Référence multimedia du sénégal
.
Google

GESTION DE LA SENELEC: Un scandale permanent (Nouvel horizon)

Article Lu 1583 fois

En renouant avec les coupures intempestives, la Senelec plonge de nouveau le Sénégal dans le noir en menaçant des pans entiers de l'économie nationale. La gestion de cette boîte se révèle à ce point calamiteuse est devenue un des boulets du pouvoir libéral. Retour sur un scandale permanent.



GESTION DE LA SENELEC: Un scandale permanent (Nouvel horizon)
La scène se passe le dimanche dernier. Les habitants de Niary Tally, comme le reste de la population, sont fiévreusement scotchés devant leur petit écran. Au moment même où l'arbitre s'apprête à donner le coup de sifflet synonyme de début des hostilités entre les lutteurs Bal la Gaye II et Issa Pouye, de la plus mauvaise manière, la Senelec s'invite alors dans les foyers, en coupant le jus. Sevrée de combat, c'est une véritable marée humaine qui déferle alors vers le quartier voisin de Ouagou Niaye, « épargné » pour une fois par les délestages qui sont devenus le cauchemar numéro 1 des Sénégalais. Cette anecdote illustre à elle seule la faillite de la Senelec, une société dont la gestion, si l'on ose dire, n'est pas des plus lumineuses. Une boîte habituée au jeu des chaises musicales entre Dg, dégommés ou nommés au gré des humeurs d'un pouvoir manifestement dépassé par ce casse-tête permanent. La dernière « défenestration » en date est celle de Cheikh Tidiane Diakhaté, limogé par le ministre de l'Energie Samuel Sarr qu'il avait lui même remplacé comme...Dg ! La gestion de la Senelec qui traîne à ce jour un déficit de 77 milliards, se révèle à ce point calamiteuse qu'elle reste un des boulets du régime issu de l'Alternance qui n'a jamais pu trouver la bonne formule pour faire mar­cher une société devenue un vrai gouffre financier.

A leur accession au pouvoir, l'une des pre­mières mesures des autorités avaient été de dénoncer la privatisation de la Senelec, synonyme de « bradage » à leurs yeux au profit du consortium franco canadien Hydro Quebec-Elyo qui avait pourtant été piégé par le régime socialiste en achetant une société aux installations totalement obsolètes. Avec de forts accents nationalis­tes, le gouvernement, chose rarissime, avait casqué rubis sur ongle la rondelette somme de 46 milliards de F pour dédommager Hydro Quebec-Elyo.

Mais depuis le retour de ce « secteur de souveraine giron de l'Etat, les choses vont de mal en pis. A sa nomination comme Dg de la boîte, Samuel Sarr avait initié un plan pompeusement dénommé « Suxxali Senelec » (Faire revivre la Senelec) en prêtendant avoir injecté 170 milliards dans la boîte. En prenant une batterie de mesures comme la fin des moratoires, qui permettai purtant aux moins nantis d'échelonner le paiement des fractures d'électricité, Samuel se forgeait même à peu de frais l'image d’un Dg bosseur, sans états d'âme, uniquement soucieux de faire retrouver à son entreprise sa santé financière. Mieux, poui acheter la paix sociale dans une des boîtes les plus compliquées du pays, Samuel Sarr s’attacha les bonnes grâces du Sutelec, le puissant syndicat-maison qui, dans 90, fit mettre un genou à terre au régime socialiste, après un bras de fer éprouvant qui avait plongé le pays dans les ténèbres pendant trois jours. Grisés par les rutilantes Citroën C4 et leurs primes mirobolan­tes, les cadres de la Senelec applaudirent des deux mains les initiatives les plus controversées de leur Dg, comme la gestion peu orthodoxe d'un compte logé à l'étran­ger. Avec une morgue confondante, Samuel Sarr se permit même de toiser Me Madické Niang, son ministre de tutelle de l'époque, prenant un malin plaisir à le démentir publi­quement après chaque déclaration. Ceci, alors que la Senelec s'avérait incapable d'honorer l'engagement public du prési­dent de la République de mettre fin aux délestages. Ce comportement cavalier finira par emporter le bouillant Dg qui empochera pourtant des indemnités de départ faramineuses alors que la boîte était au bord de la faillite. Au passage, le Dg dégommé, en guise d'ultime pied de nez, se payera le luxe de traiter de tous les noms d'oiseau l'ancien Pm Macky Sall.

Après de tels « exploits » et avec la cohérence qui le caractérise, le président Wade a trouvé le moyen de nommer ministre de l'Energie un certain....Samuel Sarr. Comprenne qui pourra. Dans le souci de sauver la boîte, le chef de l'Etat vient d'autoriser une ligne de crédit de 66 milliards en faveur de la Senelec. Une mesure qui s'apparente à un acharnement thérapeutique sur un patient cliniquement mort.

Barka BA
Source: Nouvel Horizon

Article Lu 1583 fois

Dimanche 5 Août 2007





1.Posté par boulfale le 05/08/2007 07:37
Quand des Mediocres sont au pouvoir, il faut esperer que la Mediocrite.
Mediocrity.................

2.Posté par didi le 05/08/2007 12:19
claro !


Dans la même rubrique :
< >

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State