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GROGNE AU MINISTÈRE DE LA SOLIDARITÉ NATIONALE: WADE prive 4000 indigents de moutons

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Le ministère de la solidarité nationale a été hier le théâtre d’un violent mouvement de protestation des personnes démunies venues des quatre coins de Dakar. Toutes munies de leurs convocations, les 4002 personnes venues réclamer leurs aides et autres secours d’urgence pour fêter la tabaski ont eu la plus grande déception de leur vie en apprenant que le ministère a été supprimé et que leur requête ne pouvait aboutir.



Après la révolte spontanée des marchands ambulants de fin novembre, les personnes défavorisées sont entrées hier dans la danse. À l’origine de leur courroux, leur surprise de se voir notifier la suppression du ministère de la solidarité nationale, tutelle chargée d’appuyer les populations défavorisées du pays, particulièrement à l’occasion de fêtes religieuses comme la Tabaski, la korité, Noel, Pâques. Venues des quatre coins de la capitale, elles ont tôt fait d’investir la rue Amadou Assane Ndoye X Beranger Ferraud, siège du ministère, situé à quelques encablures du palais présidentiel.

L’agent en faction impuissant devant cette foule furieuse, constituée dans son écrasante majorité de femmes, a fait montre de diplomatie pour les raisonner. Le ministre de la solidarité nationale jusqu’à hier lundi 17 décembre, en l’occurrence Fatou Binetou Taya Ndiaye, était également « prise en otage » parce que ne pouvant sortir de son bureau.

Et c’est le dernier réaménagement ministériel du 3 décembre dernier qui est à l’origine de tout cet imbroglio social. Le président Wade avait-il bien apprécié l’impact de ce ministère pour les couches sociales vulnérables ? C’est pourquoi, malgré la circulaire présidentielle stipulant que la ministre reste en fonction jusqu’au 17 décembre, elle s’est dit « très embarrassée par la situation délicate et très inconfortable » ainsi créée.

En effet, ne pouvant pas avoir accès au Fonds de secours de 350 millions domicilié au trésor public et destiné aux personnes indigentes « parce que n’étant plus ministre et que ma signature ne faisant plus foi pour un quelconque décaissement », selon le payeur général du trésor saisi hier par ses soins, le vide institutionnel créé par la suppression du ministère pour effectuer des décaissements en vue de gérer les 4002 demandes de soutien pour la tabaski rend la situation « carabinée et désagréable dans ce contexte de fête religieuse ».

Qui plus est, l’appui de la coopération turque concernant un don de 1700 moutons sur les 10 mille demandés ainsi que l’accord des huit partenaires privés de « Ndogou sur le fil » d’appuyer le ministère sont tombés à l’eau. « Ils ont exigé une cérémonie officielle de remise alors qu’officiellement je ne suis plus ministre ». Non sans préciser qu’elle « ne conteste pas la décision de l’autorité » qui, pense t-elle, « l’a bien mûrie et a pris en compte la demande sociale et peut-être essayera de trouver la formule idoine pour les soulager ». Aussi, en attendant de voir comment les choses vont évoluer, elle reste persuadée que le président Wade « va faire ce qu’il faut pour sortir ces populations qui sont dans le besoin de cette situation ». Elle a également estimé qu’elle va essayer personnellement de les appuyer « par rapport à mes propres moyens comme je l’ai toujours fait en tant que musulmane pour aider mon prochain ». Et de notifier qu’elle quitte le ministère « très sereine » et « en tant que banquière, je ne vais pas chômer et je vais bien continuer à faire quelque », a t-elle soutenu.

Mais malgré son appel pressant à la patience, toutes ces personnes défavorisées ne peuvent pas comprendre et-ou ne veulent pas entendre que le ministère de la solidarité nationale est supprimé. Forts de leur convocation et se fondant sur le fait que cette aide est institutionnalisée, les ayant-droits n’excluent pas des actions plus musclées pour avoir gain de cause. Fatou Fall de Mbao qui prétend être une militante du Pds à la tête d’un groupement de femmes fort de 70 membres se dira « déçue de cette situation qui prévaut et qui risque de compromettre tout l’espoir que les déshéritées avaient pour passer une bonne fête comme les autres musulmans ». À l’en croire, « après avoir soumis nos demandes de secours depuis des mois, on nous a donné des tickets. Aujourd’hui qu’on s’est présenté, on nous dit que le ministère est supprimé alors que chaque année, cette aide était notre seul espoir pour passer la fête de la tabaski ? » Ses compatriotes Ramatoulaye Sow de Pikine et Ndèye Seye de Thiaroye Guinaw-rail n’en diront pas moins allant même jusqu’à supplier le Président Wade à « laisser le ministère exister jusqu’après la Tabaski. »

Avec la tension perceptible chez ces démunis qui veulent passer la fête de tabaski comme leurs compatriotes plus aisés, les prochains jours vont à coup sûr réserver des surprises.

Source: Le Soleil

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Mardi 18 Décembre 2007


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