limamou et le moment où les Français se dressèrent contre lui, ce qui l’emmena à l’ordonner l’exil.

Après la prière du crépuscule, et la dispersion de la foule, Limamou quitta Yoff, le moment de son départ étant ignoré par la grande majorité des gens.

Quand les fidèles s’aperçurent qu’il était parti, accompagné de quelques-uns de ses plus proches disciples, ils se mirent à sa recherche, se dirigeant partout où ils espèrent pouvoir le trouver. Or nul ne connaissait l’endroit où il s’était réfugié, sauf un petit nombre de disciples. Le grand maître Limamou a dît que, lorsqu’il arriva avec ses compagnons à l’endroit appelé Malika, endroit sablonneux parsemé de dunes, et qu’il eut l’intention de continuer son chemin, Dieu lui mit deux entraves aux pieds, de sorte qu’il ne put pas marcher. Il dit alors à ses compagnons, Abdoulaye Diallo et Thierno Sarr : Dieu a mis des entraves à mes pieds, et je ne peux bouger d’ici. Le Maître resta alors trois jours avec ses compagnons, à cet endroit. Pendant ce temps ses fidèles étaient plongés dans une profonde affliction. On les persécutait et on essayait de les effrayer, parce qu’ils ne voyaient plus Limamou.



Les autorités françaises ordonnèrent alors aux sept village : NDakarou (Dakar), Ngor, Ouakam, Mbao et Rufisque de rechercher Limamou. Un Comandant dirigeait les opérations. On battait des tam-tams et des tambours, comme s’il s’agissait de fêter un mariage, comme feraient des mécréants, tout cela se passa comme cela eut lieu la nuit où le prophète Mohammed partit de la Mecque, vers l’exil. Or Limamou était le Saint Maître de son temps (Sangoup djamono). Ceux qui s’étaient lancés à sa poursuite ne connaissaient pas vraiment celui qu’ils cherchaient. Au troisième jour de l’exil, vers midi, ils étaient plongés dans l’embarras, n’ayant aucune nouvelle de Limamou, qui pourtant n’était pas loin d’eux ; c’est Dieu qui leur empêchait de le voir. Limamou sachant combien ils étaient fatigués, envoya vers eux l’un de ses compagnons : Va leur dire que je suis ici, lui dit-il, dis leur de venir à moi. Lorsqu’ils vinrent à lui, ils étaient si nombreux qu’ils ressemblaient à des sauterelles. Limamou leur déclara : Faites de moi ce que vous voulez. Ils répondirent :

Nous jurons par Dieu que nous ne pouvons rien contre toi. Nous t’avons cherché sous la contrainte, par manque de possibilité de résister aux français et par crainte (des représailles) de ces derniers mais ce n’est pas de notre propre gré, car toi tu es notre Saint Maître, tu es notre chef. Le chef de ce groupe composé d’individus habitants de Dakar, dont le nom est Birama Wélé déclara s’adressant à ses compagnons : Vous, mes amis, sachez que la mère de Limamou est meilleure que la nôtre. Limamou lui répondit : Toi, en tout cas ma mère est meilleure que la tienne, car mon père avait d’abord épousé ta mère, si ta mère était comme la mienne, elle ne se serait pas séparée de mon père. Par cette réponse, Limamou montra son courage et voulait faire comprendre aux gens venus l’arrêter qu’il n’avait pas peur d’eux. Il ajouta : « Si je ne tenais pas compte des chapelets que vous portez autour du cou, vous ne recommenceriez plus jamais ce que vous avez fait aujourd’hui ».

Les trois jours passés en exil étaient ceux qu’il avait annoncés dans la formule : « trois ans, trois jours, trois mois. Alors que ceux qui venaient de l’arrêter le conduisait à Dakar, l’heure de la prière du début de l’après-midi (Tisbar) les trouva en chemin ; ils furent intéressés de voire Limamou faire ses ablutions, se disant qu’ils allaient avoir l’occasion de voir ses cheveux Ils avaient appris, en effet que nul ne pouvait voir les cheveux de Limamou, toujours cachés par son turban. Limamou se mit à faire ses ablutions, sous le regard curieux de cette foule, mais au moment où il devait toucher sa tête, une antilope fit irruption au milieu de la foule ; tous se mirent spontanément à sa poursuite. Avant leur retour, Limamou avait déjà terminé ses ablutions. C’était là, un des miracles qu’il réalisa de par la puissance de Dieu. Il restait à faire la prière ensemble. Limamou leur déclara : C’est vous qui devait diriger la prière, moi je ne suis que votre prisonnier, vous êtes mes maîtres. Ils lui répondirent : Que Dieu nous préserve de la prétention de nous placer devant toi pour diriger une prière, c’est plutôt toi qui est notre maître. Limamou présida cette prière puis leur déclara : Allons maintenant vers les blancs, que vous croyez capables d’anéantir mon appel au service de Dieu. Ils se rendirent donc avec lui auprès des autorités françaises. Ces jours-là, les méchants et les hypocrites furent heureux. Ils pensaient que Limamou ne reviendrait plus chez lui. Les autorités françaises ordonnèrent son transfert à Gorée, une grande ville construite en dur sur l’une des quatre îles de la région du Cap-Vert. On l’y amena sans l’enchaîner. Celui qui nourrissait contre Limamou la haine la plus farouche, à cette époque, le nommé Moussé Yesse Diagne, était très content. Bien avant cet événement, il adressa des menaces à Limamou ; on pourrait presque dire qu’il est le Abou Djahil de notre peuple.



Lorsque Limamou arriva à Gorée, on l’enferma dans une prison. Aussitôt Dieu fit arriver un nuage tout noir et une pluie diluvienne s’abattit, accompagnée d’un vent violent qui fit tomber des murs. Un homme blanc qui était un ermite (un homme religieux qui vit seul) sortit alors, et se mit à courir dans les rues, frappant les murs et criant tout haut : Faites sortir le saint que vous avez emprisonné, si vous ne le faites pas, vous allez vite être frappés d’une malédiction. Effrayés par cette tempête les Blancs firent sortir Limamou de prison et l’installèrent dans un bâtiment assez vaste où fut placé un lit très beau, puis on mit par terre, beaucoup de sable de mer, et on plaça dans l’appartement un canari pour l’eau à boire, un encensoir et d’autres ustensiles que l’on pensait lui être utiles comme une bouilloire et d’autres choses. On recruta pour lui faire la cuisine, une femme respectable, une bonne musulmane. Cette dame recevait chaque jour une somme destinée aux dépenses et besoins journaliers de Limamou. Les autorités venaient chaque jour lui rendre visite, avec politesse, s’excusant toujours de le déranger, et en blâmant les autochtones qui ont calomnié Limamou auprès d’eux.

La somme que l’on remettait à la bonne femme pour les dépenses journalières de Limamou ‘était une véritable aubaine pour elle car Limamou ne mangeait et ne buvait rien d’autre qu’un peu de melon, ou du manioc ou un peu de lait. Il ne mangeait rien d’autre que cela.

Durant son séjour dans cette maison, les Blancs envoyèrent auprès de lui leur chef religieux, un abbé pour l’observer. Mais celui-ci n’osa pas l’observer directement face-à-face. Il fit placer un grand miroir à côté de Limamou, pour le regarder plus aisément. Par ce moyen il l’observait, mais il cessait de le regarder chaque fois que Limamou faisait face au miroir, pour recommencer son observation dés qu’il se détournait du miroir. Lorsqu’il termina son examen, il sortit et ferma la porte et déclara aux autorités : C’est un fils de Dieu. Que lui voulez-vous ? Laissez-le rentrer chez lui. Si vous le causez le moindre préjudice vous subirez rapidement une malédiction. Les autorités demandèrent alors à Limamou de rentrer chez lui. Il leur répondit : Je ne peux pas rentrer sans amener avec moi Tafsir Abdoulaye Diallo. Ce dernier était aussi arrêté et incarcéré à cause des calomnies des adversaires de Limamou. Seydina Limamou a raconté lui-même que si ce n’était le refus de libérer Tafsir Abdoulaye Diallo, qu’on lui opposa, il ne resterait pas à Gorée plus de trois jours.



Mais il resta trois mois. Et cela confirma les trois mois qu’il suggéra dés le début dans la formule : trois ans, trois jours, trois mois.



NB : Ainsi Seydina Limamou, par cette formule, avait prédit la durée des épreuves que lui et sa communauté devaient subir : ces épreuves ont débuté trois ans après son appel, lui ont imposé un exil de trois jours et une détention de trois mois. Après cela, toutes les tentatives, toutes les manœuvres de ses adversaires et des colons français ont aboutit à un échec et ne lui ont causé aucun préjudice.



Après les trois mois, Abdoulaye Diallo fut libéré et rentra chez lui. Des disciples de Limamou ayant appris sa libération, allèrent à sa rencontre à Gorée, pour revenir avec lui à Dakar, où ils se dirigeront chez son plus grand disciple Ababacar Sylla, qui était à la fois son ami, convaincu de la véracité de sa mission, son mandataire et quelques fois son remplaçant pour diriger les cinq prières.

Les disciples qui le rejoignirent à Gorée le saluèrent et furent heureux de le revoir, tandis que ses ennemis, heureux de sa disparition nourrissaient à son égard des pensées pessimistes. Ils ignoraient que les serviteurs de Dieu traversent toujours des épreuves et des situations difficiles.



Seydina Limamou, accompagné de ses disciples, va quitter Gorée. Les amis qu’il comptait dans cette ville en furent tristes car la générosité de Limamou était sans borne ; partout où il se trouvait, c’est lui qui subvenait aux besoins de ses hôtes en nourriture et autres nécessités.

Pour quitter Gorée, il alla avec ses compagnons au quai d’embarquement. Des piroguiers en quête de clients, les appelèrent, chacun d’eux les invitant à monter ans sa pirogue. Ses compagnons choisirent une pirogue, Seydina Limamou choisit une autre, mais il suivit ses compagnons dans celle qu’ils avaient choisie. Cette pirogue se dirigea alors vers Rufisque, s’écartant de la direction de Dakar leur destination. Mais elle ne put démarrer normalement en direction de Rufisque, et resta en difficulté jusqu’à ce que la pirogue que Limamou avait choisie se rendit à Dakar et revint les trouver au même endroit. Son propriétaire répéta alors à Limamou : Maître, venez dans ma pirogue. Limamou dit alors à ses compagnons :

Si tous les vivants s’étant prononcés pour une vérité, et que moi je me prononce pour un mensonge, Dieu changerait mon mensonge en vérité et leur vérité en mensonge.

Ils montèrent donc dans cette embarcation et arrivèrent à Dakar.



Seydina Limamou se dirigea chez son ami, son grand disciple Ababacar Sylla, qui, avant l’appel de Limamou, était un savant, un fervent serviteur de Dieu, un juge intègre. A cette époque, Ababacar Sylla avait déjà assumé à Dakar, pendant quatorze ans, les fonctions de juge (chef du tribunal musulman). Dés que le Saint Maître de notre temps, Limamou, se manifesta au grand jour, il crut en lui et attesta la vérité de sa mission, car bien avant, Dieu lui en avait révélé les signes [selon le grand saint Mamour Diakhaté de NGakham, Ababacar Sylla a cru en la mission de Limamou, sept ans avant l’appel de Limamou. Serigne Mamour Diakhaté, décédé le 24 mars 1971, à l’âge de 107 ans, a eu l’insigne privilège d’avoir été disciple de Seydina Limamou et compagnon de Seydina Issa et Seydina Mandione Laye]. Sa foi en la mission de Limamou entraîna une réaction des notables de Dakar qui le destituèrent de ses fonctions de juge ; Mais cette destitution lui importait peu du moment qu’il était devenu disciple du Saint Maître de notre temps, celui que tous les croyants voudraient découvrir. Mais, seul peut croire en lui et devenir son disciple, celui que Dieu a comblé de ses grâces et de sa miséricorde, comme en bénéficièrent les saints hommes de Dieux les temps passés.



C’est prés cette épreuve (trois mois passés à Gorée), et durant le séjour de Limamou chez son ami une autorité de l’Islam, Ababacar Sylla, que celui-ci lui accorda la main de sa fille. Limamou resta longtemps dans cette maison, à Dakar, car les autorités françaises lui avait dit : Vous ne retournerez pas chez vous à Yoff avant assises du tribunal qui doit statuer sur le différend qui vous oppose à ceux qui vous ont calomnié auprès de nous, et nous ont amenés ainsi à détruire votre maison. Ceux-là nous ne les laisserons pas tant qu’ils ne vous auront pas payé tout ce qu a été détruit chez vous ; Le jour du procès, les français confirmèrent le déclarations de Limamou et opposèrent un démenti à tout ce que ces personnes affirmèrent. Puis ils dirent à Limamou : Nous vous paierons ce qui a été détruit dans votre maison et nous poursuivrons ces personnes qui sont la cause de cette destruction. Limamou leur répondit : Ne leur réclamer rien, je laisse tout entre les mains de Dieu, car il ne me connaissent pas.

Un autre fait miraculeux réalisé par la Puissance divine par Limamou a eu lieu à l’occasion de travaux agricoles qu’il confia à Cambérène à un grand nombre de disciples venus de Thiaroye sur mer, de Yoff et surtout de Dakar. A cette occasion, il fit égorger deux bœufs et l’on prépara une grande quantité d’aliments. Mais les travailleurs étaient si nombreux que l’on pensa que ces aliments seraient insuffisants. Lorsqu’on lui présenta les récipients contenant les repas et qu’on attira son intention sur leur insuffisance, il demanda qu’on lui présente l’un des récipients : il y puisa de sa main une portion, en mangea et remit le reste dans le récipient.

Puis il ordonna de prélever de ce récipient une quantité d’aliment à mélanger avec le contenu des autres récipients. Cela fut ait. Les travailleurs vinrent manger, ressemblant à un essaim de sauterelles, à cause de leur grand nombre. Tous furent rassasiés de toutes sortes d’aliments couscous, riz, bouillie de céréales arrosée de lait, viande, ragoût, etc.…). Les récipients restèrent encore bien pleins d’aliments comme si on n’en ait mangé que très peu. Certaines personnes en amenèrent chez eux. Cela furent très étonnant.

41.Posté par mbaye le 04/07/2011 01:13
Mame Limamou ma gueum sa nairy mission yi si ce n'était pas la vérité il n'y arivera pas à la 10eme édition ni a la 131eme gueumla rekay deug laye Makhtar ya dononone Ahmadou dik donate Mahdiyou wèkhé sa penncouba nioulè fa saouba

42.Posté par fama laye diop le 19/07/2012 13:31
mame seydina issa rohou lahi je vous adooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooore pour tjr le fils de seydina limamoulaye al MAHDI

43.Posté par Muhammad Limamou Lahi le 01/09/2015 03:02
toutes les discussions ou debats layennes # autres se finissent ainsi.
Pour clore yoff (Jammlahi=Jerusalem) sorriwoul . Kemb medine (camberene) mo geuneu diegge.
So yakamtiwoul demall ngor (almahdi)

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