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Guerre de succession : WADE diffère l'affrontement entre Idy et Karim?

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En ramenant l’ex-Premier ministre aux affaires, le président de la République tente d’éviter une confrontation devenue inévitable entre son fils d’emprunt, Idrissa Seck, et son fils biologique, Karim Wade. Instruit par le cas du Parti socialiste, Wade cherche ainsi à sécuriser son héritage pour ne pas voir le Pds perdre le pouvoir après son départ.



Guerre de succession : WADE diffère l'affrontement entre Idy et Karim?
Que cache la main tendue du président Abdoulaye Wade à Idrissa Seck ? Cette question trouve toute sa pertinence dans le contexte politique actuel où le chef de l'Etat vient de remporter haut la main l'élection présidentielle, de rafler la majorité des sièges à l'Assemblée nationale à l'issue des législatives et où tout porte à croire que sa coalition, Sopi, va gagner les locales prévues en 2008. Lui-même ne l'a-t-il pas signifié à une délégation de Rewmi, sous la férule d'Oumar Sarr, lors de l'audience qu'il lui avait accordée au palais de la République ? Il avait dit, en substance : ‘Je n'ai besoin de personne, si on allait encore aujourd'hui à des élections, je vais battre encore tout le monde.’
Malgré cette certitude, le président Wade a fait appel à tous ses ‘fils égarés’ dont Idrissa Seck qui a répondu favorablement à cette main tendue.

C'est parce que, selon ses proches, le souhait le plus ardent du chef de l'Etat, c'est que son parti lui survive et reste encore longtemps au pouvoir après son départ. ‘D'où l'idée de la refondation du Pds pour mettre en place un parti fort et moderne’, expliquent nos interlocuteurs. Mais, au rythme où allaient les choses, on s'acheminait vers une confrontation directe entre les ‘fils’ de Me Wade. Et le choc qui lui donne le plus des urticaires, c'est celui qui pourrait avoir lieu entre son fils biologique, Karim Wade, et Idrissa Seck, son fils d'emprunt, comme ce dernier se définit lui-même. En effet, la ‘Génération du concret’ gagne, de jour en jour, de l'ampleur et ses animateurs n'en prennent pas moins de la bouteille, galvanisés par les chantiers de la corniche. Pour sa part, Idrissa Seck, arrivé second lors de la dernière élection présidentielle, n'a pas perdu de sa superbe malgré un ‘exil choisi’ en France. Et face à une opposition qui cherche, désespérément, à maintenir la flamme d'une union conjoncturelle, ce duel semblait inévitable. Mais, les conséquences d'une telle confrontation pourraient être fâcheuses, surtout dans l'éventualité d'une élection anticipée, ce qui n'est pas à écarter. Surtout que d'autres camps sont en train de se construire au sein du Pds. Macky Sall, qui a quand même contribué à la victoire de Wade à la présidentielle et permis à sa coalition de réaliser un raz-de marée aux législatives, pourrait mettre le pied dans le plat. Sans compter les tireurs embusqués qui n'ont pas encore dit leur dernier mot. Cette dispersion des forces du Pds pourrait faire voler en éclats le parti du président de la République et, par ricochet, lui faire perdre le pouvoir après son départ. Et cela, Me Wade ne l'ignore pas.

En effet, instruit par le cas du Parti socialiste, le chef de l'Etat veut éviter une confrontation entre ses ‘fils’. Le parti d'Abdou Diouf avait vu une partie de son électorat rabiotée par Djibo Kâ qui s'était présenté aux législatives de 1998 contre son ex-formation politique. A la présidentielle de 2000, le soutien, au second tour, de Moustapha Niasse et celui de Me Mbaye Jacques Diop en faveur du candidat Wade - et naturellement des autres partis de la coalition Fal - a porté l'estocade au Ps. Récemment, la candidature de Robert Sagna à la présidentielle du 25 février dernier, parallèlement à celle d'Ousmane Tanor Dieng, tous du même parti, a relégué ce dernier et le Ps à la troisième place derrière Idrissa Seck qui en était, pourtant, à son coup d'essai. Me Wade qui a été le principal bénéficiaire de cette dispersion du Ps n'en ignore pas les méfaits et ne veut pas voir le Pds partir en charpie s'il quitte le pouvoir.

Pour éviter cela, Me Wade cherche à sécuriser son héritage en tentant de réunir tous ses ‘fils’. Ainsi, il sera le seul maître du jeu et, les cartes en main, il pourra redistribuer les rôles à sa guise.

Amadou DIOUF
Source: Walfadji

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Mardi 31 Juillet 2007

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