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GUERRE MUETTE EN CASAMANCE : La presse manque d'interlocuteur

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L'impossibilité de la presse à avoir un bilan du conflit entre l'armée et les supposés éléments du Mfdc en Casamance, relève en grande partie du verrouillage de l'information de la part de l'armée sénégalaise. En effet, tant du côté de la Direction de l'information d'une part et du mouvement irrédentiste de l'autre, c'est le mutisme total.



GUERRE MUETTE EN CASAMANCE : La presse manque d'interlocuteur
Les bilans d'affrontements dans la partie sud du pays ne sont connus par les populations que par voie de presse. Cependant, les conditions dans lesquelles travaille celle-ci ne reste point enviables surtout quant à la collecte et au traitement de l'information concernant le conflit. Pour ce faire, les journalistes évoluant sur ce terrain usent de tous les subterfuges pour collecter des données pourtant combien importantes pour informer l'opinion. La plupart des journalistes sont formels : «l'armée ne communique pas». Entrer en contact avec le service d'Information de la zone sud et même posséder les différents numéros du service et de vos interlocuteurs ne suffisent pas. Les sources officielles n'infirment ni ne confirment les échos provenant de canaux officieux. D'où toutes les informations non officielles distillées par les médias. Ce qui n'est pas exempt d'erreurs ou de manipulations, voire de spéculations. «Pour connaître le bilan, nous nous basons sur nos sources du côté de l'armée ou du Mfdc», affirme un journaliste. Mais dans les deux cas, nous renseigne ce confrère qui souhaite garder l'anonymat, souvent c'est le verrouillage total. Rien ne filtre. Cette situation pousse certains confrères a ranger leur plume ou micro quand il s'agit de traiter une information relevant de la crise en Casamance. Ainsi, sont-ils nombreux ces journalistes qui regrettent cette situation, «qui ne fait que priver les populations de leur droit à l'information.»

Le verrouillage de l'information de la part de l'armée n'est pas sans commentaires accusant la presse locale : les journalistes attisent le feu, créent des accrochages où il n'y en a pas, des victimes qui n'existe pas, des morts où il y en a pas eu.

Il y a quelques mois, le gouverneur de la région de Ziguinchor, Cheikh Tidiane Dieng, avait promis d'huiler les rapports entre les autorités militaires du commandement sud et la presse dans la région de Ziguinchor. En ce temps, il avait même reconnu que l'armée en veut au traitement qui est fait du conflit. En tout cas, l'idée a été saluée, mais jusque-là cette promesse reste un simple vœu. Aujourd'hui, plus que jamais, cette nécessité s'impose. Et en attendant que les parties (armée et Mfdc) communiquent, la presse se fonde sur des sources officieuses.

Boubacar SOW
Source Walf Grand Place

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Samedi 20 Février 2010





1.Posté par salif le 20/02/2010 10:14
vous restez dans vos salons pour recevoir des infos, n'importe qui peut le faire, ce n'est pas la peine d'aller dans une ecole de formation. Si vous voulez des infos, allez les chercher la ou les evenements se passent.

2.Posté par citizen le 20/02/2010 12:44
Les journalistes senegalais sont nuls.

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