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GOUVERNEMENT-SYNDICATS : Le Premier ministre mise sur la concertation

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Le Premier ministre, Cheikh Haguibou Soumaré, a rencontré, hier, les secrétaires généraux des centrales syndicales. Entouré des ministres de la Fonction publique, du Travail et des Organisations professionnelles, du Budget et du Commerce, le Premier ministre a voulu s’entretenir avec les centrales syndicales pour jeter les passerelles d’une concertation durable à même de prévenir les tensions sociales et de trouver les équilibres nécessaires au bénéfice des travailleurs.



GOUVERNEMENT-SYNDICATS : Le Premier ministre mise sur la concertation
Pour une prise de contact, la rencontre hier, entre le Premier ministre, Cheikh Haguibou Soumaré, et les secrétaires généraux des centrales syndicales, a pris l’allure d’une concertation. Cette concertation, « la plus large possible avec toutes les composantes », selon l’expression du chef du gouvernement, est rendue impérative par le coût de la vie. Ainsi, le panier de la ménagère ne pouvait être absente des questions abordées. Celles-ci s’articuleront d’ailleurs autour de ce panier pour atténuer, par le dialogue, la prévention, le compromis, les conséquences d’une inflation et, au-delà, prévenir un horizon social turbulent.

Expliquer les actions entreprises par le gouvernement pour réduire le coût des denrées de première nécessité, mais également recueillir les observations, recommandations, soutiens et critiques des syndicalistes. Ainsi esquissé, l’ordre du jour sera précieusement respecté et les remarques des syndicalistes se feront, en un tour de table, après l’exposé des techniciens.

Le baptême de feu est aussi valable pour Mme Innocence Ntap, ministre de la Fonction publique, du Travail et des Organisations professionnelles, qui entend dérouler sous peu sa « feuille de route » avec les représentants des travailleurs. Le ministre du Commerce, Amadou Abibou Ndiaye, mesure « les directives du président de la République et le travail abattu depuis l’entrée en fonction du gouvernement pour agir sur les prix des denrées ». Pays importateur, le Sénégal ne pouvait ne point subir les fluctuations, au niveau international, du prix du riz. La baisse du stock de lait du fait de la réforme de la nouvelle politique agricole commune européenne a affecté cette denrée de consommation. Des mutations au niveau agricole ont eu des effets, pas toujours heureux, sur les prix des oléagineux, du blé et du maïs. Ce tableau peu reluisant a amené le gouvernement à travailler à l’atténuation des prix, selon le ministre du Commerce.

Les mesures les plus immédiates ont été de consentir des « efforts pour au moins stabiliser avant de baisser les prix. C’est ainsi qu’il y a eu une suspension des droits de douane pour pouvoir abaisser le prix au gros et ensuite au détail », a soutenu Amadou Abibou Ndiaye. Et le chef de gouvernement de geler les prix antérieurs de l’huile réajusté auparavant à la hausse. Même procédé pour le gaz butane dont le prix a également été maintenu à son niveau actuel. Sur le ciment, le ministre, tout comme les participants, a dénoncé la « situation inacceptable eu égard au fait qu’il n’y a pas eu de hausse à l’usine ». Sur le prix du pain, le nouveau gouvernement n’a pas voulu homologuer les nouveaux prix réclamés par les boulangers, mais plutôt opter pour la « stabilisation des prix et continuer la concertation entre meuniers et boulangers ». Et sur instruction du Premier ministre, le ministère du Commerce travaille, dans les 60 jours, à la mise en place de magasins de référence soutenus par le gouvernement pour des prix justes. L’incidence financière de toutes ces mesures se traduit par une moins-value de plus d’un milliard 200 millions francs Cfa, selon le ministre Amadou Abibou Ndiaye. Pour le ministre du Budget, Ibrahima Sarr, les mesures, prises et applicables depuis le 2 juillet dernier, appellent un effort budgétaire important. Il a rappelé que toutes ces mesures doivent s’insérer à d’autres pour une maîtrise de l’inflation. Il a insisté sur « la mise en place d’un cadre de suivi, mais aussi la nécessité de surveiller les marchés internationaux pour anticiper sur l’évolution des prix ». Il a été nécessaire également, pour le ministre du Budget, eu égard à l’harmonisation de la fiscalité, de porter la question des prix à l’Union économique monétaire ouest-africaine (Uemoa). La nouvelle politique du gouvernement a simplement été résumée par le ministre du Budget : « Agir sur les marges de la fiscalité si on ne maîtrise pas les prix internationaux ». Recentrant les débats, le Premier ministre a indiqué que les « efforts consentis par le gouvernement ne devraient être captés par personne. Les droits de douane n’ont pas été effacés, mais suspendus ». Il a dénoncé certains réseaux qui spéculent sur les quotas dont ils sont bénéficiaires. L’Etat ne laissera pas faire et sanctionnera, au besoin, les fautifs, a promis Cheikh Haguibou Soumaré. Souhaitant un partenariat avec le monde syndical, le Premier ministre est revenu sur les « facteurs exogènes que nous ne maîtrisons pas ».

Une initiative saluée par les syndicats

Les syndicalistes ont salué l’initiative du chef du gouvernement. Ils souhaitent d’ailleurs qu’elle soit pérenne. Aussi, ont-ils réitéré leur disponibilité à soutenir le gouvernement dans ses efforts si tant est qu’ils seront ressentis par le travailleur consommateur. Et mieux que des magasins de référence, ils ont proposé l’appui du gouvernement pour l’idée de centrales d’achat dont ils sont porteurs. Une idée à laquelle a totalement souscrit le Premier ministre qui laisse entendre qu’« une ou deux centrales d’achat pourrait même importer un bateau de riz ou du lait par exemple ».

La question de l’énergie a été agitée par les syndicats qui ont mis en avant les délestages, la hausse sur le prix au litre du carburant, de l’eau… Une autre tentative de lutter contre l’inflation serait d’explorer la hausse des salaires. Aussi, un soutien sans faille à la production locale pourrait être un levier à actionner pour ne plus dépendre du marché international. Et le Premier ministre de préciser qu’il a instruit le ministre de l’Agriculture de lui présenter un programme sur l’autosuffisance en riz. Une meilleure protection de la production locale passe par un soutien sans faille à l’entreprise, au secteur privé notamment.

Par ailleurs, nombre de syndicalistes ont dénoncé le prix du loyer qui influe fortement sur le coût de la vie.

Aux nombres des engagements, le chef du gouvernement a accepté les rencontres périodiques avec les travailleurs, mais aussi de tenir un langage de vérité, d’aborder les questions sans passion ni démagogie, d’être regardant sur les engagements du gouvernement qui seront tenus…

IBRAHIMA KHALILOULLAH NDIAYE
Source: Le Soleil

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Mercredi 11 Juillet 2007


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