La sixième édition du grand prix du président de la République pour la promotion de l'invention et de l'innovation technologique a été remporté cette année par Abdoulaye Sanokho. C'est sa «dépulpeuse de fruits de baobab et de fruits secs à pulpe alimentaire», qui a été choisi par le jury. Un outil qui va permettre de mieux valoriser les fruits secs locaux à pulpe alimentaire et de bien les positionner à l'international à travers la résolution des problèmes techniques de semi transformation pour de nombreuses espèces de fruits secs tropicaux. Fier du choix porté sur lui et de son invention, M. Sanokho explique : «le baobab a d'énormes qualités, de ce fait, il fallait le valoriser pour fournir des matières premières suffisantes et en qualité. C'est ce qui m'a poussé à créer une machine qui dépulpe le baobab». Selon lui, «partant de son pain de singe, on peut enlever la pulpe autour des graines sans les casser. Parce qu'à l'intérieur de ces fruits il y a des graines et pour éviter d'altérer la qualité du produit, j'ai pu mettre au point cette machine qui dépulpe». A l'en croire, «la capacité de la transformation peut aller de 400 à 500 kg de farine par heure». Soulignant que le baobab, aujourd'hui, est un fruit aussi valeureux que le raisin, que la pomme et tous les fruits qu'on peut trouver en Europe, M. Sanokho indique que le Sénégal a l'avantage de détenir plus de 1 500 000 de pieds de baobab et doit en profiter. Confortant ses propos, il soutient que, «très récemment, l'Union européenne a autorisé la commercialisation de la pulpe de baobab aussi bien que ses huiles. Donc le baobab entre dans la fabrication des yaourts, des galettes, des pains, des biscuits». Mettant l'accent sur les vertus du baobab qui sont aussi bien nutritionnelles que médicales, Abdoulaye Sanokho relève que, «le baobab renferme deux anti-oxydants dans ses huiles et un dans ses pulpes. L’anti-oxydant permet de rajeunir la cellule». A ceux qui ne veulent pas vieillir très tôt, il conseille de prendre régulièrement la pulpe de Baobab, «soit sous forme de boisson, soit sous forme de gelée ou de pâtes. «Ça rajeunit», dit-il. Un autre avantage du baobab, c'est que, «ses huiles peuvent se consommer comme de l'huile d'olive». M. Sanokho explique également que la graine de baobab, au-delà de l'alimentation, est utilisée dans la cosmétique. «Vous avez des problèmes de pousser des cheveux ou d'ongles, il suffit de les enduire avec de l'huile de baobab et vous voyez résultat», assure-t-il. Toutes choses qui lui font dire que les produits tirés restent très prisés à l'étranger. «Un litre de baobab coûte au minimum 115 000 francs», dit-il en guise d'exemple.
Ramatoulaye BA (Stagiaire)
Source Le Populaire