Référence multimedia du sénégal
.
Google

France : L’'ouverture’ rudement malmenée

Article Lu 1465 fois

Sale temps pour la politique d’ouverture prônée par Nicolas Sarkozy. Pendant que Rama Yade fait les frais d’une visite controversée à un squatt, Rachida Dati fait, elle, face à une vague de démissions au niveau de son cabinet. Les deux symbolisent, pourtant, l’ouverture à ce qui est, communément appelé, les minorités visibles.



France : L’'ouverture’ rudement malmenée
(Correspondant permanent à Paris) - Tout est parti d’une visite de Rama Yade, secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes et des Droits l’homme, à des squatteurs d’une commune de la banlieue parisienne, Aubervilliers. Cette visite de la franco-sénégalaise n’a pas du tout plu aux autorités municipales. Qui voient dans cette visite un signe de ‘soutien’ apporté par la secrétaire d’Etat à des squatteurs devant un groupe scolaire de la commune dirigée par les communistes français. Surtout qu’une décision judiciaire a été déjà prise par le tribunal de Bobigny pour expulser les ‘Sans domiciles fixes’. C’est à ce moment que la patronne française des Droits de l’homme s’est invitée dans les lieux alors que les policiers mettaient en exécution la décision judiciaire. Ce qui a aggravé la situation d’après le quotidien français, Le Monde, c’est l’étonnement de Rama Yade sur une expulsion ordonnée par une commune dirigée par des communistes, même si elle affirme qu’elle n’est pas venue dans ‘une démarche d’hostilité’. Elle estime qu’elle voulait empêcher un ‘Cachan bis’. Mais pour les autorités communales, la visite de Rama Yade est une manière de ‘contester une décision judiciaire prise par un juge indépendant’. La polémique qui a enflé dans les rues parisiennes a obligé le Premier ministre à intervenir en convoquant sa secrétaire d’Etat. Pour lui dire : ‘ (…) à l'avenir, ce type de démarche devrait faire l'objet d'une concertation avec ses collègues’, nous apprend Le Monde.
C’est la deuxième fois que Rama Yade fait face à des critiques. La première fois était liée à son voyage en Tunisie avec le président Nicolas Sarkozy.

Dans le pays du Président Ben Ali, les organisations françaises et tunisiennes chargées de la défense des droits humains n’avaient pas bien accueilli le refus de la secrétaire d’Etat de les rencontrer.

Par ailleurs, Rachida Dati, ministre de la Justice, est également secouée par des démissions au sein de son cabinet. On compte aujourd’hui sept de ses collaborateurs ayant démissionné du cabinet du ministre de la Justice. Ses détracteurs lui reprochent son caractère autoritaire alors que ces défenseurs parlent de la nécessité de réformer le cabinet parce que certains collaborateurs n’ont pas d’expertise dans le domaine qui leur est confié.

Toutefois, il faut reconnaître que le ministère confié par Sarkozy à Rachida Dati est le symbole de la dominance de l’aristocratie française dont une partie s’enferme dans un conservatisme primaire. On sait qu’avant la révolution française de 1789, l’armée et la justice étaient une affaire de l’aristocratie. C’était la noblesse qui dominait les métiers d’avocat et de magistrat. Alors que Rachida Dati est considérée par certains conservateurs comme faisant partie de la Plèbe qui est entrée par effraction dans un domaine qui ne serait pas le sien. D’ailleurs à plusieurs reprises, le président français était obligé de lui apporter publiquement son soutien et lui demander de s’épancher moins dans les médias. Depuis lors, le ministre de la Justice refuse de s’impliquer dans la polémique qui entoure la démission de ses sept collaborateurs. Pourra-t-elle résister aux conservateurs qui ne veulent que sa peau ? Et jusqu’à quand ? C’est là où réside le mystère.

Moustapha BARRY
Source: Walfadjri

Article Lu 1465 fois

Mardi 11 Septembre 2007

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State