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Gambie : un ancien ministre demande le transfert de la CADHP et la traduction de Jammeh devant la CPI

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Une « Coalition pour les droits de l’homme » basée à Dakar, a demandé le transfert du siège de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP, une institution de l’Union Africaine) de Banjul vers une autre capitale, en raison notamment des « violations récurrentes » des droits de l’homme par le régime du président Yahya Jammeh.



Gambie : un ancien ministre demande le transfert de la CADHP et la traduction de Jammeh devant la CPI
Ces propos sont tenus au lendemain de ceux du président gambien qui a publiquement menacé de « tuer » quiconque déstabiliserait son pays sous prétexte de défendre les droits de l’homme. « La Gambie est devenue un pays champion du monde des intimidations », a déclaré Bubacar Baldeh, ancien ministre gambien qui a servi sous le régime du président Dawda Jawara et sous l’actuel régime.

Avant d’aller vivre en exil, M. Baldeh a aussi servi pendant plusieurs années l’actuel régime qu’il dénonce en tant que chargé de la propagande pour le compte de l’Alliance pour la Réorienttion patriotique et la Construction (APRC, parti du président Jammeh au pouvoir). « Le pays qui se caractérise par des arrestations arbitraires, est devenu une prison grandeur nature », a estimé l’ancien ministre actuellement membre de la « Coalition pour les droits de l’homme ».

M. Baldeh, dont les propos sont cités par l’Agence de presse sénégalaise, s’exprimait lors d’un point de presse co-organisé par la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) et Open Society for West Africa (Osiwa).

La Raddho est une organisation panafricaine de défense des droits le l’homme et Osiwa est une organisation financée par l’homme d’affaires américain, George Soros pour promouvoir ce qu’il appelle des « sociétés plus ouvertes ». « La démocratie, la liberté et la justice, n’existent plus depuis 15 ans que Yahya Jammeh est au pouvoir, car toutes les institutions sont sous le contrôle de l’exécutif », a encore accusé l’ancien ministre qui demande « la traduction du président Yaya Jammeh, devant la Cour pénale internationale (CPI) », a ajouté l’ancien ministre gambien.

Toutefois, les chefs d’Etat africains ont récemment exprimé leur défiance vis-à-vis de la CPI et leur refus de collaborer avec cette institution estimant qu’elle ne s’en prend qu’aux dirigeants africains.

Source Ouestaf.com

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Mardi 29 Septembre 2009





1.Posté par Debolo le 29/09/2009 17:54
Ils expriment leur perplexité à l'encontre de la CPI, parce qu'ils sont tous (à quelques exceptions prés), de potentiels Yahya Jammeh. La CPI ne s'en prend pas seulement aux chefs d'etat africains. Elle s'en prend aux chefs d'etat dictateurs, assassins, et violeurs à outrance des droits les plus èlèmentaires de leurs pauvres concitoyens. Ils se trouve qu'ils sont presque tous africains; ce qui revient au meme. Pauvre mon continent.

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