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GRAND MAGAL DE TOUBA: Des chauffeurs doublent les tarifs

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Plus que 24 heures avant la commémoration du départ en exil au Gabon de Cheikh Ahmadou Bamba, Dakar se vide de sa population. Face à l’affluence des talibés-voyageurs en partance pour Touba au niveau des arrêts cars et gares routières, des transporteurs doublent les tarifs qui passent de 1500 à 3000 francs Cfa.



GRAND MAGAL DE TOUBA: Des chauffeurs doublent les tarifs
Le grand « magal » de Touba coïncidant au départ en exil du fondateur du « mouridisme » Cheikh Ahmadou Bamba sera célébré demain 14 février (18 « safar », calendrier musulman). A cette occasion, Dakar se vide de sa population. Ils sont des milliers, femmes et hommes, jeunes, enfants et vieux, à envahir les gares routières, et différents arrêts car pour rallier la ville de Touba. De Keur Massar à Dakar en passant par Yeumbeul, poste Thiaroye, Pikine, Patte d’Oie, le constat est partout le même. Des embouteillages dans les deux sens, des milliers de personnes, des familles entières, au niveau des arrêts, en partance pour Touba ou le centre ville.

Ce rush fait l’affaires des transporteurs et autres chauffeurs de bus et de car « ndiaga ndiaye ». A la station de Bountou Pikine, hier jeudi 12 février, vers 10 heures, vue l’affluence des passagers, les tarifs de transport passent du simple au double. De 1500 francs Cfa environ en temps normale, les voyageurs doivent désormais casquer au moins 3000 de nos francs pour embarquer dans les quelques voitures stationnées çà et là en vue de répondre à l’appel de Serigne Touba « khadimou Rassoul ».

Les conducteurs justifient cette mesure par l’étroitesse des routes, le temps mis pour rallier la cité religieuse et qu’au retour, les « cars roulent à vide ». « C’est hier seulement que je suis revenu de Touba. Les routes sont étroites. L’on perd beaucoup de temps en cour de route. Et au retour, il n’y a pas de client. On consomme du carburant pour rien. C’est pourquoi nous incluons le billet retour dans le tarif à l’allée » légitime un apprenti chauffeur. Il en est ainsi de la hausse au niveau des arrêts cars le long de l’autoroute de Diamagueune à Patte d’Oie.

Du côté des passagers, l’on exprime d’abord sa colère avant de monter à bord. Selon un ancien apprenti chauffeur reconverti en marchand ambulant, jean bleu, chemise blanche avec un gros sachet blanc contenant divers effets en main, les gens se décident à monter, une longue hésitation parce qu’ils craignent que tarifs ne soient revus encore à hausse. « Si l’on refuse de payer 3000 francs, d’autres vont accepter. Et plus on s’approche de l’événement, plus le transport deviendra plus cher. C’est fort de tout cela et que les gens embarquent » explique-t-il avant d’ajouter que « les chauffeurs confondent le fait d’avoir beaucoup d’argent et baraka alors que les deux ne sont pas pareils ».

A quelques kilomètres de là, Patte d’Oie se dévoile. Ici, les arguments avancés pour justifier l’augmentation des tarifs de transport ne convainquent pas. Pour un apprenti chauffeur « ce sont des chauffeurs qui sont faux et irresponsables. Je ne peux pas comprendre que tous ces conducteurs ou presque jurent par Serigne Touba et, au même moment, cautionnent une telle hausse, exploitent à ce point des talibés qui vont répondre à l’appel de Cheikhoul Khadim ». Et son coéquipier Dame Guèye de poursuivre « moi, j’irais à Touba. Et, je ne demanderais que 2000 francs Cfa ou grand maximum 2500 par personne ».

Avant même terminer l’échange, le premier qui dénonçait « l’irresponsabilité » des chauffeurs décoche un marché à côté de Nabil Chouker. Les passagers en partance pour Grand Yoff sont sommés de descendre du véhicule qui devrait acheminer des talibés à la cité religieuse.

Cette situation cache mal le calvaire des résidents qui ne vont pas au « Magal ». Ces derniers, sont confrontés à un manque de véhicule pour regagner le entre ville ou les lieux de travail. Non seulement les bus sont souvent bondés, mais aussi et surtout les rares cars « ndiaga ndiaye » et super qui assurent le transport urbain sectionnent toutes les distances. Qui fait que les banlieusards sont obligés de prendre plusieurs voitures pour regagner Dakar, les taxis n’étant pas à la porté de toutes les bourses.

Source: Sud Quotidien

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Vendredi 13 Février 2009




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